Le péricarde proprement dit, analogue en cela à toutes les séreuses, a la forme d'un sac sans ouverture enveloppant le cœur sans le contenir dans sa cavité. Si nous jetons les yeux sur la figure suivante, qui représente schématiquement une coupe sagittale du cœur, nous constatons que la séreuse revêt régulièrement le cœur depuis son sommet jusqu'à sa base ; là, nous la voyons se réfléchir en dehors, passer sur la surface intérieure du sac fibreux et la tapisser de haut en bas dans toute son étendue. La séreuse péricardique se compose donc de deux feuillets, l’un interne ou viscéral, l’autre externe ou pariétal, immédiatement appliqués l’un contre l’autre et se fusionnant réciproquement au niveau de la base du cœur : c’est, comme on le voit, le bonnet de coton classique, replié sur lui-même, qui enveloppe la tête sans la contenir dans sa cavité.

Nous décrirons successivement :

  1. le feuillet pariétal ;
  2. le feuillet viscéral ;
  3. la ligne d'union de ces deux feuillets ;
  4. enfin, la cavité comprise entre les deux feuillets ou cavité péricardique.

 

Coupe transversale des oreillettes et des gros troncs artériels, pour montrer le sinus transverse dans le sens de sa longueur. (Cette coupe est faite suivant l’axe xx de la figure suivante.)

1, oreillette gauche, avec : 1’, son auricule. — 2, oreillette droite, avec : 2', son auricule. — 3, aorte. — 4, artère pulmonaire. — 5, sac fibreux du péricarde. — 6, feuillet pariétal. — 7, feuillet viscéral. — 8, cavité séreuse. — 9, 9', sinus transverse. -- 10, tissu conjonctif unissant l’aorte au tronc de l’artère pulmonaire.

 

Feuillet pariétal

Le feuillet pariétal, extrêmement mince, tapisse régulièrement la surface intérieure du sac fibreux précédemment décrit. Il lui adhère d'une façon intime et ne peut en être séparé par la dissection.

Feuillet viscéral

Le feuillet viscéral ou épicarde, très mince, s’étale de bas en haut et sans interruption sur toute la portion ventriculaire du cœur. Arrivé aux oreillettes, il se comporte différemment en arrière, en avant et sur les côtés :

  1. En arrière, le feuillet viscéral, après avoir franchi le sillon auriculo-ventriculaire, tapisse la face postérieure des oreillettes depuis ce sillon jusqu’à leur partie toute supérieure. Au niveau des nombreux vaisseaux qu’elle y rencontre (veines pulmonaires et veines caves), il se réfléchit sur eux suivant une modalité que nous décrirons plus loin, les engaine plus ou moins et se continue ensuite avec le feuillet pariétal.
  2. Sur les côtés, la séreuse tapisse de même les faces latérales des deux oreillettes, y. En avant, elle rencontre les oreillettes et en avant d’elles, les deux gros troncs artériels qui s’échappent du cœur pour se porter en haut : sur les oreillettes, la séreuse revêt régulièrement leur face antérieure depuis l’auricule gauche jusqu’à l’auricule droite ; en ce qui concerne les troncs artériels, elle leur fournit une gaine commune, gaine cylindrique qui les enveloppe à la manière d’un manchon. Cette disposition se voit très nettement sur une coupe horizontale, passant par la partie moyenne de l’artère pulmonaire. Sur cette coupe, nous voyons tout d’abord la séreuse entourer sur tout leur pourtour les deux artères aorte et pulmonaire et, d’autre part, cette même séreuse former un revêtement continu à la face antérieure des deux oreillettes. — Nous constatons ensuite comme une conséquence de la disposition précitée, c’est-à-dire par ce fait que le feuillet viscéral péricardique forme un manchon complet autour de l’aorte et de l’artère pulmonaire, qu’il existe en arrière des deux troncs artériels, entre ces troncs et les oreillettes, un canal à direction transversale, qui depuis longtemps déjà a été signalé par Theile et auquel Henlé, qui l’a décrit à nouveau, a donné le nom de sinus transverse. — Ce canal, dans lequel on peut facilement introduire le doigt, mesure 6 ou 7 centimètres de longueur sur 20 à 22 millimètres de hauteur. Il est formé :
    1. en avant, par la paroi postérieure de l’aorte et de la pulmonaire ;
    2. en arrière, par la face antérieure des oreillettes droite et gauche ;
    3. en bas, par l’angle dièdre qui répond à l’union des oreillettes avec les troncs artériels précités ;
    4. en haut, par la branche droite de l’artère pulmonaire et, au-dessous d’elle, par le feuillet profond du sac fibreux du péricarde qui, comme nous l’avons déjà dit plus haut, vient se perdre sur la paroi inférieure de ce dernier vaisseau.

