L'apparition de troubles mictionels (emission des urines) , de la diurese (quantité d'urine produite par les reins par 24H) et de la compostion des urines permet le diagnostic de certaines pathologies.

La dysurie

Définition : c'est une gêne à l'émission des urines.

 

Elle appartient à l'ensemble des syndromes obstructifs: la prostate fait obstacle bouchant de chaque côté les uretères. 4 hommes sur 5 ont une augmentation de volume de la prostate après de 50 ans.

 

Manifestations: retard de l'émission, un jet à débit plus faible et chaotique et une miction douloureuse. Le patient dit « qu'il faut pousser pour uriner ».

 
 
 

La pollakiurie

 

Définition : le sujet est obligé d'uriner plus souvent que la normale pour une quantité plus faible (diurèse normale ou abaissée).

 

Nocturne

 

C'est le fait d'uriner plus de deux fois par nuit. C'est le cas le plus souvent de personnes âgées. Avant, on parlait de nycturie.

 

Il s'agit d'un syndrome obstructif ce empêchant la vidange complète de la vessie et laissant un résidu post-mictionnel. Les reins produisent en continu de l'urine donc le remplissage de la vessie est plus rapide et le patient urine plus souvent.

 

Diurne

 

Ce symptôme appartient au syndrome irritatif.

 

La polyurie

 

Définition : les mictions sont fréquentes et d'abondance supérieure à la normale (diurèse augmentée).

 

Diagnostic différentiel:

 
  • le diabète mal équilibré entraîne une diurèse osmotique.
  • anomalie de la production d'ADH.
 
 

Le besoin impérieux ou impériosité mictionnelle

 

Le sujet ressent le besoin d'uriner. Au niveau de S2 et S4 il existe des centres médullaires de la miction ; des afférences se dirigent vers la vessie et l'appareil vésico-sphinctérien. Des maladies ou affections peuvent toucher ces voies nerveuses ou la vessie. Ce sont le plus souvent des infections qui sont à l'origine de trouble de la perception d'uriner. Ce symptôme appartient au syndrome irritatif.

 

Les brulures mictionnelles

 

Définition : sensation pré per post mictionnelle de brûlures le long de l'urètre.

 

Elles sont associées à des dysuries secondaires et appartiennent au syndrome infectieux.

 

La pyurie

 

Avant on l'observait lors de l'examen des urines.

 

Il s'agit d'une leucocyturie. Elle peut être mise en évidence par la formation de deux couches avec une partie supérieure claire et une partie inferieure blanche correspondant à une sédimentation dans un bocal à diurèse.

 

C'est une donnée bactériologique qui demande un examen du culot urinaire.

 

L’hématurie

 

Définition : présence de sang dans les urines au cours d'une miction normale. Elle peut être ± évidente.

 

Microscopique

 

Elle est détectée par les bandelettes auto-réactives.

 

Le caillot

 

C'est une production massive, cataclysmique de sang par les rems mais elle est toutefois limitée ne pouvant pas entraîner un état de choc.

 

Il peut boucher la sortie de la vessie ce qui provoque une rétention en amont.

 

Macroscopique

 

Définition : les urines sont colorées en rouge.

 

Diagnostic différentiel : certains bonbons, glaces et le fait de manger beaucoup de betteraves colorent les urines en rouge. Il faut donc faire un interrogatoire approfondi et utiliser une bandelette.

 

Il existe aussi des urétrorragies qui sont des hémorragies provenant de l'urètre mais le sang coule par le méat urétral entre les mictions. Cela peut être du à une tumeur ou à un traumatisme.

 

Initiale

 

C'est seulement en début de miction que l'urine est colorée. Il s'agit alors d'un problème situé sous la vessie, le plus souvent il s’agit d’une tumeur prostatique.

 

Terminale

 

C'est seulement en fin de miction que l'urine est colorée. Il s'agit d'une lésion située au niveau de la vessie (tumeur).

 

Totale

 

Les urines sont colorées du début à la fin de la miction. La lésion provient le plus souvent des reins; le sang se mélange à l'urine donnant une concentration identique pendant la miction.

 

Rétention urinaire aigue (RUA)

 

Définition: II n'y a pas d'émission d'urine. La vessie est pleine.

 

C'est un syndrome d'obstruction.

 

Le patient a envie d'uriner mais il n'y arrive pas. La vessie est à son maximum de compliance et c’est très douloureux.

