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Faux du cervelet

La faux du cervelet ou petite faux est, comme la grande faux dont elle semble la continuation, dirigée d'arrière en avant sur la ligne médiane, depuis la protubérance occipitale interne jusqu'au trou occipital. Sa base, qui regarde en haut, se fixe à la face inférieure de la tente cérébelleuse sur une longueur de 20 à 25 millimètres; son sommet finit en se bifurquant sur les côtés du trou occipital et contient dans ses branches de division les sinus occipitaux. Le bord postérieur, convexe, est attaché à la crête occipitale interne; le bord antérieur, concave, libre, occupe l'échancrure postérieure du cervelet. Ses fonctions sont analogues à celles de la grande faux. Ou a vu la faux du cervelet déjetée d'un côté, absente partiellement ou totalement, double, même triple, bifurquée en bas ou bien réunie dans ses deux branches par un repli falciforme. Plusieurs de ces anomalies sont en rapport avec la présence d'une fossette médiane sur l'occipital.

La nature et la disposition de ces grandes cloisons, faux et tente du cerveau et du cervelet, suggèrent deux remarques Intéressantes. Tout d'abord nous devons les considérer comme des replis ou des émanations de la dure-mère totale, avec les deux feuillets externe et interne dont nous parlerons plus loin; car ces cloisons sont susceptibles de s'ossifier. La faux du cerveau est osseuse complètement chez le dauphin, partiellement chez le phoque; la tente du cervelet l'est aussi chez beaucoup d'animaux, et même chez l'homme il n'est pas rare, dans certaines conditions, telles que la sénilité, l'aliénation, de rencontrer des ossifications plus ou moins vastes de la faux du cerveau. Aussi a-t-on pu dire que ces cloisons appartenaient à l'ossature crânienne. En second lieu la grande cavité crânienne se trouve divisée en trois cavités secondaires ou loges, une Inférieure ou cérébelleuse et deux supérieures ou cérébrales; ce fait est important, comme l'a montré Niemeyer, pour l'interprétation des phénomènes des maladies en foyer. telles qu'une hémorragie, un abcès, une tumeur. La loge cérébelleuse est la mieux fermée par la gouttière basilaire, la tente du cervelet et la partie Inférieure de l'occipital; elle communique en bas avec la cavité rachidienne par le trou occipital (trou occipito-inférieur), en haut avec les loges cérébrales par le trou ovale de Pacchioni (trou occipito-supérieur). On conçoit qu'une affection évoluant dans cette loge fermée amène la compression des organes qui y sont contenus, et qu'en particulier sur le bord coupant et fibreux du trou ovale puissent se produire un étranglement du pédicule cérébral, une compression des veines de Galien. Les loges cérébrales droite et gauche ne sont complètement indépendantes qu'en arrière, où la base de la faux les isole sur une longueur de a à centimètres, et en avant, au point d'attache de cette même faux sur l'apophyse crista-galli partout ailleurs elles communiquent par-dessous la faux ou même a travers elle, dans sa portion fenêtrée; mais malgré cela la distinction des deux cavités reste encore très marquée, et ce n'est pas sans raison que les anciens anatomistes appelaient la grande faux, le médiastin du cerveau.

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