Le sinus transverse nous présente naturellement deux orifices, l’un répondant à son extrémité droite, l’autre à son extrémité gauche. Son orifice gauche, aplati d’avant en arrière sous forme de fente par conséquent, est compris entre l’artère pulmonaire, qui est en dedans, et l’auricule gauche, qui est en dehors. Son orifice droit, disposé également en forme de fente, est délimité en dedans par l’aorte, en dehors par l’auricule droite et la veine cave supérieure. C’est en particulier la face gauche de l’auricule droite prolongée en arrière par l’oreillette droite qui délimite cette fente. Celle-ci se continue en haut dans le cul-de-sac ascendant, compris entre la face gauche de la veine cave supérieure masquée par le péricarde et la face pos-

 

Coupe sagittale du cœur passant par l’axe de l’aorte, pour montrer le sinus transverse. (xx, axe par lequel passe la coupe représentée dans la figure précédente.)

1, aorte, légèrement érignée en avant. — 2, oreillette gauche. — 3, ventricule droit. — 4, ventricule gauche — 5, artère pulmonaire droite. —- 6, point de réflexion antérieur de la séreuse. — 7, son point de réflexion postérieur. — 8, sac fibreux du péricarde se divisant en deux feuillets, l’un postérieur, l’autre antérieur. — D, sinus transverse, agrandi par suite du déplacement en avant de la portion ascendante de l’aorte. 

térieure de l’aorte ascendante, celle-ci libre dans le péricarde. — Le sinus transverse est constant chez l’homme. Il se développe même de très bonne heure :

 

 Le cœur en place après ouverture du péricarde.

(On a sectionné l’aorte et l’artère pulmonaire à la base du cœur, on les a réclinées en haut et en bas afin de montrer la paroi postérieure du sinus de Theile.)

1, 1, aorte. — 2, 2, artère pulmonaire. — 3, 3, 4, 4, épicarde entourant complètement l’aorte et l’artère pulmonaire. — 5, sinus transverse de Theile. — 6, auricule droite. — 7, auricule gauche. — 8, 8, veine cave supérieure. — 9, paroi antérieure de l’infundibulum. — 10, 10, sac fibreux du péricarde. — 11, récessus aortique. — 12, récessus pulmonaire. — 13, pli péricardique soulevé par le redressement de l’aorte.

Soulié et Raynal ont, en effet, constaté son existence sur un embryon de 3 millimètres. Plus bas la figure nous aide à comprendre facilement sa formation.

Le feuillet viscéral du péricarde est partout lisse et uni, et nous n’avons à signaler à sa surface que deux replis, le repli pré-aortique et le pli vestigial que nous avons déjà vus.

  1. Repli pré-aortique. — Sur la face antérieure de l’aorte ascendante, à 2 ou 3 centimètres environ au-dessus de son origine, se voit un petit repli transversal qui embrasse dans sa concavité la moitié ou même les deux tiers antérieurs du vaisseau et que nous désignerons, en raison de sa situation, sous le nom de repli pré-aortique. Il est à peu près constant, quoique très variable dans ses dimensions : peu développé chez l’enfant, il s’agrandit au fur et à mesure que le sujet avance en âge (Paccelli) et présente ses plus grandes dimensions chez les individus doués d’embonpoint. Morphologiquement, le repli pré-aortique est un simple repli du péricarde séreux emprisonnant dans son épaisseur une quantité plus ou moins considérable de tissu cellulo-adipeux. Sa ligne d’implantation sur l’aorte répond au bord supérieur de l’auricule droite et c’est précisément à l’application de cette auricule contre le vaisseau qu’il convient, comme l’a fait remarquer Marcacci, de rattacher le développement du repli en question. Nous avons très souvent constaté la présence d’un repli analogue, mais moins développé, sur le côté gauche de l’artère pulmonaire, au niveau du point où elle entre en contact avec F auricule gauche.
  2. Pli vestigial. — Le pli vestigal du péricarde, signalé pour la première fois par Theile, a été décrit à nouveau par Marshall, qui lui a donné son nom. C’est un petit repli de forme semi-lunaire, long de 10 à 25 millimètres, situé à la partie postérieure de l’oreillette gauche. Il commence, en haut, un peu au-dessous de l’émergence de la veine pulmonaire gauche inférieure. De là, il se porte obliquement en bas et un peu en dedans vers le sillon auriculo- ventriculaire ou, plus exactement, vers le sinus de la grande veine coronaire. Il est formé par un repli du péricarde séreux, recouvrant, avec une masse adipeuse plus ou moins développée, une petite veine qui suit exactement la même direction et qui n’est autre que la veine oblique de l’oreillette gauche ou veine de Marshall Cette veine, qui s’ouvre en bas dans la partie externe du sinus de la veine coronaire, dégénère en haut en un simple cordon fibreux : la veine et le cordon fibreux qui lui fait suite sont, comme nous l’avons vu (voy. Veines du cœur), les vestiges, chez l’adulte, de la veine cave supérieure gauche de l’embryon.

