––>

La première portion du tube digestif, la bouche (allem. Mund, angl. Mouth), est une cavité fort irrégulière où s’accomplissent les fonctions de la mastication et de l’insalivation. C’est encore dans la bouche que se disposent les appareils terminaux du goût et que se produisent en grande partie ces modifications spéciales du son laryngien d où résulte la voix articulée.

Située à la partie inférieure de la face, entre les fosses nasales et la région sus- hyoïdienne, la cavité buccale a la forme d’un ovale à grand diamètre antéro-postérieur et à petite extrémité dirigée en arrière. Le plan suivant lequel est creusée cette cavité est à peu près horizontal chez l’homme. On sait que, chez les animaux quadrupèdes ce plan L dirige obliquement de haut en bas et d’avant en arriéré, en se rapprochant plus ou moins de la verticale.

Les arcades alvéolo-dentaires divisent la bouche en deux parties : une partie antérieure et latérale située en dehors des arcades, c’est le vestibule de la bouche ; une partie

Coupe sagittale de la face et du cou, pour montrer la portion initiale des deux conduits digestif et aérifère (segment droit de la coupe).

A, fosse nasale droite — B, cavité buccale. — B', vestibule de la bouche. — B", région sublinguale de la bouche. — C, pharynx nasal. — C', pharynx buccal. — D, œssophage. — E, larynx. — F, trachée-artère.

1 , narine droite. — 2, cornet supérieur — 3, cornet moyen — 4, cornet inférieur. — 5 5' muqueuse des fosses nasales.  6, cartilage latéral du nez.  7, cartilage de l'aile du nez — 8, amygdale le pharyngienne. — 9, orifice pharyngien. — 10, fossette de Rosen Müller. — 11, voile du palais et luette. 12, muqueuse linguale, avec : 12' foramen caecum. — 13, septum lingual.  14, muscle génio-glosse.  15, , muscle génio-hyoïdien. — 16, muscle mylo-hyoïdien. — 17, épiglotte. — 18, cartilage thyroïde  19, 19' cartilage cricoïde. — 20, ventricule du larynx. — 21, premier anneau de la trachée. — 22, corps pituitaire. — 23, pédoncule cérébral. — 24, protubérance annulaire. — 25, bulbe rachidien. — 26, moëlle épiniére. — 27, cervelet. — 28, quatrième ventricue. — 29, dure mère. — 30, ligament transverse.

a, os frontal. — b, os propre du nez. — c, éthmoïde. — d, sphénoïde. — e, maxillaire supérieur. — f, palatin. — g, maxillaire inférieur. — h, os hyoïde. — i, atlas, avec ; i' son tubercule postérieur. — k, axis avec : k', son apophyse épineuse. — l, vertèbres cervicales, avec : l', leurs apophyses épineuses.

située en dedans de ces mêmes arcades, c’est la bouche proprement dite. La bouche proprement dite et son vestibule communiquent entre eux par les nombreux interstices qui séparent les dents les unes des antres (espaces interdentaires), et aussi par un interva le plus large qui se trouve situé entre les dernières molaires et la branche montante du maxillaire inférieur (espace rétro-dentaire). Cet espace rétro-dentaire est limite en arrière par un repli muqueux qui descend de la mâchoire supérieure sur l’inférieure : il est suffisant, dans la plupart des cas, pour laisser passer une sonde.

Lorsque les deux mâchoires sont rapprochées et qu’aucun aliment ou corps étranger n’a été introduit dans la bouche, cette cavité est pour ainsi dire une cavité virtuelle. Elle devient cavité réelle et acquiert alors des dimensions plus ou moins considérables :

  1. par l’écartement des joues, agrandissant transversalement le vestibule ;
  2. par la projection en avant des lèvres, agrandissant ce même vestibule dans le sens antéropostérieur ;
  3. par l’abaissement du maxillaire inférieur, agrandissant le diamètre vertical de la cavité.

A l’état ordinaire, c’est-à-dire à l’état de vacuité, les dimensions de la bouche sont indiquées par les chiffres suivants :

Diamètre transversal (d’une joue à l’autre). 50 à 65 millimètres.
Diamètre antéro-postérieur (de l’orifice buccal à la luette). 70 à 75
Diamètre vertical de la voûte palatine à la face supérieure de la langue  0
de la voûte palatine au plancher de la bouche 20 à 25

Nous étudierons successivement, à propos de la bouche :

  1. sa constitution anatomique , c’est-à-dire les différentes parois qui la délimitent ;
  2. un certain nombre de formations (gencives , dents , amygdales) qui se développent dans sa cavité ou dans son voisinage, et que nous grouperons sous le titre collectif de dépendances de la bouche.

La paroi supérieure de la bouche est formée dans ses deux tiers antérieurs par la voûte palatine, dans son tiers postérieur par une portion du voile du palais. Nous ne nous occuperons ici que de la voûte palatine, le voile du palais devant être décrit plus loin à propos de la paroi postérieure.

Les joues, qui constituent les parois latérales de la bouche, dépassent de beaucoup les limites de cette cavité. Elles s’étendent en hauteur du rebord inférieur de l’orbite au bord inférieur du maxillaire et, en largeur, du bord postérieur du masséter à la commissure des lèvres et aux parties latérales du nez.

Les lèvres sont deux replis musculo-membraneux situes à la partie antérieure de la bouche. Elles constituent la paroi antérieure de cette cavité.

Avant d’étudier analytiquement la paroi inférieure de la cavité buccale, il est essentiel de la délimiter, de la définir. Cette définition a donné lieu à de nombreuses discussions

Le voile du palais comprend dans sa structure : 1° une lame aponévrotique, l'aponévrose du voile du palais, qui en constitue pour ainsi dire le squelette ; 2° des muscles, les muscles du voile du palais ; 3° une muqueuse ; 4° des glandes.

Le voile du palais est d’abord horizontal, comme la voûte palatine, à laquelle il fait suite ; puis il s’infléchit en bas et en arrière, et finit par devenir à peu près vertical.

Ce site internet met des documents à votre disposition seulement et uniquement à titre d'information. Ils ne peuvent en aucun cas remplacer la consultation d'un médecin ou les soins prodigués par un praticien qualifié et ne doivent par conséquent jamais être interprétés comme pouvant le faire.

Connexion