La miction normale correspond lorsque le besoin s'en fait sentir ou sur commande, à l'évacuation satisfaisante de la vessie, qui s'est remplie de façon progressive et sans aucune fuite ni douleur. Elle est rapide, complète et facile.

La pollakiurie

La pollakiurie est une augmentation de la fréquence des mictions alors que la diurèse est normale voire abaissée.

Elle est évaluée la nuit par le nombre de levers nocturnes, le jour par l'intervalle entre deux mictions (normalement 4 heures environ)
 

Etiologie

Par irritation

La pollakiurie peut être causée par une irritation soit locale soit neurologique.

La cause est locale dans les, cystite, tumeur vésicale, calcul, adénome prostatique.

La cause est neurologique lors d'instabilité vésicale.

Par réduction de la capacité fonctionnelle

  • obstruction et stase.
  • adénome prostatique.
  • cancer prostatique.
  • col vésical
  • sténose urétrale

Par rétraction vésicale

  • tumeur vésicale infiltrante.
  • tuberculose.
  • radiothérapie

La dysurie

 

La dysurie correspond a une difficulté à uriner. La miction normale a trois caractéristiques : déclenchement immédiat ; facile (un seul jet, puissant, non dévié, sans poussée abdominale, à fin nette) ; totale (pas de résidu). S'il manque un de ces éléments il y a dysurie.

Par exemple lorsque le patient attend, pousse, a recours à plusieurs jets parfois déviés, fin de miction laborieuse, avec sensation de miction incomplète.

Etiologies :

Par obstruction

  • maladie du col (sclérose).
  • obstacle cervico-prostatique.
  • cystocèle.
  • sténose urétrale

Neurologique

  • non relâchement du sphincter strié (dysynergie)
  • neurovessie périphérique.

Musculaire

  • méga-vessies, phénomènes de vieillissement

Anurie et oligurie

Anurie et oligurie correspondent a une diminution de la quantité d'urine jusqu'à l'absence (inferieure a 500 cc).
 

Etiologies

  • insuffisance rénale aiguë (choc ou déshydratation).
  • déséquilibre électrolytique.
  • obstruction urétérale bilatérale.

Polyurie

La polyurie est une augmentation de la fréquence et du volume

Etiologies

  • augmentation des apports hydriques.
  • alcool.
  • diurétiques.
  • diabète.

Rétention d'urine

La rétention d'urine correspond à l'impossibilité d'uriner. Il en existe de deux types.

La première débute brutalement. C'est une urgence urologique. La douleur est violente avec globe vésical à l'examen, matité sus pubienne à limite supérieure convexe. Le seul traitement est l'évacuation. 

La deuxième apparait progressivement. Elle peut être longtemps méconnue. Il n'y a pas de douleur jusqu'à la miction par regorgement.

Etiologies

  • infection (prostatite aiguë).
  • sténose urétrale.
  • obstacle cervicoprostatique (adénome, cancer, maladie du col).
  • caillot (tumeur vésicale, traumatisme rénal).
  • calcul vésical.
  • cystocèle, fibrome utérin.
  • chez l'enfant : méga-vessie, valve, urétérocèle
  • causes rares : iatrogènes, sclérose en plaque.
  • traumatique : rupture de l'urètre.

Impériosité mictionnelle

L'impériosité mictionnelle est un besoin urgent, brutal imposant de se précipiter aux toilettes avec parfois perte d'urine. Chez l'adulte, elle touche surtout la femme. C'est un signe évocateur de vessie instable ou vessie désinhibée.

Etiologies

  • neurologiques : SEP
  • affections de voisinage : prolapsus, cystocèle, insuffisance de musculature du périnée, adénome prostatique
  • corps étrangers intra-vésicaux : calcul, sonde JJ...

Enurésie

L'énurésie est soit fonctionnelle ou due à un retard de maturation neuromusculaire, soit organique (infection, valves de l'urètre postérieur...), "faire pipi au lit" la nuit est physiologique jusqu'à 2 -3 ans.

Vessie neurologique

La vessie neurologique correspond a l'activité anormale de la vessie par atteinte de son innervation, le type d'anomalie dépend du siège et du degré de la lésion.

Etiologies

  • traumatique.
  • diabète.
  • SEP.
  • malformations congénitales (spinabifida.....).

Brûlures mictionnelles

Les brûlures mictionnelles sont courantes lors d'une cystite aiguë ou d'une prostatite sensation de brûlure lors de la miction mais peut être plus marquée au début, en cours, à la fin voire après la miction rarement perçues dans la région sus-pubienne

Incontinence urinaire

L'incontinence urinaire se définie par la perte des urines de façon inopinée, symptôme permanent ou intermittent.

Incontinence urinaire chez l'homme

  • vessie neurologique.
  • lésion sphinctérienne opératoire (prostatectomie radicale)

Il faut faire attention à la miction par regorgement qui n'est pas une incontinence

Incontinence urinaire chez la femme

  • déficience du tonus sphinctérien (post-partum).
  • fistule vésico-vaginale.
  • vessie neuro.
  • infections.

Traitement

  • médical : anticholinergiques.
  • rééducation périnéale.
  • électrostimulation.
  • chirurgie d'une fistule, d'une anomalie congénitale.
  • chirurgie de prolapsus, de cystocèle, d'insuffisance sphinctérienne.
  • mise en place de sphincter artificiel.
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