Ce sont généralement des formations spécialisées dans le traitement des stimuli. On en trouve au niveau de l'œil, du nez, de la peau, de la muqueuse bucco- linguale, des articulations...

 

On va s'intéresser particulièrement aux récepteurs trouvés au niveau de la peau et des propriocepteurs situés dans certains systèmes du corps (musculo-articulaires).

Les différents types de récepteurs sensoriels

 

Chaque récepteur sensoriel reconnaît un stimulus qui lui est propre : stimulus adéquat.

 

Exterorécepteurs

 

Ils sont situés au niveau des organes des sens.

 

Ils sont classables en fonction du stimulus reconnu (mécanorécepteur, nocirécepteur, etc...)

 

Interorecepteurs

 

Viscérocepteurs

 

Ils concernent le contrôle de l'activité végétative ; le baroréflexe par exemple.

 

Propriocepteurs

 

Ils renseignent sur le schéma corporel c'est à dire la façon dont nous sommes situés dans l'espace.

 

Notons principalement les propriocepteurs de l'appareil locomoteur

 

Il y a aussi les propriocepteurs encéphaliques (oreille interne) qui donnent des informations sur la position du corps dans les 3 dimensions de l'espace (plan Galiléen). Cela est conditionné par la force de gravité .On s'oriente par rapport à cette force, ce qui permet de se demander comment nous (Humains) évoluerions si nous restions plusieurs générations dans l'espace, en apesanteur ...

 

Les propiocepteurs sont des récepteurs, qui jouent un rôle important dans la sensibilité consciente. Ils permettent, entre autres, au niveau plantaire l'analyse du poids corporel.

 

Les nocicepteurs et les thermorécepteurs. En bref, on verra la sensibilité qui nait à l'intérieur de soi et au niveau de la peau.

 

Terminaison périphérique d'un neurone afférent primaire :

 

C'est une terminaison nerveuse libre. Cette fibre est toujours de petit calibre, qu'elle soit myélinisée ou pas.

 

Les différents types de fibres myéliniques : fibres Aδ quand elles viennent de la peau (Erlanger), fibres III quand elles viennent des muscles (Lloyd)

 

Les différents types de fibres amyéliniques : fibres C ou IV (selon la classification) On dira que c'est une terminaison nerveuse libre qui joue le rôle de récepteur sensoriel.

 

EIément accessoire

 

C'est un élément en contact avec la terminaison de l'afférence primaire. Il est souvent constitué d'une structure encapsulée (généralement une gaine de conjonctive), d'un enroulement particulier de cytoplasme autour de l'afférence. Cet élément accessoire va se déformer, mécaniquement, quand la stimulation arrive.

 

Elément spécialisé

 

C'est un élément qui va activer d'abord une cellule réceptrice particulière en contact avec l'extrémité de l'afférence.

 

Les cellules ciliées de l'oreille interne, où les mouvements des cils modifient la fréquence des décharges ou génèrent des influx en sont un exemple.

 

Codage des stimulus

 

II y a une installation quasi immédiate puis un plateau (voir sans maintient). II existe donc un aspect dynamique ou phasique , un aspect tonique (maintient). II peut aussi exister des stimulations sinusoïdales (ondes de propagation) avec une fréquence donnée reconnues par les cellules de l'oreille moyenne (audition).

 

Quelque soit le type de récepteur, il est sensible à un certain type de stimulus. Tout stimulus possède en lui-même une certaine énergie et le récepteur utilise cette énergie incidente pour la transducter en énergie électrique et générer au niveau de l'afférence primaire des potentiels d'action. Cette transduction est fonction de l'intensité de la stimulation.

 

L' énergie incidente va être codée en fréquence impulsionnelle (fréquence de décharge), en fonction de l'amplitude du potentiel générateur.

 

Pour tout stimulus on a une phase d'installation (dynamique), de maintien (statique) non obligatoire, de disparition (dynamique).

