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Branches collatérales de la jugulaire interne

Dans sa portion initiale, soit dans son golfe, soit immédiatement au-dessous de la base du crâne, la jugulaire interne reçoit les branches suivantes :

Sinus pétreux inférieur

Il s'ouvre, comme nous le verrons, dans la partie interne de la jugulaire, tantôt à l'état sinusien et alors dans le golfe même, tantôt à l'état veineux, un peu au-dessous de la face jugulaire.

Veine condylienne antérieure

Elle est la principale émissaire du plexus veineux de l'hypoglosse. Sur une pièce de Chabbert, elle s'ouvrait au niveau de l'apophyse transverse de l'atlas, et était si volumineuse qu'elle semblait une bifurcation de la jugulaire.

Sinus d'English ou sinus pétro-occipital

Ce petit sinus provient, du sinus caverneux et suit la gouttière pétro-occipitale sur la face externe de la base du crâne.

Veines pharyngiennes de la voûte du pharynx.

Ces trois dernières veines, la veine condylienne, le sinus pétro-occipital et la ou les veines pharyngiennes débouchent ordinairement par un tronc commun avec le sinus pétreux inférieur, sur le côté interne de la jugulaire.

Veine de l'aqueduc du limaçon

Veines émissaires du sinus carotidien

Les branches suivantes s'ouvrent beaucoup plus bas, au niveau de l'os hyoïde. Ce sont les veine faciale, veine linguale, veine pharyngienne inférieure et veine thyroïdienne supérieure. Il est bien rare qu'elles s'ouvrent isolément; presque toujours elles se fusionnent à leur terminaison en un, deux ou trois troncs, diversement combinés, tronc thyro-facial, linguo-facial. 

Le tronc originel, fondamental, est le tronc linguo-facial, qui, souvent, par adjonction de la thyroïdienne inférieure, devient le tronc thyro-linguo-facial. C'est une ampoule d'une longueur de 5 millimètres, sur 7 ou 8 de large, qui débouche dans la jugulaire au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde, à 35 millimètres au-dessous de l'angle du maxillaire inférieur. Ce point est un véritable confluent veineux, le confluent hyoïdien de la jugulaire interne.

Veine faciale

La veine faciale (veine maxillaire externe, veine faciale des auteurs allemands, par opposition à la faciale postérieure ou tronc temporo-maxillaire) est située sur les parties latérales de la face. Elle correspond au territoire de l'artère faciale, à une petite partie de celui de l'ophtalmique et à la partie moyenne de l'artère maxillaire interne. C'est une veine superficielle, en partie seulement, car elle passe sous des muscles; elle reçoit des veines musculaires et elle est satellite d'une artère.

Son volume est considérable.

Elle commence au grand angle ou angle interne de l'œil et se termine au niveau de l'os hyoïde, dans la jugulaire interne, le plus souvent par un tronc commun avec la linguale ou avec les veines pharyngée et thyroïdienne supérieure. Dirigée obliquement en bas et en arrière, elle coupe la face en diagonale et représente la corde de l'arc décrit par l'artère faciale qu'elle touche à ses deux extrémités; au niveau du canal de Sténon, elle est à 15 ou 18 millimètres de l'artère. Son trajet est rectiligne, légèrement flexueux chez les vieillards.

On lui distingue une portion faciale et une portion cervicale.

Dans sa portion faciale, son extrémité supérieure porte le nom de veine angulaire. Elle est superficielle, visible sous la peau, en avant du ligament palpébral interne, à côté et en dehors de l'artère, dans le sillon qui sépare l'œil du nez. Cette portion s'étend de la racine du nez à la paupière inférieure.

De là la veine faciale descend sous l'orbiculaire, puis sous les deux zygomatiques et la graisse de la joue, appliquée contre le buccinateur; elle longe l'extrémité du canal de Sténon, puis le bord antérieur du masséter et coupe perpendiculairement le bord inférieur du maxillaire. A ce niveau elle occupe la dépression osseuse qui est en avant du masséter, toujours en dehors, c'est-a-dire en arrière de l'artère, à moins que celle-ci ne soit très flexueuse.