 

A la palpation et percussion, on trouve un globe vésical.

 

Traitement: sondage évacuateur soulageant le patient immédiatement.

 

Cause: augmentation du volume de la prostate.

 

Rétention chronique d’urine

 

Le patient encore un petit peu uriner. Il s'agit de sujet avec un problème prostatique (syndrome obstructif). Dans 10% des cas, la vessie a un comportement passif et se laisse distendre au lieu de lutter contre l'obstacle. Elle augmente de volume et le résidu post-mictionnel devient de plus en plus important. Il reste parfois jusqu'à 300ml en permanence dans la vessie ce qui a un retentissement sur le haut appareil. Les reins et les voies excrétrices se distendent.

 

On parle d'urétéro-hydronéphrose qui entraîne un risque d'apparition d'insuffisance rénale.

 

L’anurie

 

C'est une urgence médicale.

 

Définition: Il n'y a pas d'émission d'urine. La vessie est vide.

 

Diagnostic différentiel : dans les rétentions urinaires, la vessie est pleine.

 

Le rein ne produit plus d'urine

 

Certaines herbes chinoises utilisées pour leur vertu amaigrissante, entraînaient la destruction des néphrons ( cellules nobles qui ne se renouvellent pas ).

 

Le rein produit de l'urine

 

L’urine produite elle est bloquée entre le calice et la vessie (anurie de rétention).

 

Les coliques néphrétiques bilatérales, sont très rares. Elles surviennent chez les personnes qui ont perdues un rein. Maladie lithiasique souvent bilatérale.

 

Incontinence urinaire

 

Définition: émission ou perte d'urine par le méat urétral en dehors de toute miction.

 

Diagnostic différentiel:

 
  • perte d'urine en dehors de ces voies anatomiques ; fistule urinaire. En Afrique, lors de l'accouchement les très jeunes femmes se déchiraient la paroi vaginale et la vessie. Au moment de la cicatrisation, il se créait une fistule vésico-vaginale.
  • miction par engorgement lorsque la vessie est complètement distendue en globe:il y a augmentation de la pression abdominale et miction goutte à goutte le plus souvent en dormant. L'urine s'écoule comme un trop plein.
 
 

Physiopathologie:

 

Normalement la pression vésicale est inferieure à la pression urétrale. Dans ce cas la pression vésicale est superieure a la pression urétrale. La pression urétrale est déterminée par le col de la vessie qui est le sphincter lisse; les fibres musc proviennent du détrusor; sous le contrôle du système nerveux orthosympathique ainsi que le sphincter strié que l'on peut commander volontairement. Le système nerveux parasympathique contrôle la miction; il existe donc au repos une inhibition du système nerveux para sympathique de plus lorsque le sujet se retient il contracte les muscles du périnée. Il se produit un équilibre vésico-sphinctérien ce qui permet à la vessie de se distendre pendant un certain temps. Les reins produisent 100ml/24H donc en 3 heures 300ml (capacité urinaire); la nuit l'autonomie est plus importante car les récepteurs sont « ensommeillés ». La miction se produit lors de la levée de l'inhibition du système nerveux orthosympathique et elle est entretenue par les tenso-récepteurs sensibles à la contraction au niveau de la paroi. Il se produit alors une systole détrusorienne et rien ne peut l'empêcher de se contracter.

 

Causes

 

Par chute de la pression urétrale

 

Lors de détérioration de l'appareil sphinctérien par aboutissement obstétrical et gynécologique; une femme qui a eu beaucoup d'enfants avec un périmètre crânien élevé et un long travail a étiré des muscles et des nerfs du périnée. Ce phénomène s'amplifie au moment de la ménopause et lors de la diminution de l'activité musculaire.

 

On a une incontinence urinaire d'effort d'origine urétrale.

 

Par augmentation inappropriée de la pression vésicale

 

Lors de la sclérose en plaque qui touche les centres de commande, il y a une contraction de la vessie inopinée.

 

Les anomalies du contenu urinaire­

 

La pneumaturie

 

Il y a une communication entre la vessie et le tube digestif on a de l'air dans les urines, dans le cas d’une diverticulose sigmoïdienne (petit orifice de communication) par exemple.

 

La fécalurie

 

Présence de fèces dans les urines entraînant une infection urinaire (l’orifice est plus important).

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