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Membrane muqueuse laryngo-trachéale

Cette membrane présente des caractères à peu près identiques dans toute son étendue. D'une couleur blanc rosé, elle est mince, lisse, très-adhérente au plan sous-jacent. Il faut en excepter toutefois la face antérieure de l'épiglotte et les replis aryténo-épiglottiques, où la muqueuse est doublée d'une couche assez abondante de tissu cellulaire qui peut, en s'infiltrant, donner naissance à l'œdème de la glotte.

La muqueuse laryngo-trachéale est recouverte d'un épithélium vibratile, sauf au niveau des cordes vocales, où il est pavimenteux. Au-dessous d'elle siègent un nombre considérable de glandes, abondantes surtout au niveau de l'orifice supérieur du larynx et qui sont sans doute le point de départ des polypes qu'il n'est pas très-rare d'observer dans la région et dont on peut pratiquer aujourd'hui l'extraction par les voies naturelles, grâce à la laryngoscopie.

Peut-être aussi sont-elles l'origine de ces sortes de petits condylomes développés sur les bords de la plaie trachéale après la trachéotomie, analogues à celui qui a été présenté, en 1873, à la Société de chirurgie, par M. Krishaber, et qui détermina la mort de l'enfant.

M. Coyne a récemment signalé l'existence de follicules lymphatiques dans la muqueuse laryngée. Ils peuvent être le point de départ d'ulcérations.

Les ulcérations de la muqueuse laryngo-trachéale se produisent généralement sous l'influence de trois causes la phtisie, la syphilis et la morve, cette dernière fort rare, bien entendu. Chacun sait que les ulcérations laryngées peuvent occasionner un œdème de la glotte et nécessiter la trachéotomie, mais ce que l'on sait moins, c'est qu'il en peut résulter un rétrécissement de la trachée. M. le Dr Charnal appela, le premier, l'attention des chirurgiens sur ce sujet, en 1859, à propos d'un malade opéré à la maison de santé par Demarquay. Voici ce qui se passe alors ulcération de la muqueuse trachéale, envahissement progressif, et finalement destruction des cerceaux cartilagineux sous-jacents affaissement delà trachée et production d'un tissu de cicatrice qui, en se rétractant, détermine peu à peu un rétrécissement. Surviennent alors des accès de suffocation ressemblant beaucoup par la facilité plus grande des expirations a ceux que détermine l’œdème de la glotte, et la trachéotomie devient nécessaire. Or, au grand désappointement de l'opérateur, ces accidents continuent, puisque l'obstacle siège au-dessous de l'ouverture trachéale.

La muqueuse de la trachée et ses glandes reçoivent de l'artère thyroïdienne inférieure des vaisseaux qui acquièrent chez l'adulte un certain développement. Ce fait ne mériterait pas d'être note, si M. Verneuil n'eût signalé l'importance qu'il peut avoir au point de vue chirurgical. Le seul accident qui rende grave l'opération de la trachéotomie est l'hémorragie. Celle-ci peut se produire pendant l'incision des premières couches, et, si elle provient d'une artère, on doit s'en rendre maître avant de continuer mais il est en somme très-rare, à moins de rencontrer une anomalie artérielle, que la perte du sang soit inquiétante par elle-même l'accident redoutable de la trachéotomie est l'introduction du sang dans la trachée, ce qui peut amener une asphyxie immédiate par obstruction des bronches. De là le conseil de procéder lentement à la découverte de la trachée et de n'inciser ce conduit qu'après l'hémostase complète. Ce conseil est très-rationnel sans doute, mais que faire contre l'hémorragie produite par l'incision de la muqueuse trachéale elle-même? Il tombe toujours du sang dans la trachée, que l'opération soit pratiquée vite ou lentement, et la preuve en est fournie par l'accès violent de toux qu'éprouve le malade aussitôt que la trachée est ouverte ( La preuve que la quinte violente de toux qui suit immédiatement l'ouverture de la trachée est le résultat de la chute du sang dans ce conduit m'a été fournie par une observation que j'ai relatée à la Société de chirurgie, en 1874. Sur un vieillard atteint de cancer du larynx je fis la trachéotomie à l'aide du galvanocautère. Il ne s'écouta pas une goutte de sang. Après l'ouverture de la trachée, aucune toux ne se produisit, et tes assistants, n'entendant pas le bruit caractéristique, ne croyaient pas l'opération achevée, le seul signe physique fut la sortie d'un peu de fumée par le nez.). Aussi, l'idéal pour la trachéotomie serait de faire cette opération à blanc, et nous n'avons pour cela qu'un moyen, le galvanocautère ou le thermocautère. Bien que cet important sujet soit encore aujourd'hui à l'étude, je pense dès à présent que chez l'adulte, où la trachéotomie est beaucoup plus grave que chez l'enfant, à cause de l'hémorragie, on devra opérer avec le cautère quand on le pourra.

La muqueuse laryngo-trachéale est douée d'une très-grande sensibilité, surtout au niveau de l'orifice supérieur du larynx. On en peut juger par la toux convulsive violente que provoque l'introduction du moindre corps étranger dans la glotte. Et cependant il ne faut pas croire qu'il en soit toujours ainsi un corps étranger peut franchir rapidement le larynx, descendre dans la trachée et se fixer dans une bronche, sans que le malade en ait en quelque sorte conscience. Bourdillat rapporte dans son excellent travail (Gaz. medic., 1858) qu'un homme de 45 ans, en mangeant une cerise, sentit un léger picotement au niveau du larynx, et ce fut tout. A partir du lendemain, toux quinteuse et opiniâtre. Il maigrit et fut considéré comme phtisique. Trois mois après, dans une quinte d'une extrême violence, il rendit le noyau de cerise par la bouche et guérit. Le développement des symptômes de la phtisie consécutivement à la présence d'un corps étranger dans une bronche a été également signalé par M. Bertholle (Bertholle, Des corps étrangers dans les voies aériennes, 1865).

Les corps étrangers des voies aériennes doivent être extraits directement lorsque cela est possible, ce qui est fort rare. On devra recourir le plus souvent à la trachéotomie ou à la laryngotomie.

Sur les 300 observations de corps étrangers des voies aériennes réunies par Bourdillat, la trachéotomie et la laryngotomie ont été pratiquées 131 fois, et 92 fois la guérison s'en est suivie. Sur 80 trachéotomies où le mode de sortie ou d'état a été noté, le corps étranger a été chassé spontanément par la plaie 28 fois, savoir 44 fois immédiatement après l'opération, 10 fois dans les 24 heures et 4 fois dans un temps plus éloigné.

Il a été extrait n fois avec des pinces, savoir : 14 fois de suite et 3 fois plus tard. Il est passé dans la bouche il fois, savoir 8 fois pendant l'opération même et 9 fois consécutivement.

Il est resté 18 fois dans les voies aériennes, et toujours la mort a eu lieu.

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