Dans sa portion cervicale elle s'enfonce sous le peaucier, dans un sillon de la glande sous-maxillaire; l'aponévrose sous-maxillaire la sépare de l'artère faciale qui est sous l'aponévrose ou engagée dans son épaisseur. Tantôt la veine faciale, abandonnant l'artère, suit le plus court chemin et croise la glande ; tantôt, accolée au tronc artériel, elle contourne avec lui le bord supérieur de la glande et décrit une anse où se jette le tronc linguo-pharyngé (Launay).

La veine faciale et ses branches possèdent des fibres musculaires circulaires.

On lui a décrit des valvules pariétales, dont la plus constante serait située au niveau du canal de Sténon, et des valvules ostiales au débouché de ses branches.

On a même soutenu que ces valvules étaient, suffisantes; mais en fait elles n'empêchent jamais les Injections. II n'en est pas de même des veines labiales qui sont pourvues de nombreuses valvules ordinairement Infranchissables à contre-courant.

Les branches d'origine de la veine faciale sont les veines frontales, les veines dorsales du nez, la veine sus-orbitaire et l'anastomose avec l'ophtalmique. En se combinant de diverses façons, ces veines forment le confluent veineux de l'angle interne de l'œil, le confluent externe étant du domaine de la veine temporale.

Veines frontales

Les veines frontales (veine preparate c'est-à-dire qui se présente en avant ; vena iracundiæ, veine de la colère, parce qu'elle se gonfle dans la colère et dans l'état d'effort) sont des veines superficielles, prémusculaires, visibles sous la peau, très grosses chez certains sujets, qui occupent la partie médiane du front. Elles naissent par des branches ramifiées qui s'anastomosent avec les veines temporales et concourent au réseau veineux du cuir chevelu, descendent verticalement par deux troncs anastomosés souvent en plexus, quelquefois par un tronc unique bifurqué à sa terminaison, et aboutissent à une arcade transversale, l'arcade nasale, qui siège sur la racine du nez. Cette arcade reçoit sur son bord inférieur les veines dorsales du nez et se continue par ses extrémités avec la veine angulaire. Les veines frontales reçoivent des veines cutanées, musculaires et une veine osseuse.

Veines dorsales du nez

Les veines dorsales du nez, ou nasales supérieures, sont deux veines ascendantes qui naissent du réseau veineux du lobe et remontent, en longeant le bord antérieur du nez, pour se jeter dans l'arcade nasale. Il y a presque constamment une veine dorsale accessoire ou inférieure, qui aboutit à la veine angulaire. Le réseau du lobule est très riche il est en rapport avec les grosses et nombreuses glandes sébacées de cette région ; peut-être a-t-il aussi une fonction calorifique. Il est très sujet à la stase. Ce réseau se déverse dans la faciale par plusieurs voies, par la dorsale en haut, par les labiales supérieures en bas, et surtout latéralement par les veines de l'aile du nez.

Veine sus-orbitaire

La veine sus-orbitaire est une veine profonde, volumineuse, pouvant atteindre 2,5 mm de diamètre, complètement différente de l'artère sus-orbitaire. Elle s'étend transversalement sur l'arcade orbitaire supérieure, depuis l'angle externe de l'œil, où elle s'anastomose largement avec les origines de la temporale moyenne et de la temporale superficielle, jusqu'à l'angle Interne. Située sous l'orbiculaire des paupières, elle le perfore pour se jeter dans la veine angulaire. Elle reçoit des veines sourcilières, frontales, une ou plusieurs veines diploïques du frontal, quelques veinules des paupières et souvent la palpébrale supérieure interne. Au niveau de l'échancrure sus-orbitaire, elle communique par une grosse branche avec les origines de l'ophtalmique.

Veine ophtalmique

Au niveau de l'angle interne de l'œil, la veine ophtalmique s'anastomose par deux branches avec la veine angulaire. Bien qu'à l'état normal le sang de l'ophtalmique se déverse dans le sinus caverneux, ce courant peut être renversé et l'ophtalmique devient alors une origine importante de la faciale.

Les branches collatérales de la faciale sont nombreuses; les unes abordent le tronc veineux par son bord antérieur ce sont les veines du nez et des lèvres les autres, veines de l'œil et de la joue, par son bord postérieur. 