Ligne d’union du feuillet viscéral avec le feuillet pariétal

La ligne d’union des deux feuillets du péricarde, autrement dit la ligne au niveau de laquelle se réfléchit le feuillet viscéral pour devenir feuillet pariétal, est fort irrégulière. Nous l’examinerons successivement sur la face antérieure et sur la face postérieure : 

Réflexion de la séreuse sur la face antérieure

Sur la face antérieure du cœur, la ligne de réflexion du péricarde commence, à gauche, sur le bord inférieur, de la branche gauche de l’artère pulmonaire. De là, elle se porte en haut et en dedans, vers l’angle de bifurcation de la pulmonaire. Puis elle saute sur l’aorte et, continuant son trajet obliquement ascendant, remonte jusqu’au côté postéro-externe de l’origine du tronc brachio-céphalique. S’infléchissant alors en bas et en dehors, elle regagne la veine cave supérieure, croise obliquement sa face antérieure, la contourne et arrive ainsi sur son côté externe, où nous la reprendrons tout à l’heure. Nous voulons auparavant faire remarquer que, sur la face antérieure du myocarde, la ligne de réflexion du péricarde se compose, en réalité, de trois lignes courbes qui embrassent dans leur concavité : la première, l’artère pulmonaire gauche ; la seconde, la crosse aortique au moment où, d’ascendante, elle devient horizontale ; la troisième, le côté antéro-externe de la veine cave supérieure.

Réflexion de la séreuse sur la face postérieure

Si maintenant nous retournons le cœur, et si nous reprenons notre ligne d’insertion là où nous l’avons laissée, c’est-à-dire sur le côté externe de la veine cave supérieure, nous

Le repli pré-aortique, vu en place après écartement de T auricule droite.

1, aorte. — 2, tronc artériel bracho-céphalique. — 3, artère pulmonaire. — 4, veine cave supérieure. —5, auricule droite. —6, repli pré- aortique. — 7, feuillet pariétal du péricarde érigné en haut.

la voyons se porter tout d’abord obliquement en bas et en dedans, au-dessus de la veine pulmonaire droite supérieure. Puis, devenant descendante, elle longe successivement le côté antérieur de la veine pulmonaire droite supérieure, de la veine pulmonaire droite inférieure et de la veine cave inférieure.

Arrivée à la partie tout inférieure de ce vaisseau, elle la contourne de dehors en dedans

 

La ligne de réflexion de la séreuse péricardique, vue sur la face postérieure du cœur. - La ligne de réflexion de la séreuse péricardique, vue sur la face antérieure du cœur.

(x, indique le point, à droite, où la ligne de réflexion de la séreuse passe de la face antérieure du cœur sur la face postérieure ; h, le point, à gauche, où cette première ligne de réflexion revient de la face postérieure sur la face antérieure.)

