La bilharziose à Schistosoma haematobium est considérée comme strictement humaine, bien que commune à l'homme et à quelques grands singes.

 

Cycle évolutif

 

Le cycle reproductif de Schistosoma haematobium est strictement comparable à celui de Schistosoma mansoni.

 

Oeufs de Schistosoma haematobium dans la vessie

 

Les bilharzis sont des vers vivants en couples, à localisation intravasculaire dans les plexus veineux, essentiellements perivésicaux. Cela a pour conséquence la formation par les œufs pondus par ces parasites d'embolisations ovulaires hépatiques qui font la gravité de la maladie.

 

La ponte et la migration des œufs sont strictement locales (les œufs ne peuvent pas passer dans la veine cave )

 

La larve sécrète des enzymes anxiolytiques, les œufs migrent vers les organes de proximité. L'infiltration ovulaire se faite au niveau du rectum, des parois vaginales, vésicales....

 

Ces œufs traversent la paroi vésicale et tombent dans la vessie avec l'urine, avec laquelle ils seront expulsés vers le milieu extérieur. Pour se développer, l'œuf doit tomber dans de l'eau douce de température supérieure à 27°. Si c'est le cas, les œufs vont éclore et donner les larves nageuses, se déplaçants à la recherche d'un hôte intermédiaire qui est, dans le cas de Schistosoma haematobium le bullin (c'est un petit escargot).

 

Dans la chambre pulmonaire de ce bullin, la larve va se diviser en sporocytes, qui eux-mêmes se diviseront en sporocytes fils ; ainsi des millions de larves seront crachées par les bellins infectants.

 

Epidémiologie

 

Ce parasite est inconnu aux Amériques n'y ayant pas trouvé d'hôte intermédiaire (à la différence de Schistosoma mansoni, apportée par l'esclavage)

 

Ce parasite est également inconnu à l'Est de la Birmanie.

 

Par contre, on le retrouve en Egypte, Proche et Moyen Orient ainsi qu'au Maghreb.

 

Rappel sur le but ultime du parasite :

 

C'est un pathogène 'intelligent' à la différence des bactéries ou mêmes des virus. Son but est de vivre aux dépend de son hôte, plus la cohabitation dure, meilleure est l'adaptation (si l'organisme hôte développe une défense contre le parasite, cela peut entraîner des dégâts importants).

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