Veines palpébrales internes

On les distingue, comme les paupières, en supérieure et inférieure. Il y a souvent deux veines palpébrales supérieures et presque toujours au moins deux veines palpébrales inférieures. Elles ont surtout, pour territoire la moitié interne des paupières, la moitié externe appartenant à la temporale. Elles se rendent à l'angulaire.
 

Veines du sac lacrymal et du canal nasal

Le canal nasal possède sous sa muqueuse un riche plexus, plexus lacrymal, qui se rend, à son extrémité inférieure, dans les veines pituitaires du méat inférieur; à son extrémité supérieure, dans la faciale et dans l'ophtalmique. Il constitue ainsi une voie anastomotique entre ces territoires veineux.
 

Veines de l'aile du nez ou veines latérales du nez, veines inférieures

Ces veines, beaucoup plus développées que les veines dorsales, naissent du plexus du lobule nasal et de toute la surface de l'aile du nez sur laquelle s'étalent leurs ramifications. Elles communiquent avec le riche réseau de la muqueuse pituitaire par trois ou quatre émissaires perforantes, qui émergent tout autour du rebord osseux inférieur ou échancrure piriforme; elles reçoivent aussi les branches du plexus myrtiforme, petit plexus serré signalé par Chabbert dans la fossette myrtiforme et que j'ai plusieurs fois injecté; ce plexus s'ouvre aussi dans la faciale par des branches propres. Le tronc collecteur des veines de l'aile remonte obliquement sur le bord postérieur du nez et se jette dans la veine angulaire, au niveau de la paupière inférieure.

Veine labiale supérieure

La veine labiale supérieure ou coronaire labiale supérieure n'est pas satellite de l'artère. Elle naît d'un riche éventail veineux qui coupe obliquement la direction de l'orbiculaire et se compose de deux plans ou lames, un plan superficiel et un plan profond, celui-ci sous-musculaire. Elle reçoit aussi une veine de la sous-cloison et une anastomose descendante des veines de l'aile du nez. Le tronc collecteur ascendant gagne le sillon naso-labial et s'ouvre dans la faciale, à la hauteur de l'aile du nez ou même du rebord orbitaire inférieur. Cette terminaison élevée explique comment les phlébites qui compliquent les furoncles des lèvres ont une si grande tendance à envahir la veine angulaire, l'ophtalmique et le sinus caverneux.

On voit souvent une petite veine labiale moyenne aller transversalement a la commissure des lèvres.

Veine labiale inférieure ou coronaire labiale inférieure

Elle a pour origine un réseau semblable. Ordinairement, il y a deux troncs assez grêles obliquement descendants, dont l'inférieur au moins aborde la faciale très bas, dans la portion sous-maxillaire.

Veine malaire ou prémalaire

Elle part de l'angle externe de l'œil et descend obliquement sur l'os malaire.
 

Veine faciale profonde

La veine faciale profonde (Lauth, Henle), veine ophtalmo-faciale de Walter, tronc alvéolaire de Cruveilhier, est une grosse branche constante qui sert tout à la fois d'anastomose entre le plexus ptérygoïdien et la veine faciale, et de voie d'écoulement pour certaines veines de la fosse zygomatique. Son origine a lieu dans cette fosse, sur la tubérosité du maxillaire supérieur, au-dessous de la fente sphéno-maxillaire de l'orbite, par la réunion des veines dentaires supérieures et postérieures avec des branches anastomotiques venues du plexus ptérygoïdien, surtout de sa partie la plus profonde, telle que la veine sphéno-palatine ou nasale postérieure. Ces veines d'origine se disposent quelquefois en un plexus, le plexus alvéolaire, appliqué contre la tubérosité maxillaire par des tractus conjonctifs. Elles reçoivent une anastomose de l'ophtalmique inférieure par la fente sphéno-maxillaire, une veine gingivale supérieure et une veine du sinus d'Highmore. Par ces origines, la faciale profonde représente la partie moyenne de l'artère maxillaire interne, c'est-à-dire les branches que cette artère émet dans la région ptérygo-maxillaire. De là le tronc veineux, descendant en bas et en avant, contourne le maxillaire, passe sous l'os malaire et vient déboucher à angle aigu dans la faciale, au niveau de l'aile du nez et de la deuxième grosse molaire supérieure.
 

