Index de l'article

 

Glandes des lèvres

Les lèvres possèdent deux ordres de glandes, les glandes sébacées, cutanées dont nous avons déjà parlé, et les glandes muqueuses labiales, qui forment par leur réunion une couronne glandulaire assez épaisse Interposée entre l'orbiculaire et la muqueuse qu'elles soulèvent : c'est la couche glandulaire des lèvres. Plus nombreuses sur les parties latérales qu'au milieu et au niveau des commissures, ces glandes sont logées dans l'épaisseur du tissu conjonctif sous-muqueux, et entourées de tissu adipeux ; quelques-unes pénètrent même dans l'épaisseur de l'orbiculaire. Ce sont des glandes acineuses, pourvues d'un conduit excréteur principal, élargi à son extrémité qui vient s'ouvrir à la surface de la muqueuse dans la cavité vestibulaire. Ce conduit est tapissé dans la plus grande partie de sa longueur par un épithélium pavimenteux stratifié ; les ramifications qui en partent ont les unes, les plus grosses, un épithélium cylindrique stratifié, les autres, les plus fines, un épithélium cylindrique simple. Souvent le conduit excréteur principal reçoit les conduits excréteurs des petites glandes muqueuses accessoires (Stœhr). La structure de l'acinus est semblable à celle des glandes linguales (Voy. Langue).

Les glandes labiales appartiennent, par leur forme extérieure, au type des glandes tubuleuses (Nadler) ou acino-tubuleuses (v. Hebner) ; les recherches récentes sur leur structure ont montré que c'étaient des glandes mixtes. En effet, les culs-de-sac sécréteurs ont tantôt une lumière large et les cellules qui les limitent sont des cellules muqueuses, tantôt une lumière étroite et les éléments qui la bordent sont des cellules séreuses. Entre ces deux types extrêmes, on peut trouver toute une série d'intermédiaires représentés par des tubes renfermant  en proportion variable les deux variétés de cellules ; mais le plus souvent, dans les culs-de-sac mucipares les éléments séreux se disposent en demi-lunes. Pour Ia structure intime et le mode de fonctionnement des cellules voir l’article de Laguesse sur les glandes salivaires (tome IV 3° fasicule).

Bibliographie. J. Nadler. Zur histology der menschlichen lippendrüsen. Archiv. Für mikrosk. Anatomie, Bd. I Taf. 1897.

Commentaires (0)

Il n'y a pas encore de commentaire posté.

Ajouter vos commentaires

  1. Poster un commentaire en tant qu'invité. S'inscrire ou se connecter à votre compte.
Pièces jointes (0 / 3)
Partager votre localisation

Ce site internet met des documents à votre disposition seulement et uniquement à titre d'information. Ils ne peuvent en aucun cas remplacer la consultation d'un médecin ou les soins prodigués par un praticien qualifié et ne doivent par conséquent jamais être interprétés comme pouvant le faire.

Connexion