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Les joues

Nous décrirons sous ce nom les parties latérales de la paroi externe du vestibule buccal. Musculo-membraneuse, molle, dépressive et mobile, la joue est loin de présenter ta surface que lui donnent les auteurs classiques; elle doit être restreinte à l'étendue du buccinateur qui en forme le corps, à la partie buccale de la joue, telle que la comprennent ces auteurs.

Cruveilhier. Sappey, etc., décrivent sons le nom de joue toute la face. Ils la limitent extérieurement en-dedans par le sillon naso-labial qui la sépare des lèvres ; en dehors, par le bord postérieur de la mâchoire; en haut, par la base de l’orbite (Cruveilhier), ou par un plan qui passerait au-devant du plancher orbitaire en rasent le bord correspondant de l'arcade zygomatique (Sappey); en t'as, par ta hase de la mâchoire inférieure. Appliquée sur le maxillaire supérieur et l'os malaire d’une part, sur le corps et la branche du maxillaire inférieur d'autre part, la joue ainsi limitée comprend trois régions bien distinctes la région malaire, la région massétérine et la région buccale proprement dite (Cruveilhier) ; fixe partout auteurs, elle reste flottante dans sa partie moyenne qui répond aux arcades alvéolaires et dentaires (Sappey). Intérieurement, du reste de la cavité buccale, la joue serait limitée par la réflexion de la muqueuse sur les os maxillaires (Cruveilhier). -Pour nous, le terme de joue ne doit être appliqué qu'a cette région buccale de Cruveilhier, à la partie flottante de Sappey; la véritable joue de Merkel, qui a pour limites celles du muscle qui en forme la charpente (le buccinateur); les régions massétérines et molaires ne doivent pas être comprises dans la joue. En se basant du reste sur les limites internes du vestibule le la bouche, on peut se convaincre facilement qu'en haut la gouttière vestibulaire s'arrête au-dessous de la région malaire; car cette gouttière, profonde en avant au niveau de ta région labiale, l'est moin0s en arrière: le fond du vestibule dépasse do bien peu le bord coronoïdien, do façon qu'une faible partie de la face interne de la branche verticale du maxillaire inférieur contribue à former la paroi latérale du vestibule, la plus grande partie de cette branche répondant à la paroi latérale du vestibule bucco-pharyngé et du pharynx.

Extérieurement la joue est limitée en par le sillon naso-labial; en arrière, par le bord antérieur de la branche verticale du maxillaire inférieur et du muscle masséter qui le double; en bas, par la ligne oblique externe du corps du maxillaire inférieur; en haut, par un plan horizontal rasant la partie inférieure de la pommette. Intérieurement, les limites de la joue sont marquées par  la réflexion de la muqueuse vestibulaire de la paroi interne osseuse sur la paroi externe molle.

Ainsi délimitée, la joue est un repli musculo-membraneux, quadrilatère, qui présente a, étudier une face externe ou cutanée, une face interne muqueuse et quatre bords. La face externe, convexe, lisse et unie chez les enfants et les adultes qui ont de l'embonpoint, à peu près plane chez l'adulte, concave chez les personnes maigres, ridée chez le vieillard, est surmontée par la saillie de la pommette, dont on la distingue d'autant plus facilement qu'elle est plus déprimée. –La face interne muqueuse, d'un rouge plus ou moins foncé, s'applique sur les parties latérales des arcades alvéolo-dentaires: leur contact est quelquefois si intime qu'on peut trouver sur cette face l'empreinte des dents, ou de petites éraillures dues au pincement de la muqueuse entre les deux arcades dentaires pendant les mouvements de la mastication. Vers son angle postéro-supérieur est l'orifice d'abouchement du canal de Sténon. Les limites de cette face sont marquées par tes points on la muqueuse vestibulaire se réfléchit de la paroi interne sur l'externe. En avant, elle se continue sans aucune démarcation nette avec la face interne des lèvres; en arrière, elle passe au-delà du pli ptérygo-maxillaire dans la paroi latérale de la cavité buccale; en haut et en bas, tes gouttières vestibulaires la terminent.

Les quatre bords sont adhérents. Le supérieur adhère au massif maxillaire supérieur, au niveau de la limite profonde des cavités alvéolaires ; l'inférieur, à la ligne oblique interne du maxillaire inférieur: l'antérieur se continue sans ligne de démarcation nette, surtout eu dedans, avec les lèvres; le postérieur, épais, est dédoublé par la saillie que forment le bord de la branche verticale et l’apophyse coronoïde du maxillaire inférieur renforcée du muscle masséter. Les couches superficielles (peau, tissu cellulaire) pussent en dehors du ce dernier (muscle) les couches profondes (muscle) en dedans de ta branche verticale du maxillaire pour atteindre le ligament ptérygo-maxillaire, où elles se terminent.

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