Les troncs collect­eurs des veines de l'avant-bras occupent la face antérieure du membre. Ils sont au nombre de trois la veine radiale superficielle, la cubitale superficielle et la médiane.

Veine radiale superficielle

 

La radiale superficielle ou céphalique de l'avant-bras, large de 5 à 6 millimètres, commence sur la face dorsale de la main, au niveau du poignet, puis monte en contournant le bord externe du radius et, se plaçant sur la face antérieure de l'avant-bras, en avant du long supinateur, se termine au milieu du pli du coude. Son trajet hélicoïdal est d'autant plus accusé qu'elle se continue en réalité avec la médiane basilique.

 

Elle est accompagnée par des vaisseaux lymphatiques et par des branches du nerf musculo-cutané qui la suivent jusque près du poignet. Elle possède de 4 à 7 valvules.

 

Elle a pour origines principales la céphalique du pouce et la veine métacarpienne du premier espace, accessoirement des branches externes du réseau dorsal. Elle est la principale voie émissaire de ce réseau. Sur son trajet, elle reçoit par son bord interne des veines de la face antérieure de l'avant-bras, par son bord externe des branches de la face postérieure; en outre, des perforantes qui l'unissent aux radiales profondes, à l'arcade palmaire profonde et aux interosseuses antérieures. Elle est aussi reliée, sur la face postérieure, à la cubitale superficielle par une ou deux grosses anastomoses obliques qui lui amènent le sang d'une partie du réseau interne.

 

Fréquemment la partie radiale du réseau postérieur de l'avant-bras se déverse dans un tronc collecteur indépendant (veine radiale accessoire ou postérieure) qui aboutit à la veine médiane céphalique ou même à la céphalique.

 

Veine cubitale superficielle

 

Large de 5 millimètres, garnie de 6 ou 7 valvules, la cubitale superficielle, ou basilique de l'avant-bras, commence sur le dos du poignet, en haut du 4ème espace interosseux, contourne en dessus ou en dessous la tête du cubitus, puis remonte sur le bord interne ou sur la face antérieure de l'avant-bras, le long du cubital antérieur, et se termine à la partie inférieure du bras, au-dessus et en avant.de l'épitrochlée, où, par son union avec la médiane basilique, elle devient la veine basilique. Son trajet spiroïde est moins prononcé que celui de la radiale. Elle est, elle aussi, accompagnée par des lymphatiques et des branches nerveuses du brachial cutané interne.

 

Elle a pour origines la salvatelle proprement dite (veine du bord interne de la main) et la 4ème ou même la 3ème veine métacarpienne, qui lui amènent le sang de la partie interne du réseau dorsal. Ses branches afférentes sont des veines de l'éminence hypothénar et des parties antérieure et postérieure de l'avant-bras. Elle reçoit au niveau du poignet une anastomose importante qui l'unit à l'arcade palmaire profonde et aux veines cubitales profondes; le réseau qui couvre les deux faces de l'avant-bras l'a fait communiquer avec la radiale superficielle et la veine médiane.

 

Il existe souvent une cubitale accessoire cubitale postérieure de Cruveilhier) parallèle à la cubitale principale ou cubitale antérieure, mais naissant à un niveau plus élevé et se plaçant au-dessus et en arrière d'elle. Elle se termine dans la cubitale ou dans la basilique. Au reste, la disposition terminale de ces deux veines est assez inconstante et l'on voit si fréquemment la cubitale antérieure se jeter dans la médiane basilique ou dans la cubitale postérieure, que certains auteurs considèrent cette dernière comme la branche principale.

 

Veine médiane

 

Dans sa forme typique, la veine médiane ou médiane commune naît dans la gouttière supérieure de la paume de la main, où elle recueille le sang de la partie centrale du réseau palmaire, se constitue en un tronc qui monte verticalement ou obliquement en avant du grand palmaire et se termine, au pli du coude, à la bifurcation des veines médianes basilique et céphalique. Outre les veinules supérieures du réseau palmaire, elle reçoit une partie des veines antérieures de l'avant-bras.

 

Mais cette forme typique est une exception. Le plus souvent, le tronc ne se constitue que dans la partie supérieure, près du pli du coude, ou même il fait défaut, remplacé soit.par un réseau veineux, soit par plusieurs branches qui se déversent dans les médianes, dans la radiale ou dans la cubitale.

 

D'après Traité d'anatomie humaine P. Poirier.

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