Sur le nez se développent quatre muscles, savoir en haut, le pyramidal ; en bas, le myrtiforme ; sur les côtés, le transverse et le dilatateur des narines.

Le muscle Pyramidal

 

Le muscle pyramidal est un petit muscle situé à la fois sur le dos du nez et dans la région inter-sourcilière, immédiatement au-dessous du frontal, avec lequel il semble se continuer, d'où le nom de piliers du frontal que l'on donne parfois aux deux pyramidaux.

 

Insertions

 

Ce muscle prend naissance, en bas en partie, sur les cartilages latéraux du nez; en partie, sur le bord inférieur et sur le bord interne des os propres du nez. De là, ses faisceaux se portent verticalement en haut vers la région inter-sourcilière, ou aboutissent d'autre part les faisceaux du frontal. Sur les points ou ils entrent en contact, les deux muscles se pénètrent réciproquement, comme l'a fort bien établi Sappey, mais sans se confondre. Ils se terminent l'un et l'autre à la face profonde des téguments.

 

Rapports

 

Les deux pyramidaux sont juxtaposés et réunis en apparence sur la ligne médiane. Un espace celluleux, généralement fort étroit, sépare celui du côté droit de celui du côté gauche.

 

Innervation

 

Le pyramidal est innervé par le facial (filets sous-orbitaires de sa branche de bifurcation supérieure).

 

Action

 

Les deux pyramidaux, prenant tour point fixe sur le nez, attirent en bas la peau de la région sourcilière, qui se plisse en rides transversales. Ils sont, comme on le voit, antagonistes des muscles frontaux, lesquels attirent la peau en haut. Cet antagonisme, déjà formulé par Sappey en 1837, a été nettement démontré plus tard par les expériences électro-physiologiques de Duchenne (de Boulogne).

 

Variétés

 

Macalister a vu le pyramidal complétement distinct du muscle frontal.

 

Muscle transverse du nez

 

Le transverse du nez est un muscle triangulaire, aponévrotique en avant, charnu en arrière, couché sur la portion cartilagineuse de l'aile du nez

 

Insertions

 

Il s'insère par sa base sur le dos du nez, à l'aide d'une aponévrose qui se confond, sur la ligne médiane, avec celle du côté opposé. Les faisceaux charnus qui font suite à cette aponévrose se dirigent en bas, en dehors et en arrière vers le sillon de l'aile du nez. La, ils se partagent en deux groupes les faisceaux antérieurs s'attachent à la face profonde des téguments de la région les faisceaux postérieurs, se continuent avec les faisceaux externes du myrtiforme.

 

Rapports

 

Par sa face profonde, le transverse repose directement sur l'aile du nez. Sa face superficielle répond aux téguments dans la plus grande partie de son étendue ce n'est qu'a sa partie la plus externe qu'elle est recouverte par les muscles élévateurs de l'aile du nez et de la lèvre supérieure.

 

Innervation

 

Comme pour le précédent.

 

Action

 

Les faisceaux antérieurs ou peauciers du muscle transverse attirent vers le dos du nez les téguments sur lesquels ils s'insèrent. Ils déterminent ainsi, dans la région de l'aile du nez, la formation de rides verticales. Les faisceaux postérieurs, se contractant en même temps que le myrtiforme, aplatissent faite du nez et diminuent ainsi la largeur de l'orifice des narines.

 

Muscle Myrtiforme

 

Le muscle Myrtiforme est un petit muscle aplati et rayonné, situé au-dessous des narines, immédiatement en arrière de la lèvre supérieure.

 

Insertions

 

Il s'insère, en bas, sur le maxillaire supérieur, au niveau de la fossette myrtiforme et de la saillie de la dent canine. Ses libres, se portant ensuite en haut vers l'orifice des fosses nasales, s'écartent a la manière d'un éventait et se partagent en trois groupes les fibres internes viennent s'attacher à la sous-cloison; les fibres moyennes se fixent au bord postérieur du cartilage de l'aile du nez les fibres externes contournent ce cartilage, en décrivant une courbe il concavité dirigée en haut et en dedans, et se continuent, comme nous l'avons déjà dit plus haut, avec les faisceaux postérieurs du transverse.

 

Rapports

 

Le muscle Myrtiforme repose directement sur le squelette de la face.

 

Il est recouvert, en avant, par la muqueuse gingivale, par le demi-orbiculaire supérieur et par les différents faisceaux qui viennent se terminer, a son niveau, dans la lèvre supérieure.

 

Innervation

 

Comme pour le précèdent.

 

Action

 

En se réunissant avec les faisceaux postérieurs du muscle transverse, les faisceaux externes du myrtiforme constituent sur le côté externe de la narine une sorte demi-sphincter dont les contractions ont pour effet de rétrécir cet orifice. Les faisceaux internes et les faisceaux moyens attirent en bas la partie inférieure du nez, d'ou le nom d'abaisseur de l'aile du nez, sous lequel on désigne parfois le myrtiforme- En outre, les faisceaux moyens, en raison même de leur obliquité, portent l'aile du nez en bas et en dedans; ils la rapprochent ainsi de la ligne médiane et diminuent d'autant te diamètre transversal de la narine. Au total, le myrtiforme abaisse faite du nez et rétrécit tes narines.

 

Muscle Dilatateur propre des narines

 

Santorini a décrit sous ce nom une lame musculaire, fort mince et très atrophiée chez l'homme, couchée sur la partie inférieure de l'aile du nez.

 

Insertions

 

Ses fibres s'attachent, en arrière, à la fois sur le bord postérieur du cartilage de l'aile du nez et sur la partie correspondante du maxillaire supérieur. De là, elles se portent en avant et en bas, en décrivant une courbe à concavité inférieure, et viennent se terminer à la face profonde de la peau qui recouvre le bord externe de la narine.

 

Rapports

 

Le muscle dilatateur des narines répond d'une part aux téguments, d'autre part au cartilage de l'aile du nez. Son développement est très variable sur certains sujets, il est très visible et d'une dissection relativement facile sur d'autres, au contraire, il n'est pas perceptible à l'œil nu et l'emploi du microscope est nécessaire pour constater l'existence de fibres musculaires dans la région qu'il occupe.

 

Innervation

 

Comme pour le précédent.

 

Action

 

Le dilatateur, prenant son point fixe en arrière, attire en dehors l'aile du nez et élargit ainsi transversalement les narines. Il est, comme on le voit, antagoniste des deux muscles précédents.

D'après Traité d'anatomie humaine L. Testut

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