Nous décrirons successivement les pédoncules cérébraux et les tubercules quadrijumeaux, base et voûte du cerveau moyen, puis l'aqueduc de Sylvius, cavité de ce même cerveau.

Pédoncules cérébraux

Les pédoncules cérébraux sont deux troncs nerveux qui relient la protubérance annulaire au cerveau.

Leur direction est ascendante leur bord supérieur est presque vertical, leur bord inférieur oblique à 45 degrés. Ils reposent en avant sur la lame quadrilatère du sphénoïde et sur les bords de la selle turcique que garnit la dure-mère; le bord concave de la tente du cervelet les entoure sur-les cotes, et en arrière, en sorte qu'ils occupent la plus grande partie du trou de Pacchioni, et passent de la loge inférieure ou cérébelleuse de la cavité crânienne à la grande loge supérieure ou cérébrale.

Leur forme est celle d'un cylindre aplati, de couleur blanche, à disposition fasciculée. Leur volume est proportionnel à celui du cerveau ils sont égaux de droite à gauche. Ils mesurent en longueur 18 mm en dedans, 15 en dehors en largeur 12 à 15 mm. à leur origine et 18 à 20 mm à leur terminaison cérébrale en épaisseur 20 mm. La coupe montre que ces tiges, d'aspect général arrondi, sont comprimées dans le sens de l'épaisseur et qu'on peut y distinguer quatre faces, qui sur leurs limites se fondent les unes dans les autres: une face inférieure et une face externe, toutes deux libres, une face supérieure conventionnelle confondue avec les tubercules quadn jumeaux, une face interne qui dans sa moitié supérieure est unie à celle du côté opposé et n’est libre et apparente à l’extérieur que dans sa partie basse.

Face inférieur.

Cette face est aussi bien antérieure qu’inférieure. Elle est convexe, d’un blanc mat, et se compose de faisceaux séparés par des stries où se voient de gros trous vasculaires. Ces faisceaux sont parallèles ; quelque-

Protubérance annulaire, bulbe et pédoncules cérébraux. Face antérieure d’après Hirschfeld)

fois deux sillons plus profonds délimitent trois groupps qui correspondent à des systèmes distincts de fibres conductrices.

Comprimé à sa naissance, le pédoncule s'élargit en éventail dont la base pénètre dans le cerveau en même temps il se dirige en dehors, en avant et en haut, de telle sorte que les deux pédoncules sont divergents et interceptent entre eux un angle qui est de 80° entre leurs bords internes et de 90° entre leurs bords externes. La limite posténeure de l'éventail pédonculaire, du côté de la moelle, est marquée par le sillon protubérantiel supérieur, et la limite antérieure, vers le cerveau, par la bandelette optique sous laquelle le pédoncule disparait.

Pédoncules cérébraux ; face latérale. Les pédoncules cérébraux séparés par le sillon latéral de l’isthme. Le triangle de Reil en bleu.

Face interne.

Cette face n'est libre que dans une petite étendue, visible extérieurement sur la base du cerveau ; partout ailleurs elle est fusionnée sur la ligne médiane avec celle du côté opposé.

La partie libre de cette face, faiblement arrondie, est divisée en deux étapes par un sillon antéro-postérieur, remarquable par sa couleur noirâtre qu'il doit à la présence du locus niger et par l'émergence du nerf moteur oculaire commun delà son nom de sillon du moteur oc. commun. Les racines de ce nerf, disposées en série fasciculée et dirigées d'abord en arrière et en dedans, s'unissent bientôt en un seul tronc qui décrit un demi-tour d'hélice autour de ses faisceaux, d'origine, en contournant le pédoncule, et prend sou trajet définitif en sens antéro-postérieur. Il est fréquent de voir une racine latérale émerger très en dehors au milieu des fibres du pédoncule, séparée des autres racines par un vaisseau; elle rejoint plus ou moins loin le tronc commun. L'étage sous-jacent au sillon du mot. commun est fasciculé comme la face inférieure qu'il continue et termine l'étage supérieur est occupé par la substance perforée que nous décrirons plus loin.

