Les muscles de l'abdomen constituant les parois antérolatérales de l'abdomen possèdent deux sortes d'aponévroses des aponévroses d'enveloppe et des aponévroses d’insertion. C'est ainsi que chacun des trois muscles larges nous présente, sur l'une et l'autre de ses faces, une lame fibreuse ou tout au moins conjonctive, qui l'engaine et l'isole des muscles voisins mais ces aponévroses d'enveloppe, sauf celle qui revêt la face profonde du transverse et que nous décrirons plus loin sous le nom de fascia transversalis, sont extrêmement minces, d'une dissection difficile et à peu près sans importance.

Les aponévroses d'insertion, au contraire, sont des membranes très fortes et très résistantes, qui continuent le corps jusqu'à ses insertions et qui, de ce fait, font partie intégrante du muscle lui-même. Ce sont elles que l'on a principalement en vue toutes les fois qu'il est question des aponévroses abdominales elles ont, en chirurgie et en médecine opératoire, une importance considérable.

Nous examinerons successivement les aponévroses abdominales postérieures et les aponévroses abdominales antérieures. Nous étudierons ensuite un certain nombre de formations ou de régions qui se rattachent d'une façon plus ou moins directe à ces aponévroses.

L'aponévrose postérieure du transverse continue jusqu'à la colonne vertébrale les faisceaux moyens de ce muscle.
La gaine du muscle grand droit de l'abdomen, que nous n'avons fait qu'indiquer en décrivant le muscle, est formée dans la plus grande partie de son étendue, comme nous l'avons déjà vu , par les aponévroses d'insertion antérieures des muscles larges de l'abdomen. ­

L'aponévrose postérieure du petit oblique, qui répond aux faisceaux les plus reculés du muscle, a ceux qui s'insèrent sur la douzième cote, se porte en arrière et en bas et ne tarde pas à se réunir avec celle du grand dorsal, qui la recouvre. Quoiqu'intimement fusionnée avec cette dernière aponévrose, on peut parfois la suivre, en se guidant sur la direction de ses fibres, jusqu'aux apophyses épineuses de la dernière vertèbre lombaire et de la première sacrée.

 

 

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On désigne sous ce nom une lame fibreuse remplissant exactement l'angle aigu que forme la portion interne de l'arcade crurale avec la crête pectinéale.

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L'arcade crurale ou fémorale fait partie d'un certain nombre de régions ou de formations qui se rattachent, d'une façon plus ou moins directe aux aponévroses des muscles de l'abdomen, tout particulièrement aux aponévroses antérieures, telles que, le ligament de Gimbernat, le ligament de Cooper, la bandelette ilio-pectinée, l'anneau crural, le fascia transversalis, le fascia propria, le canal inguinal et les fossettes inguinales, la gaine du grand droit, la ligne blanche, l'ombilic.

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Le bord supérieur de la crète pectinéale est recouverte par une sorte de cordon fibreux, très épais, très dense, très résistant, qui lui adhère d'une façon intime et qui s'étend depuis l'épine du pubis jusqu'à l'éminence ilio-pectinée: c'est le ligament pubien de Cooper ou, tout simplement, le ligament de Cooper.

­On donne ce nom de ligne blanche a une lame fibreuse, ou plus exactement tendineuse, qui occupe, sur la ligne médiane, l'espace compris entre les muscles grands droits. En haut, elle fait suite à l'appendice xiphoïde du sternum et s'insère, en bas, sur le bord supérieur de la symphyse pubienne.

L'arcade crurale et le fascia iliaca sont intimement fusionnés à leur partie externe, depuis l'épine iliaque antero-superieure jusqu'à 4 ou 5 minimètres en dedans de cette épine.

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