Formée par la superposition des différentes vertèbres, la colonne vertébrale s’étend de l’atlas à la pointe du coccyx.

Elle se divise, naturellement, en quatre portions, qui sont, en allant de haut en bas :

1° La portion cervicale (colonne cervicale) formée par les sept vertèbres cervicales ;

2° La portion thoracique (colonne dorsale ou thoracique), constituée par les douze vertèbres dorsales ;

3° La portion lombaire (colonne lombaire), formée par les cinq vertèbres lombaires ;

4° La portion sacro-coccygienne ou pelvienne (colonne sacro-coccygienne), comprenant le sacrum et le coccyx.

Envisagée dans son ensemble, la colonne vertébrale nous offre à considérer ses dimensions, sa direction, sa configuration extérieure et intérieure.

Dimensions

Le développement de la colonne vertébrale nous est donné par les trois dimensions suivantes : 1° les dimensions verticales ou longueur ; 2° les dimensions transversales ou largeur ; 3° les dimensions antéro-postérieures ou épaisseur.

Longueur ou hauteur

Chez un homme adulte et de taille moyenne, la hauteur de la colonne vertébrale, mesurée du point le plus élevé de l’atlas au sommet du coccyx, est de 73 à 75 centimètres, qui se répartissent de la façon suivante : pour la portion cervicale, 13 ou 14 ; pour la portion dorsale, 27 à 29 ; pour la portion lombaire, 17 ou 18 ; pour la portion sacro-coccygienne, 12 à 15. Des quatre portions de la colonne vertébrale, la portion thoracique est donc la plus longue. Viennent ensuite, par ordre décroissant, la portion lombaire et les deux portions cervicale et sacro-coccygienne.

Chez la femme, la hauteur de la colonne vertébrale, comme la taille, du reste, est en général moindre que chez l’homme : elle est, en moyenne, de 60 à 65 centimètres.

Les dimensions longitudinales de la colonne vertébrale, relativement très considérables chez l’enfant naissant, augmentent encore jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Elles restent stationnaires chez l’adulte et diminuent ensuite chez le vieillard, par suite de l’affaissement des disques intervertébraux, entraînant comme conséquence une exagération des courbures antéro-postérieures. On observe ainsi, chez le vieillard, une diminution de la taille qui peut aller jusqu’à 5 et 6 centimètres.

Largeur ou diamètre transverse

La colonne vertébrale présente son maximum de largeur au niveau de la base du sacrum, où elle mesure de 10 à 12 centimètres.

Au-dessous et au-dessus de ce point, le diamètre transverse diminue graduellement : au-dessous, il descend jusqu’à zéro (sommet du coccyx) ; au-dessus, il mesure successivement 7 ou 8 centimètres sur la dernière lombaire, 6 ou 7 centimètres sur la première lombaire, 5 à 9 centimètres sur la dernière dorsale, 6 ou 7 centimètres sur la première dorsale, 5 ou 6 centimètres sur l’axis.

L’atlas, s’élargissant considérablement pour supporter la tête, atteint jusqu’à 8 centimètres.

Epaisseur ou diamètre antéro-postérieur

Le diamètre antéro-postérieur de la colonne vertébrale varie surtout avec le degré de projection postérieure des apophyses épineuses. Mesurant 4 centimètres à la région cervicale, il atteint 6 centimètres à la région dorsale et 7 centimètres au niveau du sacrum ou de la dernière lombaire. Au-dessous du sacrum, il diminue rapidement, par suite de l’atténuation et de la disparition graduelle des apophyses épineuses et du canal vertébral.

Direction

La colonne vertébrale n’est pas rectiligne. Elle présente, chez tous les mammifères, une série d’inflexions ou courbures, fort variables, pour chacun d’eux, par leur nombre, leur situation et leur mode d’orientation. Chez l’homme, ces courbures sont de deux ordres : les unes se produisent dans le plan sagittal ; ce sont les courbures antéro-postérieures ; les autres se développent dans le plan frontal, ce sont les courbures latérales.