1 aorte, avec : 1', tronc brachio-céphalique. — 2, artère pulmonaire, avec : 2', sa branche droite. 2’’, sa branche gauche. — 3, veine cave supérieure. — 4, veine cave inférieure. — 5, veine pulmonaire droite supérieure. — 6, veine pulmonaire droite inférieure. — 7, veine pulmonaire gauche supérieure. — 8, veine pulmonaire gauche Inférieure. — 9, veine coronaire. — 10, artère coronaire gauche. — 11, cul-de-sac situé entre l’aorte et l’angle de bifurcation de la pulmonaire. — 12, cul-de-sac situé sur le côté postéro-externe du tronc brachio-céphalique. — 13, grand diverticule postérieur de Haller.

et de bas en haut, remonte alors sur le côté postérieur des deux veines pulmonaires droites, gagne par un trajet horizontal le point d’émergence des deux veines pulmonaires gauches, descend sur le côté postérieur de ces deux veines et arrive ainsi au-dessous de la veine pulmonaire gauche inférieure.

Changeant une dernière fois de direction, elle contourne cette veine, remonte sur le côté antérieur des deux veines pulmonaires gauches et arrive ainsi, un peu au-dessus d’elles, sur le bord inférieur (y) de l’artère pulmonaire gauche, notre point de départ.

Culs-de-sac du péricarde

Comme on le voit par la description qui précède, le feuillet viscéral du péricarde se réfléchit en dehors, pour se continuer avec le feuillet pariétal, au niveau de tous les gros vaisseaux qui partent du cœur ou qui y arrivent. Ces vaisseaux, qui traversent ainsi la séreuse sans être contenus dans sa cavité, constituent les f édicules du cœur. Ces pédicules sont au nombre de trois : le pédicule artériel, formé par les deux artères aorte et pulmonaire ; un pédicule veineux droit, comprenant à la fois la veine cave supérieure, les deux veines pulmonaires droites et la veine cave inférieure : un pédicule veineux gauche, formé par les deux veines pulmonaires gauches.

Les figures suivantes nous aident à comprendre cette formation des replis péricardiques subis au cours du développement. Après avoir enlevé le cœur, on aperçoit la paroi postérieure du péricarde. Les vaisseaux ont été coupés au niveau de leur entrée dans le sac péricardique. Comme on peut le voir, la ligne de réflexion au niveau des artères reste unique ; il en est de même au niveau des veines. Rappelons que les artères se développent au niveau de l’extrémité antérieure du tube cardiaque embryonnaire,

 

La ligne do réflexion du péricarde, vue sur le bord droit du cœur, pour montrer les culs-de-sac que le péricarde forme sur ce bord.

 

La ligne de réflexion du péricarde, vue sur le bord gauche du cœur, pour montrer les culs-de-sac que le péricarde forme sur ce bord.

1, aorte. -— 2, veine cave supérieure. — 3, veine cave inférieure. — 4, tronc de l’artère pulmonaire. — 5, artère pulmonaire gaucho. — 6, 7, veines pulmonaires supérieure et inférieure droites. — 8, 9, veines pulmonaires supérieures et inférieure gauches. — 10, cul-de-sac situé sur le côté postéro-externe du tronc brachio-céphalique. — 11, cul-de-sac situé entre la veine cave supérieure et la veine pulmonaire supérieure droite. — 12, cul-de-sac situé entre les deux veines pulmonaires droites. — 13, cul-de-sac situé entre la veine pulmonaire droite et la veine cave Inférieure. — 14, cul-de-sac situé entre les deux veines pulmonaires gauches. — 15, cul-de-sac situé entre la veine pulmonaire supérieure gauche et l’artère pulmonaire gauche. —16, grand diverticule postérieur de Haller, dans lequel on a introduit un stylet. —17, auricule droite. — 18, auricule gauche. — 19, diaphragme.

tandis que les veines aboutissent au niveau du sinus veineux, c’est-à-dire à l’extrémité postérieure du même tube. Par suite de l’inflexion du tube cardiaque primitif et des multiples transformations qui aboutissent à la constitution des oreillettes et des ventricules, les lignes de réflexion de la séreuse se rapprochent ; le pédicule artériel voisine avec le pédicule veineux. Les schémas ci-joints permettent d’en comprendre l’évolution qui se produit au fur et à mesure que se subdivisent le pédicule veineux, d’une part, et le pédicule artériel, d’autre part.

Sur le schéma A, la ligne de réflexion est unique et simple au niveau de I’ extrémité artérielle ; elle est unique et simple au niveau de l’extrémité veineuse.

Sur le schéma B, on aperçoit l’orifice du sinus veineux dévié à droite ; à gauche, l’embouchure des veines pulmonaires. La division du bulbe artériel se prépare.