Face externe

La face externe, que recouvre la cinquième circonvolution temporale et que contournent le nerf pathétique ainsi que des vaisseaux, est, elle aussi, divisée en deux étages d'égale hauteur par un sillon longitudinal, le sillon latéral de l’isthme percé en avant de trous vasculaires et livrant passage à des fibres blanches ascendantes. Ce sillon a une étendue de 15 mm. il commence en arrière dans le domaine du cerveau postérieur, où il sépare le pédoncule cérébelleux moyen du pédoncule cérébelleux supérieur, tandis qu'en avant il est creusé sur la face du pédoncule cérébral et se termine en arrière du corps genouillé interne ces deux parties du sillon sont réunies par un coude. Dans cette portion antérieure, que seule nous considérons ici, on a donc à distinguer deux étages. L'étage inférieur ou ventral est la continuation de la face inférieure du pédoncule et garde sastructure fasciculée. L'étage supérieurou dorsal est un espace triangulaire, dont la base est dans le sillon latéral et le sommet regarde en haut; le côté postérieur croise obliquement le pédoncule cérébelleux supérieur; le côté antérieur est bordé par le tubercule quadrijumeau postérieur et son bras qui l'unit au corps genouillé interne. Cet espace a été appelé trigone ou triangle du ruban de Reil, champ du ruban de Reil. Le triangle de Reil est en effet occupé par une lame de substance blanche triangulaire, dont la base émerge du sillon latéral, quelquefois sur toute son étendue, et dont le sommet se perd sur le flanc des tubercules quadr. postérieurs sous lequel il semble s'engager parfois des fibres rétrogrades se dirigent en arrière vers la valvule de Vieussens. Cette lame est le faisceau latéral ou faisceau triangulaire de l’isthme; on l'appelle encore improprement ruban de Reil, terme qui prête à la confusion ; elle représente en effet une partie du ruban de Reil latéral ou acoustique. Tantôt elle est nettement fasciculée ou fibrillaire, et peut être assez facilement isolée, tantôt elle est indistincte et l'on n'a devant soi qu'un champ uni de substance blanche.

Face supérieure

Cette face n'a pas d'existence réelle, elle n'est que le plan fictif de séparation entre le pédoncule cérébral et les tubercules quadrijumeaux.

Fibres arciformes

Des fibres arciformes variables dans leur existence et dans leur importance, vont de la face dorsale a l'espace perforé en contournant le pédoncule cérébral. Les groupes les plus fréquents, les mieux spécialisés, sont le tœnia pontis, le tractus pédonculaire transverse et le faisceau en écharpe.

1° Tœnia pontis

Henle a désigné ainsi un mince faisceau qui s'enroule autour de l'origine du pédoncule, tout près de la protubérance annulaire dont il semble être détaché. Petit, large de 3 mm. au plus, lisse, blanc, fibrillaire, le tœnia nait par des fibres disséminées du sillon latéral de l'isthme, accessoirement du pédoncule c. supérieur et du pédoncule cérébral ; s'il est bien développé, on peut, d'après Henle, le suivre jusque dans le noyau médullaire du cervelet. Après avoir contourné le pédoncule, il s'enfonce en avant du nerf moteur commun, à tel point que Malacarne l'avait pris pour une racine accessoire de ce nerf, et va se perdre sur la face interne du pédoncule. Il est sujet a de grandes variations, mais est à peu près constant.

2° Tractus pédonculaire transverse

Gudden (Arch. f. Psychiatrie, 1870) a décrit sous ce nom un faisceau analogue au tœnia, mais plus antérieur que lui, déjà signalé d'ailleurs par Gall et par Spurzheim. II naît du tubercule quadrijumeau antérieur, et partiellement aussi du postérieur d'après Schwalbe, contourne le pédoncule dont il croise perpendiculairement les fibres, et arrivé sur la face inférieure s'enfonce au milieu des faisceaux; un léger relief permet de le suivre jusqu'à la face interne, vers l'émergence du moteur commun. Le tractus transverse est normal chez beaucoup d'animaux (lapin, lièvre, animaux domestiques) et peut cependant faire complètement défaut chez eux. Chez l'homme, il manque souvent (2 fois sur 3, Lenhossék) et quand il existe, il est relativement peu développé et à court trajet apparent; dans certains cas, on le suit en dedans jusqu'à l'origine du tœnia dont il semble une deuxième racine. Il est beaucoup plus fréquent du côté gauche (Broca). On ne le confondra pas avec un des faisceaux irréguliers qu'on voit quelquefois traverser obliquement la base du pédoncule.