Courbures antéro-postérieures

Les courbures antéro-postérieures sont, chez l'homme, au nombre de quatre : la première correspond à la région cervicale et est convexe en avant ; la deuxième correspond à la région dorsale et présente sa convexité dirigée en arrière ; la troisième, convexe en avant comme la courbure cervicale occupe la région lombaire ; la quatrième, enfin, correspond à la région sacro-coccygienne et dirige sa convexité en arrière.

De ces quatre courbures, trois sont constituées par des éléments mobiles, donc susceptibles de variation, suivant l’attitude de l’individu : ce sont les courbures cervicale et lombaire qui sont d’ailleurs de beaucoup les plus modifiables. La courbure lombaire est une adaptation de la colonne vertébrale à la station bipède. L’homme, qui est le seul être dont la locomotion soit localisée aux membres inférieurs, présente seul une courbure lombaire. Chez lui la tête est articulée avec l’atlas près de son centre de gravité de telle sorte qu’une faible action musculaire des muscles de la nuque suffit à la maintenir en équilibre. Mais dans la station verticale, le poids des viscères thoraco-abdominaux entraîne le tronc en avant. Pour neutraliser cette action de la pesanteur il existe des éléments d’ordre statique et d’ordre dynamique. Au point de vue statique, les trois courbures alternatives de la colonne vertébrale, sont de première importance : elles ramènent la ligne de gravité de la tête et du tronc dans l’axe de sustentation qui passe par le bassin. C’est celui-ci qui sert de point d’appui à la colonne vertébrale, et c’est sur lui que s’insèrent les muscles extenseurs et les muscles fléchisseurs de la colonne (éléments dynamiques) dont la contraction assuré l’équilibre vertébral en toutes positions.

Chez les quadrupèdes, la courbure lombaire fait défaut. La courbure dorsale s’étend aux lombes et forme un arc dont la concavité est ventrale ou antérieure. La colonne ressemble à une sorte de pont dont les deux extrémités sont portées par les membres antérieurs et par les membres postérieurs. Dans la station, le quadrupède possède 4 piliers. Dans la course, il se sert alternativement ou simultanément mais en diagonale du train de devant et du train de derrière ; dans le galop et dans le saut, les deux trains primitivement rassemblés s’écartent simultanément l’un de l’autre. Quel que soit le mode de locomotion, dans la marche ou la course, la courbure dorso-lombaire se redresse d’abord plus ou moins puis revient à sa forme primitive.

 

Courbures antéropostérieures de la colonne vertébrale.

 

Morphologiquement elle présente la signature de ce mode de locomotion. En effet, envisagée à ce point de vue la courbure dorso-lombaire peut se diviser en deux parties : l’une est antérieure, et ses apophyses mineuses sont inclinées en arrière (action des muscles agissant sur la partie antérieure de la colonne vertébrale) ; l’autre, est postérieure, et ses apophyses épineuses sont dirigées en sens contraire, c’est-à-dire en avant. Le point où se produit le changement de direction de ces apophyses forme la limite entre les deux trains. Le fait est de toute évidence. Chez les carnassiers il est situé entre l’avant-dernière dorsale qui porte une côte complète et la dernière qui ne supporte qu’une côte flottante.

Chez l'homme il n’y a qu’un seul train locomoteur, c’est le tram postérieur ou inférieur. Aussi toutes les apophyses épineuses sont-elles soit fortement inclinées en bas, c’est-à-dire en arrière, si l’on suppose l’individu à quatre pattes, ou horizontales (région lombaire) mais elles ne sont jamais inclinées en avant. Ces caractères d’adaptation à la station bipède se rencontrent encore dans les apophyses transverses lombaires qui restent, comme les apophyses épineuses correspondantes, perpendiculaires au grand axe- rachidien.