Veines buccales et veines massétérines antérieures

Plusieurs petites veines proviennent de la peau, du pannicule adipeux, des muscles buccinateur et masséter; .d'autres, en avant et en bas, du muscle triangulaire des lèvres.
 

Veines du canal de Sténon

Le canal de Sténon est entouré d'un lacis veineux, plexus de Sténon, qui se déverse par une ou deux branches dans la veine faciale.

Les branches collatérales suivantes appartiennent à la portion cervicale de la veine faciale.

Veines sous-maxillaires

Une ou plusieurs, émanées de la glande sous-maxillaire.

Veines sous-mentale

Ce gros tronc profond, qu'il ne faut pas confondre avec les veines sous-mentales superficielles, branches de la jugulaire antérieure, est satellite de l'artère de même nom. Il nait en avant, entre lu mylo-hyoïdien et le digastrique, se dirige en arrière sous le peaucier et reçoit des veines cutanées, musculaires et ganglionnaires. Une anastomose constante, qui perfore le mylo-hyoïdien, l'unit par plusieurs 'racines aux veines ranines et lui permet de dériver une partie du sang de la langue.

Veine palatine inférieure

Satellite de l'artère, elle naît au niveau de l'amygdale, reçoit des veines tonsillaires, palatines et pharyngiennes, et descend sur le côté du pharynx, en avant de la veine pharyngienne. Son origine s'étend parfois jusqu'à la trompe d'Eustache et l'anastomose avec le plexus ptérygoïdien et les veines du trou ovale (Launay).

Branches d'anastomose

La veine faciale est anastomosée avec la veine ophtalmique par ses branches d'origine; avec l'ophtalmique inférieure, par la faciale profonde; avec le plexus ptérygoïdien, par la faciale profonde, quelquefois par une buccale et par la palatine inférieure; avec la jugulaire externe, par la communicante intra-parotidienne; avec la jugulaire antérieure, par une branche souvent importante.

Nous avons indiqué comment elle communiquait directement ou indirectement, c'est-à-dire par des réseaux interposés, avec les veines temporales, nasales profondes, linguales, et avec la jugulaire externe par les veines de Stenon, les transverses de la face, les massétérines.

Veine linguale

Le tronc assez court de la veine linguale est divise trois branches : les veines profondes, les veines supérieures ou dorsales, les veines inférieures ou ranines. Ces deux dernières sont des veines superficielles. Toutes sont valvulées dans leur trajet.

Veines linguales profondes

Les veines profondes, au nombre de deux, sont très petites et enlacent en plexus l'artère linguale. Ce sont les vraies satellites de l'artère, elles passent avec elle en arrière du muscle hyoglosse.

Veines dorsales (ou supérieures)

Ces veines satellites du rameau dorsal de l'artère linguale naissent du plexus sous-muqueux de la base de la langue. Ce plexus s'étend du V lingual a l'épiglotte. Les veines émissaires, au nombre de 1 ou 2 de chaque côté, souvent accompagnées d'une veine médiane, descendent parallèlement vers l'épiglotte pour se jeter dans le tronc de la linguale, ou dans les veines linguales profondes.

Elles sont très superficielles. visibles au laryngoscope, et leur ouverture donne lieu a d'abondantes hémorragies. Luschka, se fondant sur leurs anastomoses nombreuses avec les veines laryngées supérieures, émet l'idée qu'on pourrait les scarifier avantageusement dans les laryngites congestives.

Veines ranines (ou inférieures)

La ranine ou sublinguale est une grosse veine sous-muqueuse qu'on voit en relief sur le cote du frein de la langue. Elle commence près de la pointe, dans le sillon qui sépare le génio-glosse du lingual inférieur, se dirige en arrière le long du plancher buccal, entre la glande sublinguale et la langue, à côte du canal de Wharton, puis passe sur la face externe de l'hyoglosse et, près de son Lord postérieur, se jette dans le tronc commun. Elle est satellite du nerf grand hypoglosse, et dans la recherche de l'artère linguale, c'est elle qu'on aperçoit dans le triangle hypoglosso-hyoïdien, au-dessous du nerf grand hypoglosse au-dessus du nerf est ordinairement une autre veine très petite.