Sur le schéma C, les orifices des veines caves supérieure et inférieure s’éloignent l’un de l’autre par suite de l’absorption du sinus dans l’aire agrandie de l’oreillette droite. Le tronc veineux pulmonaire aborde l’oreillette gauche. Le bulbe cardiaque s’est cloisonné et divisé en deux vaisseaux : l’aorte et l’artère pulmonaire.

Sur le schéma D, les orifices des veines caves supérieure et inférieure sont encore plus écartés l’un de l’autre. Les veines pulmonaires droite et gauche se sont constituées. 

Sur le schéma E, la distance des orifices d’entrée des veines pulmonaires a beaucoup augmenté et il s’est constitué à droite et à gauche deux veines pulmonaires.

 

La paroi postérieure du sac péricarde.

Le cœur a été enlevé et l’on aperçoit la coupe des gros vaisseaux. Autour de ceux-ci s'effectue la réflexion du péricarde. On constate qu’il existe deux grands mésos péricardiques, l’un artériel, l’autre veineux.

3, portion supérieure du sac péricardique. — 2, portion inférieure du sac péricardique. -— 3, aorte. — 4, sommet du récessus aortique. — 5, artère pulmonaire et sa bifurcation. — 6, sommet du récessus pulmonaire. -— 7, veine cave supérieure. — 8, 8', veines pulmonaires droites. — 9, 9', veines pulmonaires gauches. — 10, veine cave inférieure. — 11, paroi postérieure du sinus de Theile. — 12, relief œsophago-aortique. — D, diaphragme. — L. ph.péric., ligament phréno-péricardique.

On aperçoit entre les lignes de réflexion la paroi postérieure du sinus transverse de Theile, qui devient déplus en plus petit proportionnellement au cours du développement du cœur.

 

 

Schéma montrant le développement de la situation des replis péricardiques (d’après Tandler).

Après ablation du cœur, on aperçoit la paroi dorsale du péricarde. Les veines (bleu) et les artères (rouge) sont coupées à leur entrée dans le péricarde. Entre les replis péricardiques, on aperçoit la paroi postérieure devenant de plus en plus petite an fur et à mesure du développement du sinus transverse.

A, repli péricardiques primitifs: il n’en existe que deux, l’un autour de l’embouchure artérielle, l’autre autour de l'embouchure veineuse. — B, l'ouverture du sinus est déplacée à droite ; on aperçoit, à gauche l’ouverture de la veine pulmonaire. Le bulbe artériel est ébauché. — C, les ouvertures des veines caves supérieure et inférieure commencent à se séparer l'une de l’autre. Le bulbe artériel est divisé en aorte et pulmonaire. — D, les veines caves supérieure et inférieure se sont encore plus écartées l’une de l’autre. On assiste à la séparation des veines pulmonaires droite et gauche. — E, la distance de l’entrée des veines pulmonaires dans le péricarde est encore plus grande, il existe de chaque côté deux veine, pulmonaires au lieu d’une. Le sinus de Theile s’allonge progressivement dans le sens transversal.

  1. pédicule artériel se divisant en 1, 1, bulbe aortique et artère pulmonaire. — 2, pédicule veineux. — 2', sinus veineux. — 2", veine rave supérieure. --- 2’, veine cave inférieure. — 3, pédicule des veines pulmonaires. — 3', veine pulmonaire droite. 3" ; veine pulmonaire gauche. —- 4, sinus transverse.

 

sur lequel la séreuse se réfléchit, il existe des prolongements plus ou moins importants que Ton désigne sous le nom générique de culs-de-sac péricardiques.

 