L’étendue et la flèche des courbures antéro-postérieures de la colonne vertébrale est donc d’origine mécanique. L’inflexion lombaire qui contribue à relever le tronc et reporte la ligne de gravité en arrière de l’axe des articulations de la hanche n’existe d’ailleurs pas à la naissance ou tout au moins elle est à peine marquée. Elle se développe lorsque l’enfant commence à marcher, c’est-à-dire lorsqu’il s’adapte vraiment à la station bipède. Elle paraît d’ailleurs être d’acquisition relativement récente puisque dans la race préhistorique de Néanderthal elle est à peine ébauchée. Dans cette incurvation lombaire il faut tenir compte non seulement du dispositif osseux, le corps vertébral de plusieurs vertèbres et surtout de la cinquième vertèbre lombaire étant en effet plu& haut en avant qu’en arrière, mais aussi de la hauteur des ménisques fibro-cartilagineux intervertébraux lombaires (Voy. Arthrologie) dont l’épaisseur n’est pas la même chez tous les individus ni dans toutes les races.

Il existe enfin une différence suivant les sexes. La courbure lombaire est plus développée chez la femme que chez l’homme, non seulement à l’état adulte, mais même dans l’enfance. Charpy, qui a mis ce fait en évidence par des mensurations précises, l’attribue avec raison à l’influence des circonstances qui sont spéciales au sexe féminin : « En première ligne, dit-il, se place la grossesse qui oblige la colonne dorsale à se reporter en arrière et impose aux muscles lombaires extenseurs et incurvateurs un effort proportionnel au poids surajouté du côté de la flexion. Et ce n’est pas seulement pendant quelques mois que cet effort se manifeste ; souvent, toute la vie, persiste un affaiblissement de la paroi abdominale, qui laisse prédominer les muscles redresseurs antagonistes. Il est nature], de croire que c’est l’attitude de la grossesse qui, poursuivie dans une série incalculable de générations, a fini par créer un type héréditaire et originel, indiqué vaguement dès le premier âge, nettement accusé à la puberté et recevant tout son développement par les fonctions maternelles de la gestation et du port de l’enfant allaité. »

Les diverses inflexions antéro-postérieures que présente la colonne vertébrale auraient pour effet, d’après la plupart des auteurs, d’augmenter sa résistance, en vertu de ce principe de physique que, de deux colonnes élastiques égales d’ailleurs, celle qui présente des courbures alternatives, oppose plus de résistance aux pressions verticales que celle qui est rectiligne : la résistance de cette dernière étant de 1, la résistance de la colonne courbe est égale au nombre de ses courbures élevé au carré plus uni (=C2 + 1). Si ce principe était applicable dans toute sa rigueur à la colonne vertébrale des mammifères, la résistance de cette colonne chez l’homme serait plus que décuplée par la présence de ses quatre courbures. Sa résistance, en effet, serait représentée par la formule 42 + 1 = 17 : elle serait 17 fois plus forte.

Cette conclusion mathématique nous semble très discutable. Avec Pravaz, et plus récemment avec Gallois et Japiot, nous pensons que la résistance du rachis avec ses- quatre courbures n'est pas assimilable à une lame élastique dont la réaction contre les puissances qui agissent sur elle dans le sens de la longueur est en raison directe du carré du nombre de ses courbures. En effet la colonne vertébrale n’est pas un ressort, bien que les différentes parties qui la constituent soient séparées par des disques élastiques.

Comme Pravaz, nous pensons que le but des courbures est de ramener le centre de gravité du corps sur la base de sustentation et par conséquent de favoriser la station debout. Nous ajouterons même que la statique bipède et la courbure lombaire sont indissolublement liées l’une à l’autre. L’examen des squelettes préhistoriques nous montre le développement de la courbure lombaire parallèle à celui du redressement du tronc. Les modifications des courbures ont comme conséquence, qu’elles soient physiologiques ou pathologiques, de modifier la statique du tronc.

Courbures latérales

Les courbures latérales, pour être moins prononcées et moins constantes que les courbures antéro-postérieures, n’en existent pas moins dans la plupart des cas. Il suffit, pour s’en convaincre, le sujet étant éviscéré et le rachis suffisamment nettoyé, de tendre sur sa face antérieure un fil allant du milieu de l’atlas au milieu de la cinquième lombaire : on constate alors que l’axe de la colonne rachidienne n’est presque jamais en parallélisme avec le fil, mais s’infléchit par places, soit à droite soit à gauche.

En fait, Bouvier a rencontré ces réflexions latérales 28 fois sur 80 sujets âgés de plus de vingt ans. Péré (1900), de son côté, sur 100 sujets adultes qu’il a examinés à ce point de vue, a constaté leur existence sur 98 ; sur 7 seulement, la colonne était droite. Les incurvations latérales du rachis constituent donc un état normal.