 

Certains récepteurs sensoriels ne sont sensibles qu'à la phase dynamique ou statique

 

II y a un changement de polarité et une dépolarisation plus ou moins importante,en fonction du stimulus. Au niveau de la membrane cytoplasmique, il y a des rentrées de Na+. Le tout se déroule selon un phénomène électronique : la loi d' Ohm (s'épuise rapidement).

 

Dans une fibre amyélinique, les canaux voltage dépendants se trouvent dès la fin de l'arborescence.

 

Si on délivre trois stimuli de trois intensités différentes, et que l'on place des microélectrodes au niveau de l'extrémité periphérique près du récepteur sensoriel au contact du premier nœud de Ranvier au contact de la fibre (2ème ou 3ème nœud).

 

Pour chaque stimulus qui arrive au niveau d'un récepteur sensoriel l'E perçue au niveau de l'extrémité de la fibre va être capable de la dépolariser ,donnant un potentiel récepteur (entrée de Na+).

 

Deux situations sont alors possibles :

 

Le potentiel récepteur est transmis jusqu'au premier nœud de Ranvier puis disparaît. II est régénéré car d'autres potentiels récepteurs arrivent des ramifications

 

Si la dépolarisation n'atteint pas le seuil ; stimulus non-liminaire (rien d'autre ne se passe).

 

Si le seuil est atteint les potentiels d'action vont se régénérer selon la loi du tout ou rien. Selon la durée et/ou l'amplitude de la stimulation, la fréquence sera plus ou moins grande.

 

L'intensité du stimulus est codée en fréquence impulsionnelle (Fi).

 

Fi max. =1 kHz

 

Fi moyenne chez l'homme = 200 à 400 Hz

 

Pour atteindre 1 kHz il faut tenir compte de la période de réfraction absolue et relative.

 

Adaptation des récepteurs

 

Pour savoir si un récepteur sensoriel peut coder pendant longtemps un stimulus il faut enregistrer sur une longue période et compacter l'échelle du temps ,ce qui fait, qu'en enregistrement extra-cellulaire on verra des spikes de décharge.

 

Récepteur à adaptation lente

 

Pendant toute la durée de la stimulation, la fréquence de décharge reste toujours égale à elle-même (un peu plus grande au départ). II y a possibilité de coder la durée totale de la déformation et son intensité. Il ne s'adapte pas à la stimulation.

 

Les récepteurs des fuseaux neuromusculaires en sont un exemple.

 

Récepteurs à adaptation rapide :

 

Ils ne sont sensibles qu'à la l'installation de la stimulation et s'arrêtent de décharger quand elle est finie. Ils sont donc sensibles aux vitesses et aux accélérations de la stimulation(phase dynamique). On a affaire à un récepteur de type « On ».

 

Le Corpuscule de Pacini en est un exemple.

 

Récepteurs ON-OFF

 

Ce sont des récepterus sensoriels à adaptation rapide qui sont sensibles à la phase d'installation et de disparition. Le système nerveux central analyse alors la vitesse d'apparition, de disparition ,la durée...

 

Il y a donc des nuances .On peut favoriser l'une ou l'autre de ces capacités.

 

La somesthésie

 

Ce sont tous les mécanismes nerveux permettant de recueillir l'information sensorielle provenant du corps et /ou qui s'exerce sur lui. L'ensemble de ces mécanismes aboutit à une représentation consciente du corps humain. C'est la notion de schéma corporel ou sensibilité consciente de son propre corps.

 

II y a deux classifications somesthésiques mais la seconde est plus intéressante car elle prend en compte l'origine de la stimulation.

 

Pour la peau, une pression (perpendiculaire) Vibration (très bref) Chatouillement (le long de la peau).

 

Sensibilité proprioceptive : la plante donne des informations sur la position du centre de gravité.

 

Certains récepteurs sensoriels du mésentère donnent des infos sur le poids corporel (en post-prandial,les astronautes ne sentent rien).

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