On ne connaît exactement ni ses origines ni sa terminaison.

3° Faisceau en écharpe, de Féré

Ce faisceau curviligne, arci/orme, traverse en diagonale la face inférieure du pédoncule, de la partie externe du pied (du deuxième cinquième externe, Déjerine) au sillon de l'oculo-moteur. C'est une variété anatomique assez rare. Il appartient au système des fibres aberrantes superficielles du pédoncule cérébral et il est constitué par des libres qui se détachent du faisceau pyramidal pour aller s'accoler au ruban de Reil.

Espace perforé postérieur

Appelé encore espace interpédonculaire, substance ou lame perforée postérieure. Entre les deux pédoncules cérébraux divergents s'étend un espace triangulaire, occupé par une lame nerveuse qui appartient à l'étage supérieur de la face interne de ces pédoncules, et qu'on appelle l'espace perforé postérieur (le mot espace s'appliquant tout à la fois au champ du triangle et à la substance nerveuse qui le remplit) cette lame est la partie la plus interne du pédoncule et se développe aux dépens du cerveau moyen. Le sommet du triangle est postérieur, dans la dépression plus ou moins profonde (foramen cœeum antérieur, recessus posteriordeRetzius.échancrure médiane), à laquelle aboutit le sillon basilaire et que ferment des fibres protubérantielles invaginées auxquelles Cruveilhier a donné le nom de collier des pédoncules de même qu'il avait distingué un collier des pyramides. La base est en arrière des tubercules mamillaires. Les côtés sont les sillons droit et gauche de l'oculo-moteur commun. La surface du triangle est elle-même divisée en deux moitiés par un sillon médian, élargi et étalé en avant en un petit triangle inscrit dans le premier. C'est le sillon et son élargissement ; qui sont percés de trous vasculaires et qui devraient seuls s'appeler lame criblée ou perforée. Sur la ligne médiane on a cru reconnaître dans deux petites saillies peu apparentes les ganglions interpédonculaires des animaux ; mais ils font défaut chez l’homme ou sont au moins rudimentaires.

Espace perforé postérieur. Dans cette figure sont groupés schématiquement les ganglions interpédonculaires, le tractus pédonculaire transverse (de Gudden) et le tœnia pontis (de Henle), dessinés isolément d’après nature. Les ganglions exceptionnellement apparents d’après Brissaud.

Lame quadrijumelle

Le toit ou la voûte du cerveau moyen est constitué par une lame quandrilatère en forme de selle, lame quandrijumelle, sur laquelle s’élèvent les tubercules quadrijumeaux qui occupent ses angles. Cette lame n’et séparée de la calotte pédonculaire sous-jacente que par le plan fictif mené horizontalement à travers l’aqueduc de Sylvius ; elle mesure 12 à 15 mm d’avant en arrière, 22 à 25 transversalement ; son épaisseur est de 4 à 5 mm au milieu de l’aqueduc, de 8 à 10 au niveau des tubercules. Elle est encadrée par l’échancrure de la tente cérebelleuse.

On remarque sur la face supérieure libre : les tubercules quandrijumeaux et leurs bras, le frein de la valvule de Vieussens, l’émergence du pathétique, la terminaison apparente des pédoncules cérébelleux supérieurs.

Tubercules quandrijumeaux

Ce sont des éminences arrondies, blanchâtres, disposéess par paires. Deux sillons qui se coupent à angle droit les divisent en deux paires ou bijumeaux, une antérieure, tubercules qu. Antérieurs appelés encore nates (fesses), une postérieure, tubercules quadrijumeaux postérieurs ou testes (testicules). Ces dénominations de testes et nates sont peu justifiées chez ['homme; elles le sont mieux chez certains animaux, notamment celle de nates chez le mouton, et comme la grosseur et la forme des tubercules varient suivant les espèces animlaes, il en est résulté que les anciens anatomistes ont appliqué ces termes, tantôt à une paire de tubercules, tantôt a une autre, d'après l'animal qui leur servait de type.

Tubercules quadrijumeaux. Le cervelet a été enlevé. On voit la section des trois pédoncules cérébelleux et une partie du quatrième ventricule. Face postérieure du bulbe et de la protubérance. Tubercules quadrijumeaux. –D'après Hirshfeld.

