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Muscle élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure

 

Le muscle élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure est un muscle aplati et mince, s'étendant de l'angle interne de l'œil à la lèvre supérieure.

 

Insertions

 

Il prend naissance, en haut, sur la face externe de l'apophyse montante du maxillaire supérieur, quelquefois sur les os propres du nez et même sur l'apophyse orbitaire interne du frontal. De la, il se porte en bas en suivant le sillon naso-génien et se partage, en atteignant la base du nez, en deux ordres de faisceaux, des faisceaux internes et des faisceaux externes. Les faisceaux internes s'attachent à la peau de la partie postérieure de l'aile du nez. Les faisceaux externes, obliquant un peu en dehors, croisent l'orbiculaire et se fixent à la face profonde de la peau de la lèvre supérieure ils s'étendent jusqu'au voisinage de son bord libre.

 

Rapports

 

L'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure répond à la peau, dans toute son étendue. Il recouvre, de haut en bas, l'apophyse montante du maxillaire supérieur et quatre muscles le transverse du nez, le myrtiforme, l'élévateur propre de la lèvre supérieure et l'orbiculaire.

 

Innervation

 

Il est innervé par le facial (filets sous-orbitaires de sa branche temporo-faciale).

 

Action

 

Comme l'indiquent suffisamment son nom et ses attaches inférieures, ce muscle attire en haut l'aile du nez et la lèvre supérieure.

 

Variétés

 

On voit assez fréquemment l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure échanger quelques faisceaux avec le frontal, le pyramidal, l'élévateur propre de la lèvre Supérieure. Il peut être constitué, à son origine, par deux faisceaux distincts.

 

Musculus Anomalus d'Albinus

 

Albinus a décrit sous ce nom (Historia musculorum, p. 167) un petit faisceau musculaire, à la fois charnu et tendineux, situé au-dessous de l'élévateur commun de l'aile du nez et de la lèvre supérieure et qui, partant de l'apophyse montante du maxillaire supérieur, vient s'insérer sur le maxillaire dans le voisinage de la fosse canine. C'est donc un muscle inséré par ses deux extrémités sur deux points d'un même os, également immobiles l'un et l'autre. Sappey a pu poursuivre ce muscle jusqu'au repli que forme la muqueuse buccale en passant de la lèvre supérieure sur l'alvéole et lui a donné le nom significatif de muscle tenseur de la muqueuse alvéolo-labiale. Macalister a rencontré sur un sujet, à la place du musculus anomalus, une bandelette fibreuse qui n'est probablement qu'une forme atrophiée de ce faisceau musculaire. Vlacovick a décrit, en 1875 un faisceau sous-orbitaire qui, par sa situation, sa constitution anatomique et son insertion sur deux points osseux, tous les deux immobiles, présente les plus grandes analogies avec l'anomalus d'albinus. Il s'étendait de l'apophyse montante du maxillaire supérieur au rebord supérieur du trou sous-orbitaire. Vlacovick considère ce petit muscle comme un faisceau aberrant de l'orbiculaire des paupières.

 

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