Le type que l’on rencontre le plus souvent, le type habituel, nous présente trois courbures savoir : 1° une courbure cervicale, à convexité tournée à gauche, allant de la troisième ou de la quatrième cervicale à la troisième ou à la quatrième dorsale ; 2° une courbure dorsale, à convexité tournée à droite, allant de la quatrième dorsale à la huitième dorsale ; son sommet se trouve situé, d’ordinaire, au niveau du disque qui sépare la cinquième vertèbre de la sixième (Péré) ; 3° une courbure lombaire, à convexité tournée à gauche. Sur ces trois courbures, la courbure dorsale ou moyenne est la couine principale, la courbure originelle. Au-dessus et au-dessous d’elle se sont formées les deux autres, uniquement pour rétablir l’équilibre du tronc et redresser sa ligne de^ gravité : elles deviennent ainsi, suivant qu’on considère leur genèse ou leur raison d’être, As courbures secondaires, des courbures consécutives, des courbures de compensation. La disposition anatomique qui caractérise le type que nous venons de décrire est exactement la même, on le voit, que celle de la scoliose, et l’on peut considérer cette scoliose comme n’étant que l’exagération, le passage à l’état pathologique d’un type anatomique lui existe normalement. Il y a déjà longtemps que Bouvier a parlé d’une scoliose philologique : les faits d’observations sont de tous points favorables à cette manière de von.

Mais si le type précité, à courbure dorsale droite, est le type habituel, il n’est pas le type constant. On peut observer, sur certains sujets, trois courbures analogues, mais de -ns contraire, c’est-à-dire : à convexité droite pour la courbure cervicale, à convexité droite pour la courbure dorsale, à convexité droite pour la courbure lombaire. C’est le type inversé de Charpy.

Courbures latérales de la colonne vertébrale.

I, type habituel ; II, type habituel inversé ; III, type à cinq courbures.

 

Nous ferons remarquer en plus que, dans l’un et l’autre types, qu’il s’agisse du type habituel ou du type inversé, ce type peut être simplifié ou compliqué (Péré) : simplifié par la disparition de l’une ou l’autre des courbures secondaires, quelquefois des deux ; compliqué par l’adjonction de nouvelles courbures secondaires, c’est ainsi qu’on rencontre des colonnes à quatre et même à cinq courbures. Nous signalerons enfin, avec Charpy, le type à courbure lombaire prédominante : la courbure lombaire étant dans ce cas la courbure originelle, les autres (y compris la courbure dorsale) deviennent de simples courbures de compensation.

Les observations de Péré et de Charpy ont conduit ces deux anatomistes à considérer les variations individuelles des courbures latérales du rachis comme entièrement indépendantes de la situation de l’aorte thoracique, c’est-à-dire qu’elles ne sont nullement influencées par le fait que l’aorte descend sur le flanc gauche (ce qui est l’état normal) ou chemine sur le flanc droit (comme cela s’observe dans la transposition des viscères). C’est là une constatation fort importante, comme nous allons le voir.

Parmi les explications, et elles sont nombreuses, qui nous ont été données des courbures latérales du rachis, l'une des plus anciennes, celle à coup sûr qui a rallié le plus grand nombre de partisans, est la théorie de Sabatier, qui date de 1781 et qui a été adoptée aune époque plus récente (1858) par Bouvier. Elle peut être résumée comme suit : la courbure dorsale a pour cause la présence sur le flanc latéral gauche du rachis de l'aorte thoracique, laquelle déprime la colonne dorsale et la fait bomber à droite. Un fait qui n'est contesté par personne, c’est que l'aorte, analogue en cela à toutes les artères qui cheminent sur des plans squelettiques, laisse son empreinte sur le côté gauche du rachis, empreinte qui se traduit par une dépression ou même par une véritable gouttière. Mais cette empreinte, empreinte aortique, gouttière aortique, ne doit pas être confondue avec l'incurvation latérale du rachis : les deux faits anatomiques, certains tous les deux, sont, comme nous l’avons déjà dit plus haut, entièrement indépendants l’un de l’autre.