Les tubercules qu. antérieurs sont plus gros, plus écartes, moins blancs que les postérieurs. Leur forme est ovoïde à grosse extrémité antérieure; ils sont dirigés en avant et en dehors et mesurent 7 à 8 mm d'avant en arrière, 12 transversalement. Les tubercules postérieurs, testes, sont plus petits, plus arrondis et plus détachés, d'une teinte plus blanche; ils ont 6 mm d'avant en arrière sur 8 transversalement. Le sillon crucial qui sépare les éminences quadrijumelles a deux branches, l'une longitudinale ou sagittale, l'autre transversale ou frontale elles se coupent dans l'area quadrata. La branche longitudinale commence étroite en arrière au niveau du frein de Vieussens, et finit en avant en un élargissement triangulaire, renflé sur le cerveau frais, qui reçoit la glande pinéale, et que Schwalbe appelle I'éminence sous-pinéale (coIIiculus subpineaIis) et Obersteiner, le trigone sous-pinéal. La branche transversale est parabolique, à concavité antérieure elle se continue sur le côté avec le sillon interbrachial qui sépare les bras des tubercules.

De la face externe de chaque tubercule qu. antérieur part un tractus blanc, bras conjonctival antérieur, qui l'unit à un petit renflement ganglionnaire, corps genouillé externe. De même chaque tubercule postérieur est relié à un corps genouillé interne par un bras conjonctival, quelquefois bifide, que nous avons vu border en avant le triangle de Reil. La description des corps genouillés et des bras conjonctivaux sera mieux placée avec celle des couches optiques.

Les tubercules quadrijumeaux sont composés d'un noyau gris recouvert d'une couche de substance blanche, d'où leur teinte un peu grisâtre. Les vertébrés non mammifères possèdent comme équivalents deux renflements globuleux et creux, les lobes optiques. Les mammifères ont tous des tubercules pleins : chez les plus inférieurs, monotrèmes, le sillon transversal à peine accusé rend les éminences antérieures peu distinctes des postérieures, de même embryologiquement ce sillon parait après le sillon longitudinal. Les quatre tubercules sont plus volumineux que ceux de l'homme, les antérieurs sont ordinairement gris; chez les carnassiers, les postérieurs sont plus gros que les antérieurs. L'homme possède des quadrijumeaux relativement très petits ; ces centres sensoriels secondaires ont été remplacés paries centres supérieurs de l'hémisphère sur lesquels semble se concentrer l'accroissement cérébral.

Frein de ta valvule de Vieussehs

Sur la partie postérieure de la lame quadrijumelle, se voient plusieurs tractus blancs qui sont :

1° Le frein de la valvule de Vieussens, petit cordon assez dense, qui part du sillon longitudinal entre les T. Q. postérieurs et se dirige en arrière vers l'extrémité antérieure de la valvule, dans laquelle il se perd en se dissociant en deux ou trois faisceaux.

2° De chaque côté du frein et derrière les testes, l'émergence du pathétique, qui se fait ordinairement par deux filets. Sur des cerveaux très frais, on distingue un petit tractus blanc transversal, qui n'est autre que le croisement des deux nerfs, reliant les deux points d'émergence.

3° La terminaison des pédoncules cérébelleux supérieurs qui disparaissent sous les T. Q. postérieurs. Ils sont croisés à ce niveau par les fibres les plus postérieures du faisceau latéral de l'isthme, par celles du taenia pontis quand celui-ci est bien développé, et tout a fait en arrière, par les fibres inconstantes des arqués supréieurs de Retzius.

Conformation intérieure du cerveau moyen

Nous nous bornerons ici a la description de la coupe transversale examinée à l'œil nu; cette coupe passe dans la moitié antérieure du pédoncule.

On voit en bas : le pied pédonculaire, blanc, strié en sens radié, avec des vaisseaux uns entre les faisceaux ; ses deux extrémités le sillon de l'oculo-moteur et le sillon latéral; à sa partie supérieure une bandelette arquée à concavité supérieure, allant d'un sillon a l'autre, mais envahissant davantage le sillon de l'oculo-moteur. Cette bandelette est le locus niger de Sœmmering, elle se prolonge irrégulièrement dans le pied pédonculaire; sa couleur est gris ardoisé avec des couches ou des taches plus foncées. Entre les sillons de l’oculomoteur : la substance grise interpédonculaire ou lame perforée postérieure, mince lamelle triangulaire d'un gris très pâle.

