Le coeur possède l’origine de son fonctionnement. Mais son fonctionnement est régulé par le système nerveux végétatif.

Innervation végétative du coeur

Le coeur reçoit les deux contingents parasympathique et orthosympathique. Ces voies efférentes comprennent deux neurones pré ganglionnaire et post-ganglionnaire. 

Le système nerveux parasympathique a son origine située dans le centre bulbaire

En ce qui concerne le centre cardio-modérateur ; les axones empruntent le trajet des nerfs vagues. Le neurone post-ganglionnaire est court. Le nerf vague droit agit sur le noeud sinusal et le myocarde atrial droit. Le nerf gauche agit sur l'atrium gauche et le noeud auriculo-ventriculaire. Il n'y a pas d'innervation parasympathique du ventricule.

Les neurones efférents du système nerveux orthosympathique naissent de T1 à T4 et sont sous la dépendance d'un centre bulbaire ; le centre cardio-accélérateur. Les neurones vont faire relais dans la chaîne sympathique latéro-dorsale . A partir de là les nerfs cardiaques se délivrent à l'ensemble des structures nodales et myocardiques.

­Action du système nerveux parasympathique

Au repos le rythme est de 70 battemants par minute. Si on sectionne les nerfs vagues: le coeur s'accélère le rythme passe à 120 battements par minute.

Le parasympathique a une action frénatrice permanente. Si on stimule le bout périphérique du nerf sectionné avec une faible intensité la fréquence passe à 80 battements par minute. Avec une forte intensité, le coeur s'arrête avec un dernier battement qui est une systole inévitable ; puis le coeur repart, il s'échappe et l'échappement est différent suivant le nerf vague stimulé.

Une syncope correspond à un hyperfonctionnement vagual.

Le système nerveux parasympathique freine la fréquence cardiaque. C'est un effet dit chronotrope négatif. Il diminue la vitesse de conduction appelé effet dromotrope négatif ; cette action est permanente. On dit que le parasympathique exerce un tonus freinateur sur le coeur; c'est un frein vagual.

Mécanisme d'action du paraympathique

L'action est réalisée par l'intermédiaire de l'acétylcholine libérée par le deuxième neurone qui se fixe sur les récepteurs muscariniques et entraîne au niveau du tissu nodal une diminution du potentiel de repos et une modification de la pente du prè-potentiel. Il joue sur la perméabilité du potassium (le potassium sort d'avantage et le pente est moins marquée).

­Action du système nerveux orthosympathique.

Si on sectionne les six nerfs cardiaques, on observe peu de choses. Il y a probablement un petit tonus orthosympathique très faible.

Si on stimule le bout périphérique on accélère le coeur. Si on arrête la stimulation, on revient progressivement à la fréquence de repos.

On obtient la fréquence maximale par la formule :

Fmax=220-âge en année

 

L'orthosympathique a une action inverse de celle du parasympathique. Il accélère le cœur, mais de façon intermittente (non tonique). Il est chronotrope + et dromotrope +.

Mécanisme d'action de l'orthosympathique

Par l'action des catécholamines agissant sur les récepteurs béta, il modifie la perméabilité au potassium au niveau du tissu nodal et augmente la fréquence cardiaque.

La seule modification est une augmentation de la pente du prépotentiel. A la différence du parasympathique, il n'a pas d'action sur le potentiel de repos.

Le fonctionnement du coeur se fait par le tissu nodal, modulé par le système nerveux végétatif, qui a une action frénatrice permanente et permet une accélération au cours de certaines situations physiologiques , par levée de l'action frénatrice et accélération.

­

Commentaires (0)

Il n'y a pas encore de commentaire posté.

Ajouter vos commentaires

  1. Poster un commentaire en tant qu'invité. S'inscrire ou se connecter à votre compte.
Pièces jointes (0 / 3)
Partager votre localisation

Ce site internet met des documents à votre disposition seulement et uniquement à titre d'information. Ils ne peuvent en aucun cas remplacer la consultation d'un médecin ou les soins prodigués par un praticien qualifié et ne doivent par conséquent jamais être interprétés comme pouvant le faire.

Connexion