Les artères, en passant sur des os, peuvent y laisser des empreintes, y creuser des gouttières : mais, en aucun cas, ils ne les refoulent et ne les contraignent à changer de direction. Exemple : la première côte, au niveau de la sous-clavière, présente une gouttière manifeste, mais cette gouttière, qui occupe la face supérieure de l’os, ne se traduit sur la face opposée par aucune trace de refoulement. Autre exemple : la surface endocrânienne, sur le passage des rameaux de la méningée moyenne, se creuse en une série de gouttières ramifiées ; mais la surface exocrânienne n'en est pas moins lisse et unie, ne présentant aucun vestige des gouttières précitées.

Les arguments qu’on a fait valoir contre la théorie aortique de Sabatier sont nombreux. Nous ne rappellerons que les suivants. C’est d’abord l'absence des courbures latérales dans le jeune âge, alors même que l’aorte thoracique présente, avec le rachis, les rapports de contact qu’il aura plus tard chez l’adulte. C’est ensuite l'absence de ces mêmes courbures chez les animaux (Beaunis, Péré), dont la colonne vertébrale, cependant, est parcourue sur son flanc gauche, exactement comme chez l’homme, par la portion descendante de l'aorte thoracique. Mais l’argument le plus probant est celui-ci : sur des sujets où existait une transposition des viscères, où l’aorte par conséquent descendait sur le côté droit de la colonne, la courbure dorsale n’en conservait pas moins son orientation habituelle : sa convexité était tournée à droite et le tronc artériel reposait sur une convexité. Or, Péré a rapporté, dans sa thèse, vingt faits de cette nature.

On a encore invoqué, pour expliquer la courbure dorsale à convexité droite : 1° le poids des viscères (Desruelles), qui, étant plus considérable à droite qu’à gauche (à cause du foie), oblige la colonne, pour le maintien de l’équilibre, à s'infléchir à gauche; 2° le décubitus latéral de l’embryon et du fœtus ; 3° l’asymétrie bilatérale, d’après laquelle, le corps se développant plus du côté droit que du côté gauche, le côté droit tend à attirer à lui la colonne dorsale, Mais ces diverses théories n’ont pas plus de valeur que la théorie aortique.

Il paraît rationnel aujourd’hui de rattacher les courbures latérales du rachis à une action musculaire qui, prédominante à droite, porte le rachis de son côté. C’est, comme on le voit, un retour aux idées de Bichat, qui avait nettement signalé la courbure dorsale et qui l’expliquait ingénieusement par l'habitude que nous avons de nous servir de préférence de la main droite, le corps s’inclinant naturellement à gauche toutes les fois que nous faisons effort avec cette main. C’est à cette théorie de l'action musculaire que se sont rangés Antonelli (Inst, di Anat. topogr., Napoli, 1890), Péré et Charpy. Nous l’adoptons entièrement. Donc, nous avons une courbure dorsale et cette courbure est à convexité droite, uniquement parce que nous sommes droitiers ; et cela est si vrai que, chez les gauchers, chez la plupart des gauchers tout au moins, la même courbure existe, mais dirigée en sens inverse.

Mais, il faut bien le reconnaître, cette action musculaire qui, en s’exerçant inégalement sur les deux côtés delà colonne, amène celle-ci à s’incurver latéralement, cette action, disons-nous, n’est pas toujours simple : et, si l'influence du membre supérieur est prépondérante, à cette influence vient, dans la plupart des cas, s’en joindre d’autres moins importantes, soit pour s'ajouter à elles (produisant alors les mêmes effets), soit pour la contrarier (produisant alors des effets opposés) : tels sont l'habitude du hancher (Shaw), surtout quand cette attitude est habituelle et se produit toujours sur le même côté ; le décubitus latéral pendant le sommeil et, à l’état de veille, toutes les études professionnelles, toujours si nombreuses et si variées. Nul doute que ces attitudes professionnelles, qui se répètent chaque jour et qui sont chaque fois de longue durée, n’aient aussi leur part dans les diverses inflexions de la colonne vertébrale.

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