Elle reçoit des veines de la langue (muscles et muqueuse), des muscles du plancher buccal, de la glande sublinguale et de la sous-maxillaire. Ses principales origines linguales se font dans le plexus latéral, plexus superficiel considérable dont les veines sont tantôt avalvulaires, tantôt pourvues de valvules résistantes. On saignait autrefois les veines ranines. Launay a signalé une anastomose constante chez l'homme et chez les animaux entre la ranine et la veine sous-mentale profonde, par une perforante qui, de concert avec une branche artérielle analogue,. traverse le muscle mylo-hyoïdien. Par cette voie, une part du sang lingual est dérivée hors de la cavité et passe dans la veine faciale.

Veine thyroïdienne supérieure

Des trois veines thyroïdiennes : veine thyroïdienne supérieure, veine thyroïdienne moyenne et veine thyroïdienne inférieure, elle est la seule satellite de l'artère correspondante.

Elle nait à la partie supérieure de la glande thyroïde, du réseau veineux qui entoure toute cette glande comme d'un filet. Son tronc unique, valvule d'après Houzé, se dirige en haut et en dehors, croise ordinairement la carotide primitive et se jette dans le tronc linguo-facial. Elle communique avec les veines thyroïdiennes inférieures soit par l'intermédiaire du réseau, soit par des branches directes, et s'anastomose avec celle du côté opposé par une branche transversale, souvent double (communicante supérieure), située entre le bord supérieur de l'isthme et le bord inférieur du cartilage cricoïde. Elle est presque toujours anastomosée avec la jugulaire antérieure et avec le plexus pharyngien.

Elle reçoit : la veine laryngée inférieure ou crico-thyroïdienne qui perfore la membrane crico-thyroïdienne ; la veine laryngée supérieure, forte branche, qui provient du larynx et du récessus pharyngo-laryngé, en traversant avec le nerf et l'artère la membrane thyro-hyoïdienne ; des veines sterno-mastoïdiennes.

Veine pharyngée

La veine pharyngée (veine pharyngée inférieure, par opposition à la veine pharyngée supérieure ou ptérygo-palatine), simple ou double, satellite de l'artère pharyngée inférieure, naît du plexus pharyngien dont elle est un des principaux émissaires.

Située sur les côtés du pharynx, près de la base du crâne, elle descend dans l'espace maxillo-pharyngien, à côté de la carotide interne, et se termine directement dans la veine jugulaire Interne, au voisinage de l'embouchure de la faciale.

Au-dessous du confluent veineux que nous venons de décrire, la jugulaire interne ne reçoit plus qu'une collatérale régulière, la veine thyroïdienne moyenne.

Veine thyroïdienne moyenne

Ce tronc unique, qui ne correspond à aucune artère et qui parait être complémentaire de la thyroïdienne supérieure, nait de la partie inférieure du lobe latéral de la glande thyroïde, reçoit quelques veines trachéales et laryngées, se porte en dehors et se termine dans la jugulaire Interne, à l'union de son tiers moyen avec son tiers inférieur.
 

Branches d'anastomose

La jugulaire interne est anastomosée : avec le tronc temporo-maxillaire, c'est-à-dire avec l'origine même de la jugulaire externe, par une branche très commune, qui peut être assez grosse pour que ce tronc devienne une de ses origines ; avec la jugulaire externe, par la communicante intraparotidienne, qui d'ailleurs se rend le plus habituellement à la veine faciale ; avec la jugulaire antérieure par plusieurs rameaux ; souvent avec la vertébrale, au-dessous de la base du crâne, par une branche qui rappelle l'embouchure normale, chez beaucoup d'animaux, de l'extrémité supérieure de la jugulaire interne rudimentaire dans la veine vertébrale (Luschka).
 

Ces anastomoses et la suppléance par la jugulaire interne du coté opposé expliquent comment la ligature d'une seule jugulaire interne, faite aseptiquement, est ordinairement sans danger. Sur 91 cas réunis par Rohrsbach, les troubles de la circulation cérébrale n'ont été manifestes que dans un seul cas (Vaudey, Thèse de Paris, 1890.- Rohrsbach. Beitrs z. klin. Chirurgie, 1897) .

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