Considérations générales concernant les cellules nerveuses des centres : situation, variétés de formes et volume.

Situation

Les cellules nerveuses, sauf quelques exceptions, ne se rencontrent guère que dans les parties grises, et c’est à leur présence, tout particulièrement aux corpuscules pigmentaires contenus dans leur protoplasma, que la substance grise doit la coloration plus ou moins foncée qui lui est propre. Cette coloration peut même, par suite de l’abondance du pigment, devenir noirâtre : tels sont le locus cœruleus du quatrième ventricule et le locus niger du pédoncule cérébral.

Variétés de formes

Les cellules nerveuses, suivant les points où on les examine, peuvent être globuleuses, ovoïdes, pyramidales, fusiformes, étoilées, etc. Mais elles ont un caractère commun : c’est de donner naissance à leur périphérie à un certain nombre

Les types de cellules nerveuses.

 1, cellule de Purkinje du cervelet. — 2, cellule de la corne d'Ammon. — 3, cellule radiculaire de la moelle. — 4, cellule pyramidale de l'écorce cérébrale.

Cylindraxe en rouge ; dendrites en noir.

 

de prolongements. On distingue ainsi des cellules unipolaires avec un seul prolongement des cellules bipolaires, multipolaires. La cellule nerveuse apolaire, c’est-à-dire sans prolongement, ne se rencontre pas chez l’homme à l’état adulte, c’est un stade évolutif embryonnaire des cellules nerveuses. Cette classification est incomplète. Il serait mieux de lui substituer celle de Cajal. Avec l’éminent neurologiste, nous distinguerons :

  1. les cellules étoilées, dont les prolongements rayonnent dans toutes les directions (3) ; exemple : les cellules radiculaires de la moelle ;
  2. les cellules avec un gros tronc protoplasmique terminé par des ramifications en panache et émiettant sur son trajet des ramifications secondaires ; exemple : les cellules pyramidales de l’écorce (4) ;
  3. les cellules à panache, opposito-polaires, avec un tronc long, ramifié, et à l’opposé un faisceau de dendrites ; exemple : les cellules de la corne d’Ammon (2) ;
  4. les cellules à arborisations protoplasmiques monopolaires, dont les troncs protoplasmiques et les dendrites se détachent du même côté, côté opposé à l’axone ; exemple : les cellules de Purkinje du cervelet (1).

Volume

Très différentes par leurs formes, les cellules nerveuses le sont aussi par leur volume. Chez certains poissons, les cellules radiculaires atteignent 500 µ et sont visibles a l’œil nu ; chez l’homme, il existe des cellules géantes, telles celles de l’écorce motrice du cerveau qui mesurent 70 à 80 µ ; celles des cornes antérieures de la moelle atteignent 100 à 130 µ. Elles sont moins volumineuses dans les régions sensitives, dans les cornes postérieures par exemple. Les plus petites, 5 à 6 µ, donc de dimensions comparables à celles d’un globule rouge, se rencontrent dans l’écorce du cervelet (grains).

Il semble qu’il y ait dans certaines limites un rapport entre la taille de l’animal et le volume d’une même variété de cellule. Mais la taille d’une cellule paraît surtout en rapport avec la longueur du neurite. Elle semble aussi dépendre du diamètre et surtout du nombre et des dimensions de ses ramifications. D’après Cajal, l’étendue des ramifications dernières de l’axone commanderait le volume de la cellule : la taille de la cellule dépend du degré d'élévation de son fonctionnement (Athias).

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