Conformation intérieure du pédoncule cérébral. Dession à l’œil nu de la coupe transversale.

Au-dessus du locus niger sur la ligne médiane la coupe de l'aqueduc de Sylvius, ici en cœur de carte, autour de lui la substance grise péri-ventriculaire, gris rosé, disposée en raquette à queue inférieure, au-dessus la substance grise, gris jaunâtre pâle, des tubercules quadrijumeaux, au-dessous et latéralement, un champ de substance blanche où l'on reconnait dans la partie supérieure une surface gris très pâle, triangulaire, qui répond à la formation réticulée, et dans la partie inférieure une tache ronde, gris jaunâtre ou rougeâtre, de 7 mm de D., le noyau rouge.

Division topographique

Le locus niger, étendu du sillon latéral de l'isthme au sillon de l'ocuto-moteur isole dans le pédoncule cérébral une partie sous-jacente au locus niger disposée on croissant, c'est l’étage inférieur ou base ou mieux encore le pied du pédoncule. Au-dessus de lui, si l'on mène, a partir de l'aqueduc, d'abord une verticale médiane séparant les moitiés droites et gauche, puis une horizontale passant par le centre de cet aqueduc, on a ainsi délimité de chaque côté deux champs, un au-dessus qui est celui des tubercules quadrijumeaux, un au-dessous qui appartient au pédoncule cérébral et en constitue l'étage supérieur appelé la calotte.

Nous distinguons donc dans le pédoncule un pied et une calotte, séparés par le locus niger. La calotte est pentagonale sur la coupe; elle présente un côté supérieur, c'est l'horizontale conventionnelle qui la sépare du tubercule quadrijumeau; un côté externe libre répond au champ du ruban de Reil, un côté interne fusionné au côté opposé, un côté inférieur qui est le locus niger; enfin un petit côté inféro-interne, libre, qui s'étend du sillon de l'oculo-moteur au sillon médian interpédonculaire et répond à l'espace perforé postérieur. Nous verrons par la suite qu'entre ces deux régions, le pied et la calotte, il y a une grande différence de composition ; le pied est un ensemble homogène qui ne renferme que des faisceaux de fibres, la calotte est un territoire hétérogène, amas complexe de fibres et ce cellules nerveuses.

Topographie du pédoncule cérébral. Répartition conventionnelle du pied et de la calotte du pédoncule, la calotte en bleu.

Aqueduc de Sylvius

La cavité de la vésicule cérébrale moyenne ne prend qu'un faible accroissement; elle se transforme en un canal long de 15 mm, large de 1 à 2 mm. seulement, qui fait communiquer le quatrième ventricule, cavité du cerveau postérieur, avec le troisième ventricule, cavité du cerveau moyen; ce canal est l'aqueduc de Sylvius. De l'angle supérieur du quatrième ventricule, il monte sous une inclinaison de 40 à 50°, passe en tunnel sous la valvule de Vieussens, puis sous la base des tubercules quadrijumeaux et enfin sous la commissure blanche postérieure au niveau de laquelle est son orifice antérieur au-dessous de lui est la calotte pédonculaire. Plus étroit et conformé en T à ses deux orifices, ou plus exactement en triangle curviligne, il s'élargit dans sa partie moyenne, et prend au niveau des tubercules quadr. antérieurs une forme en cœur, avec une carène centrale et deux sinus latéraux qui sont peut-être la trace des prolongements qu'il envoie dans les lobes optiques chez les oiseaux. Le bord inférieur de l'aqueduc est creusé en un sillon longitudinal qui continue celui du calamus et aboutit sous la partie antérieure des testes à une dépression qui marque la limite postérieure du cerveau moyen, incisure préisthmique de Burckhardt. La paroi du canal est dense, entourée par un noyau gris plus épais en bas ; sur sa face interne se voient des plis longitudinaux très fins (psalterium, pectonculus…).

Aqueduc de Sylvius. Vu en coupe dans M longueur. L'n petit dessin à gauche montre, en coupe transversale très grossie, l'aspect cordit'urme du canal sur une partie de son trajet.

Sa cavité fusiforme fait de ce canal un ventricule en miniature, que Retzius propose d'appeler le ventricule du mésencéphale.

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