A partir de la dépolarisation des cellules cérébrales, on mesure l'activité du cerveau a l'aide d'electrodes placées sur le crane.
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Electrogenèse corticale

 

La méthode consiste en l'enregistrement de l'activité électrique des cellules corticales. Ces cellules une fois activées se dépolarisent et le potentiel d'action crée est enregistré à distance. Le problème est que la boîte crânienne est assez résistante et transmet peu les phénomènes électriques.

 

L'activité cérébrale est liée aux cellules pyramidales et aux inter-neurones d'association. Le cortex est stimulé par le système ascendant :

 

.spécifique : thalamus spécifique et sensoriel. Ce système ascendant se lie aux couches basses du cortex par des liaisons essentiellement directes. Le système ascendant spécifique est dit générateur profond.

 

.non spécifique : formation réticulée ou thalamus non spécifique. Se liant essentiellement aux inter-neurones des couches corticales superficielles. Ce système ascendant non spécifique est dit générateur superficiel.

 

Technique

 

Pour placer les électrodes-ventouses sur la tête : il faut décaper le cuir chevelu (enlever les pellicules) avec de l'acide dilué.

 

Il existe une convention dans le placement des électrodes : elle se fait sur toutes les régions du cerveau (temporale, frontale, ...).

 

Les dérivations sont :

 

.bipolaires (deux électrodes stimulatrices).

 

.mono polaires (une électrode polée et exploratrice /l'autre de référence est située sur le pavillon de l'oreille ou à la base du nez)

 

L'enregistrement se fait sur plusieurs pistes avec un enregistreur multipiste ou à l'aide d'un micro ordinateur (pour stockage et mémorisation).

 

En même temps que l'EEG, est réalisée une dérivation cardiaque car l'activité cardiaque étant plus importante électriquement que celle cérébrale, elle a tendance à la parasiter. La dérivation cardiaque sert à détecter les QRS cardiaques pour éviter des erreurs d'interprétation.

 

Les activités électro-encéphalographiques normales

 

Chez le sujet éveillé mais au repos sensoriel incomplet, c'est à dire yeux ouverts, bruit de fond, on est en rythme β .C'est une onde électrique à fréquence élevée (15-30 Hz) mois bas voltés (30 µV).Le sujet reçoit en fait une activation quasi-totale de tous ses générateurs qui fonctionnent cependant à leur propre fréquence. On dit que le rythme β est désynchronisé.

 

La résultante est une activité riche ( fréquence élevée) mais peu de fusion des potentiels d'actions corticaux (voltage bas).

 

Chez le sujet éveillé en déprivation sensorielle on obtient le rythme α.La fréquence diminue (10-12 Hz) mais l'amplitude augmente (50 µV). Les générateurs corticaux sont donc moindres mais ont tendance à une synchronisation avec les générateurs sous corticaux (non spécifique essentiellement : formation réticulée par exemple).

 

Pour un sujet en rythme α avec une activation brusque comme un bruit soudain alors que le sujet éveillé a les yeux fermés et se trouve en rythme α, passage brusque en rythme β. C'est la réaction d'arrêt.(ici ,activation de l'aire occipitale par ouverture des yeux et de l'aire 8 motrice) .

 

En état de sommeil on distingue le sommeil lent avec un rythme θ, pauvre (4-7 Hz) avec voltage ample (10-50 µV).C'est un sommeil superficiel beaucoup moins de générateurs corticaux actifs (activité corticale faible mais existante) les générateurs sous corticaux sont peu nombreux et envoient de temps en temps des infos au cortex (synchronisation encore plus importante ) : les centres sous corticaux sont les centres du sommeil lent.

 

Lors du sommeil profond le rythme δ est pauvre (0,5-3 Hz) mais à voltage très ample (100 µV). Il y a synchronisation parfaite avec des structures sous corticales fonctionnant à un rythme très lent.

 

Chez un sujet éveillé, l'apparition de rythme θ ou δ est le signe d'une lésion corticale sous l'électrode ou d'une diminution de la stimulation sous corticale de la dite zone.

 

On parle de signe en foyer : pouvant être dû à une destruction cérébrale, mais aussi une compression ...

 

Il est possible que certaines dérivations laissent apparaître des potentiels à fréquence très élevée et très amples : on parle d'enregistrements de pointe-onde (intervenant dans la crise d'épilepsie). Il faut suspecter alors un fonctionnement anarchique d'une région donnée. Cette région au fonctionnement important est dite foyer ectopique.

 

Du foyer ectopique, le dysfonctionnement se propage généralement vers les régions corticales avoisinantes. Cela se traduit par la propagation de la crise d'épilepsie d'un membre vers le membre homo latéral (main-pied) puis à tout l'hémicorps, à l'hémicorps controlatéral, à la crise épileptique totale.

 

L'épilepsie peut être provoquée par une stimulation locale. Mais dans les cas les plus fréquents chez l'enfant, on ne trouve pas de support physique : c'est l'épilepsie essentielle.

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