  1. Au niveau du pédicule artériel, nous rencontrons deux culs-de-sac : l’un, situé entre la bifurcation de la pulmonaire et la concavité de l’aorte ; c’est le récessus ou cul-de-sac de l’artère pulmonaire ; l'autre, placé beaucoup plus haut et à droite, au point culminant du péricarde, c’est-à-dire à la partie postéro-externe de l’origine du tronc brachio-céphalique ; nous l’appellerons le récessus ou cul-de-sac aortique. De ces deux culs-de-sac, le premier, mesure de 10 à 15 millimètres de profondeur ; le second atteint jusqu’à 20 et 25 millimètres.
  2. Au niveau du 'pédicule veineux droit et sur le côté externe de ce pédicule, nous trouvons ordinairement trois culs-de-sac. Le premier occupe l’espace compris entre la veine cave supérieure et la veine pulmonaire droite supérieure ; il mesure, en moyenne, de 15 à 20 millimètres de profondeur. Le second s’engage entre les deux veines pulmonaires droites : il est ordinairement peu profond, 8 ou 10 millimètres seulement. Le troisième se trouve situé entre la veine pulmonaire droite inférieure et la veine cave inférieure ; il n’est pas constant et, quand il existe, sa profondeur ne dépasse guère 7 ou 8 millimètres.
  3. Au niveau du pédicule veineux gauche, et sur le côté externe de ce pédicule, existent deux autres culs-de-sac : l’un, plus grand (profondeur = de 15 à 18 millimètres), situé entre les deux veines pulmonaires gauches ; l’autre, plus petit (profondeur = de 6 à 8 millimètres), s’insinuant entre la veine pulmonaire gauche supérieure et la branche gauche de l’artère pulmonaire.
  4. Entre les deux pédicules veineux se trouve un diverticule beaucoup plus grand que ceux que nous avons rencontrés jusqu’ici : c’est le grand diverticule ou cul-de-sac de Haller. Délimité à droite par le pédicule veineux droit, délimité à gauche par le pédicule veineux gauche, il remonte en haut jusqu’à l’artère pulmonaire droite ou à son voisinage. Son point le plus élevé ou sommet est séparé de la veine cave inférieure {hauteur maxima) par une distance moyenne de 65 millimètres ; il est séparé, de même, de la veine pulmonaire gauche inférieure (hauteur minima) par un intervalle qui mesure, en moyenne, 35 millimètres. Rappelons, en passant, que c’est contre le diverticule de Haller que se trouve appliquée la portion correspondante de l’œsophage, voisinage important qui expliquerait, par une compression directe de ce dernier conduit, les symptômes de dysphagie que l’on observe parfois dans l’épanchement péricardique.

Gaines séreuses des vaisseaux cardiaques

Le péricarde, en se réfléchissant sur les gros vaisseaux du cœur, forme à chacun d’eux des gaines plus ou moins importantes : ce sont les gaines séreuses des vaisseaux cardiaques. Mais ces gaines, tout en ayant une origine commune, sont très variables suivant le vaisseau que l’on considère.

Nous avons déjà vu que L’aorte et la pulmonaire possédaient, à elles deux, une gaine commune, gaine qui est complète, c’est-à-dire enveloppe les deux vaisseaux sur tout leur pourtour dans une hauteur de 3 centimètres environ. Chacun des deux vaisseaux, considéré isolément, est donc revêtu par la séreuse sur trois de ses faces : seule, la face qui répond à l’artère voisine (face gauche pour l’aorte, face droite pour la pulmonaire) en est dépourvue.

Sur tous les autres vaisseaux cardiaques, la gaine séreuse est incomplète. — La veine cave supérieure est enveloppée par la séreuse dans ses trois quarts externes et sur une hauteur qui mesure, en moyenne, 30 millimètres sur sa face antérieure, 25 millimètres sur sa face postérieure. — La veine cave inférieure est embrassée par la séreuse sur tout son pourtour, excepté en haut, sur le point qui regarde la veine pulmonaire droite inférieure. La longueur de sa gaine varie de 20 à 25 millimètres. — Quant aux veines pulmonaires droites et gauches, elles ne sont engainées, elles aussi, que dans les deux tiers ou les trois quarts de leur circonférence et sur une longueur de 10 à 12 millimètres. 

Cavité péricardique

La cavité péricardique est l’espace, virtuel à l’état physiologique, compris entre les deux feuillets de la séreuse.

Sa capacité, évaluée par la quantité de liquide que l’on peut injecter dans son intérieur sans déterminer de rupture, varie de 400 à 600 centimètres cubes. Nous avons observé, comme chiffres extrêmes, 860 centimètres cubes sur un homme de soixante-huit ans et 320 centimètres cubes seulement sur une femme de soixante-dix ans.

Les anatomo-physiologistes admettent généralement que, dans les cas de distension brusque de la cavité du péricarde, la mort survient quand l’épanchement atteint 200 à 250 centimètres cubes. Mais, dans les cas où la distension s’effectue lentement, l’épanchement peut aller jusqu’à 1 500 et 2 000 centimètres cubes, quelquefois plus.

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