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Vaisseaux et nerfs des joues

Les artères de la joue sont fournies par la buccale branche de la maxillaire interne, et par la transverse de la face qui vient de la temporale. Sur la périphérie, la faciale, la sous-orbitaire, les alvéolaire et dentaire inférieure donnent quelques rameaux. Le réseau capillaire est très développe dans certaines races, chez les sujets jeunes, chez les personnes à teint fleuri: il est aussi très excitable. Ses radicules veineuses sont facilement engorgées dans les stases de l'appareil circulatoire.

Les veines diffèrent des artères; elles sont presque entièrement tributaires de la faciale. Celle-ci reçoit, en effet, directement ou par l'intermédiaire de la faciale profonde, les veines buccales, celles du plexus alvéolaire et des anastomoses du plexus de Sténon. Seules, les veines transverses de la face vont se jeter en arrière dans la temporale superficielle et appartiennent au territoire de la jugulaire externe.

Les lymphatiques de la joue naissent de la peau et de la muqueuse par des réseaux très déliés du réseau cutané partent deux ordres de troncs les uns, postérieurs, se rendent aux ganglions parotidiens; les autres, inférieurs, vont aux ganglions sous-maxillaires. Ces derniers ganglions reçoivent aussi les lymphatiques de la muqueuse (Sappey).

Les nerfs sont moteurs et sensitifs. Les premiers viennent du facial qui seul donne la motricité au muscle buccinateur. Les nerfs sensitifs proviennent du trijumeau par les branches dentaires supérieure et Inférieure, sous-orbitaire, et surtout par le nerf buccal, une des sept branches de division du maxillaire inférieur. On admet communément que le nerf buccal se distribue à la peau, à la muqueuse et aussi au buccinateur, auquel il apporte ses filets sensitifs. Debierre et Lemaire (Soc. Biol., 1893) croient pouvoir conclure de dissections attentives que le buccal traverse le muscle sans rien lui abandonner et qu'il se termine exclusivement dans la peau, la muqueuse et les glandes, Ce même nerf, d'après les recherches de Jolyet et Laffont sur le chien (Soc. Biol., 1879), est le vaso-dilatateur de la muqueuse de la joue et de la lèvre inférieure; il est aussi le nerf sécréteur pour la grosse glande molaire de cet animal. Le mode de terminaison des nerfs dans la muqueuse est le même que pour le voile du palais (Niemand).

 D'après Traité d'anatomie par P.Poirier.

 

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