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La voûte palatine, concave dans les sens sagittal et frontal, est limitée en avant et latéralement par la concavité de l'arcade alvéolo-dentaire supérieure; en arrière, elle se continue avec le voile du palais. C'est le palais dur (palatum durum). surface triturante adaptée à la mastication, par opposition au palais mou (patatum motte), représenté par le voile du palais qui joue surtout te rote d'un obturateur.–La limite entre la voûte et le voile est Indiquée de chaque côté de la ligne médiane par une arcade à concavité postérieure légèrement saillante, tangible et souvent, visible, due a la différence d'épaisseur et surtout de consistance, que présentent à ce niveau le bord postérieur de la voûte et te bord antérieur du voile.

 

La longueur ou D antéro-postérieur de la voûte, mesurée en ligne droite du collet postérieur de l'incisive médiane au bord postérieur de la voûte, ou sur le crâne à la base de l'épine nasale postérieure, est de 5 centimètres environ. Ce chiffre résulte de nombreuses mensurations. Ainsi Magitot a trouvé 45 à 52 millimètres; Hamy 52 avec variations de 47 à 58 ; Charon, 52 chez l'homme et 50 chez la femme. II parait être moindre sur les crânes allemands ; il n'est que de 45 en moyenne sur les crânes étudiés par Kafemann. La largeur maximum répond aux dernières grosses molaires; elle est de 42 à 45 millimètres (Magitot), 47 (Hamy). Sur la ligne médiane, la voûte présente un relief, quelquefois peu marqué, le plus souvent très saillant, formant une crête sagittale : le raphé, qui se continue en arrière avec celui du voile. Cette crête indique la ligne de soudure des deux bourgeons palatins; elle présente de très nombreuses variétés individuelles en dehors de tout état pathologique.

A l'extrémité antérieure du raphé, derrière l'espace qui sépare tes deux incisives médianes. Il existe une saillie, souvent piriforme, à petite extrémité effilée tournée en avant entre les deux Incisives, a grosse extrémité tournée en arrière : le tubercule palatin (papilla palatina ou incisiva); il répond profondément à l'orifice inférieur du canal palatin antérieur. De chaque côté du tubercule palatin, on voit une petite dépression ou sillon, vestige du canal incisif embryonnaire (Merkel). Derrière les dents incisives et le tubercule palatin, de chaque côté du raphé, la voûte palatine présente une série de saillies, bourrelets ou véritables crêtes : crêtes palatines séparées par des sillons plus ou moins profonds. Les unes sont transversales, d'autres plus ou moins obliques en arrière et en dehors elles sont lisses ou rugueuses ; rectilignes, arciformes ou légèrement ondulées, souvent anastomosées ; plus ou moins nombreuses trois ou quatre (Sappey), cinq sept (Merkel); on peut, n'en trouver qu'une seule de chaque côté.

D'après Gegenbaur (Morphol. Jahrbuch.. Bd IV, 1878, p. 579), pendant la vie embryonnaire et après, la soudure complète de la voute, la muqueuse palatine se soulève en cinq ou sept reliefs obliques, crêtes palatines, disposées régulièrement. Vers la fin de la vie fœtale, leur disposition devient irrégulière, quelques plis postérieurs s’effacent. Plus tard, ces reliefs tendent à disparaitre en commençant par les postérieurs et la surface de la voûte palatine s'aplanit progressivement ;  chez le vieillard, elle peut devenir absolument plane. Le tubercule palatin est creusé quelquefois d’un canalicule terminé en cul-de-sac ; celui-ci représente le vestige du canal naso-palatin (canal incisif) qui existe chez les mammifères et qui traverse toute l'épaisseur de la voûte palatine. Chez les mammifères, les ruminants surtout, ce canal, canal de Steason est bifurqué dans sa partie supérieure; ses branche de division s'ouvrent dans les fosses nasales, où elles se mettent en rapport avec un organe sensoriel, situé de chaque côté de la cloison nasale, l’organe de Jacobson, qui est mis de cette façon eu rotation avec la cavité buccale (Gegenbaur). Ces canaux sont des restes de la communication primitive de la cavité nasale avec la cavité buccale; l'occlusion de cette communication, généralement accomplie dès le début de la vie extra-utérine, se fait du côté de la voûte palatine, comme, le prouve la présence, assez fréquente chez l'adulte, d'une évagination plus ou moins profonde venant de la cavité buccale (Leboucq Arch. de Biologie, 1881 p. 386). Merkel a trouvé, une fois sur dix cas, un sac épithélial impair s'étendant du tubercule palatin vers l'orifice inférieur du canal palatin. Le même auteur a remarqué que le tubercule palatin présentait souvent un squelette forme par un corpuscule cartilagineux du volume d'une lentille; hyalin ou fibro-cartilagineux ordinairement, il est quelquefois forme de tissu conjonctif lâche; souvent il manque.

Dans toute son étendue, la voûte palatine présente des saillies papillaires visibles surtout après la destruction des couches épithéliales superficielles ; basses peu marquées en avant, elles sont surtout prononcées vers sa limite postérieure. Entre ces saillies, il existe des dépressions ; petites et Isolées par place, elles sont plus larges et plus profondes ailleurs ; elles répondent il l'orifice des canaux excréteurs des glandes palatines. On a remarqué surtout deux, une de chaque côté de l'extrémité postérieure du raphé ; à la loupe, après la chute des couches superficielles de l'épithélium, on voit qu'elles sont criblées de petits orifices formés par la réunion de plusieurs conduits glandulaires excréteurs.

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