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Varia

A. Symington (Journ. of. Anatomy, 1889, p. 653) a trouvé, sur les deux temporaux d'un même crâne, l'écaille distincte du reste de l'os et mobile sur lui, mais ne pouvant cependant être complètement détachée, parce qu'elle s'accroche avec le tegmen tympini. Pour désarticuler l'écaille, Symington a dû briser quelques prolongements du tegumen tympani : il a alors constaté que l'écaillé forme la paroi externe de la chambre supérieure de la cavité tympanique et de l'antre pétreux, et que la trompe osseuse a ses parois entièrement formées par le rocher et la gouttière tympanique, et est située an peu en dedans de l'angle pétro-squameux. Ce cas est très rare: l'auteur n'en a pas trouvé d'autre exemple; la persistance dos sutures est assez commune mais ici il y avait indépendance complète de la portion écailleuse, disposition que l'on observe sur beaucoup de mammifères.

B. La fissure tympano-squameuse est ordinairement appelée tympano-mastoïdienne, dénomination impropre puisque le tiers antérieur de l'apophyse mastoïde appartient à l'écaille.

C. Très souvent l'extrémité postérieure de la gouttière pétro-squameuse ne prend pas naissance directement dans la gouttière du sinus transverse, mais dans un canal qui se perd dans l'épaisseur de l'os ou aboutit dans la gouttière du sinus transverse. Son extrémité antérieure n'aboutit pas toujours dans la gouttière méningée moyenne quelquefois elle aboutit à un canal qui se perd dans l'épaisseur de l'os. La partie moyenne de la gouttière peut être, elle aussi, transformée en canal par une lamelle osseuse. Sur un temporal de ma collection, la gouttière transformée en canal sur une partie de son trajet allait s'ouvrir dans la scissure do Glaser par un trou dont le diamètre n'avait pas moins de deux millimètres. Deux fois sur quarante crânes examinés, on a vu partir du tiers antérieur de la gouttière petro-squameuse, un canal qui, après un trajet contourné, venait s'ouvrir à la face supérieure de la base de l'apophyse zygomatique. On donne à ce canal, qui n'est autre chose qu'un des canaux agrandis dont le fond de la gouttière est criblé, le nom de canal zygomatique. Sur un crâne de ma collection, ce canal était double et s'ouvrait par une de ses branches immédiatement au-dessous du tubercule zygomatique antérieur.

D. L'épine tympanale doit être rattachée à la portion tympanique pour des raisons que j'ai exposées ailleurs ‘in Anatomie médico-chirurgicale page 224).

E. Le grand axe de la cavité glénoïde et celui du condyle ne sont point exactement transversaux ils se dirigent très obliquement en dedans et en .arrière j'insisterai sur ce point à propos de l'articulation temporo-maxillaire.

F. La face antérieure de la portion tympanique est mince et parfois perforée vers sa partie centrale. Cette perforation peut résulter d'un vice de développement ou de l’usure par frottement de l'angle interne du condyle du maxillaire inférieur.

G. Le sac endolymphatique, n'a pas de paroi propre, car il est constitué par un dédoublement de la dure-mère, revêtu d'une couche endothéliale ; c'est ainsi qu'il est représenté dans le traité de Key et Retzius et ailleurs ceux qui l'ont représenté depuis avec une paroi ont fait une innovation bien malheureuse.

H. Les auteurs appellent l'antre pétreux antre mastoïdien, bien qu'il soit situé tout entier dans la portion pétreuse du rocher ; ce point a une grande importance chirurgicale.

I. L'extrémité interne du bord supérieur du rocher est parfois unie à la lame quadrilatère du sphénoïde par une languette osseuse sous laquelle s'engage le sinus pétreux supérieur.

J. Sur le bord supérieur du rocher, on voit très nettement, sur des temporaux de nouveau-nés, une fosse, la fossa subarcuata, qui donne passage à un prolongement dure-mérien et à de nombreux vaisseaux destinés à la nutrition du temporal; on peut facilement suivre ces vaisseaux jusque dans la portion mastoïdienne. Par les progrès de l'ossification, l'énorme fossa subarcuata se comble chez l'adulte, elle n'est plus représentée que par une dépression ou cicatrice.

K. -L'apophyse mastoïde n'existe pas chez le nouveau-né; elle commence à apparaître seulement vers l'âge de deux ans, sur la base de la portion pétreuse. La forme et le volume de l'apophyse mastoïde sont très variables.

L.- P. Poirier montré à la Société Anatomique et déposé au musée de l'Ecole Pratique une pièce très rare, sur laquelle on voit un véritable enroulement do la face externe de l'apophyse mastoïde dans le fond du sillon pétro-squameux externe il s'agit bien d'un enroulement et non d'un recouvrement de l'apophyse par l'écaille l'enroulement est démontré par le trajet spiroïde du sillon et même par ce fait que la rainure digastrique est devenue transversale. Sur ce même temporal, on voit un sinus pétro-squameux très bien formé, qui va s'ouvrir dans la cavité glénoïde par un orifice de 2 mm. de diamètre.

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