Si nous accordons la première place dans cette histoire à la médecine égyptienne, ce n'est pas sans motif: celle-ci nous semble mériter cet honneur, non seulement parce que son antiquité est fondée sur les monuments les plus authentiques , mais encore parce qu'elle a été la source où les Grecs ont puisé les premiers éléments de cette science , et qu'à ce dernier titre la nation égyptienne peut être appelée l'institutrice du genre humain. On lit dans les livres sacrés des Juifs : « Joseph , voyant son père expiré , commanda aux médecins qu'il avait à son service d'embaumer le corps de Jacob.

Et ceux-ci exécutèrent l'ordre qu'il leur avait donné ; ce qui dura quarante jours , parce que c'était la coutume d'employer ce temps (Genèse , chap. l. Traduction de Lemaistre de Sacy.). » Ainsi donc, à l'époque de la mort de ce patriarche , c'est-à-dire environ 1 700 ans avant la naissance du Christ, il y avait en Egypte des hommes qui exerçaient la profession de médecins. Ce passage des écrits de Moïse est le plus ancien monument authentique que nous connaissions de l'art de guérir. Tout ce qui remonte à une date plus éloignée dans l'histoire de l'Egypte et des autres pays est enveloppé d'incertitudes et d'obscurités , au moins quant à la médecine.
Cependant il est certain qu'avant le temps où les fils de Jacob émigrèrent en Egypte , les sciences et les arts avaient atteint déjà dans cette contrée un degré de perfection qui ne pouvait être que le fruit d'une longue expérience, et qui suppose bien des années ou plutôt bien des siècles d'observation. Les livres des Hébreux nous fournissent encore à cet égard des renseignements précieux» Nous y lisons que lorsqu'Abraham fut contraint par la famine de quitter le pays de Chanaan, il se rendit en Egypte, où il trouva en abondance de quoi se nourrir, lui , ses gens et ses troupeaux. A cette époque, qui précéda de 230 ans la mort de Jacob, l'Egypte jouissait d'une civilisation très avancée ; l'agriculture, la géométrie, l'architecture, la métallurgie, y avaient fait des progrès remarquables. Thèbes , la ville aux cent portes, existait, ainsi que quelques uns de ces édifices gigantesques , destinés à transmettre à la postérité le souvenir de la puissance et de la sagesse des Pharaons (Voyez les lettres de Champollion jeune, relatives au Musée égyptien de Turin, p. 25 et suivantes.).

Mais par combien de phases la nation égyptienne avait-elle passé avant que son intelligence et son industrie eussent acquis un tel développement ? Combien de siècles n'a-t-il pas dû s'écouler avant que les hommes possédassent les moyens de perpétuer la mémoire des grands événements et des inventions utiles ? La parole et l'écriture , ces deux instruments indispensables de la transmission des idées , comment ont-elles été créées? par quelle série de perfectionnements sont-elles arrivées à ce point de clarté nécessaire pour reproduire avec exactitude l'image de la pensée? Les recherches les plus ardues, les plus subtiles ne nous apprennent rien ou presque rien sur ces questions intéressantes : la science des Champollion reste muette à cet égard ; les livres saints tranchent seuls la difficulté , en disant que Dieu enseigna à l'homme les noms de, toutes les choses animées et inanimées.
Ainsi donc les générations qui dotèrent le genre humain des découvertes les plus utiles se sont évanouies sans laisser aucune autre empreinte de leur passage. Ceux qui s'occupèrent par la suite de recueillir les fastes de l'humanité , au lieu de transmettre purs et intacts les documents peu nombreux dont ils étaient encore en possession, les enveloppèrent de fictions qui rendirent la vérité de plus en plus méconnaissable. Mais il faut dire à leur justification que ces premiers chroniqueurs avaient surtout en vue d'inculquer aux hommes des principes de sociabilité, de morale et de religion, et que leurs récits merveilleux ou allégoriques atteignaient bien plus directement ce but que ne l'eut fait la vérité toute nue. C'est pour cela sans doute qu'au lieu de rechercher péniblement la source primitive des arts et des sciences sur la terre, ils la placèrent dans le ciel; c'est pour cela qu'ils attribuèrent à leurs dieux, ou à des hommes qu'ils avaient divinisés, toutes les grandes découvertes; c'est pour cela enfin que le berceau de la médecine , comme celui do tous les arts de première nécessité, est environné de fables et d'allégories.
Je glisserai légèrement sur cette mythologie médicale , qui, ne pouvant aujourd'hui faire illusion à personne, ni fournir aucune lumière satisfaisante sur l'état de la science dans ces temps primitifs , ne constitue plus qu'un étalage d'érudition aussi stérile qu'il serait déplacé dans un ouvrage élémentaire. Je ne dirai à ce sujet que ce qu'il est indispensable de savoir pour ne point paraître ignorant aux yeux des hommes qui ont une teinture de l'histoire de notre art.
Thôth ou Theyt , que les Grecs nomment Hermès , et les Latins Mercure, passait chez les Égyptiens pour l'inventeur de toutes les sciences et de tous les arts. On le regardait comme l'auteur d'un recueil encyclopédique, dans lequel étaient comprises , dit-on, toutes les connaissances des anciens prêtres de ce pays. Mais ce reçu il a été perdu, on ne sait à quelle époque . et aucun des écrivains qui en ont fait mention n'assure l'avoir vu; ils en parlent tous uniquement par tradition. On varie aussi sur le nombre de livres dont cette encyclopédie était composée : les uns le portent à vingt mille, d'autres à trente-six, d'autres, au contraire, le réduisent à quarante-deux volumes seulement. Il paraît difficile , pour ne pas dire impossible , de concilier des opinions si divergentes : cependant quelques uns l'ont essayé , entre autres Galien , Hornius et Bochard ; mais aucune de leurs interprétations ne repose sur une base tant soit peu solide.

On n'est pas mieux d'accord sur la personne d'Hermès ni sur le temps où il a vécu. D'après des conjectures qui n'ont pas plus de fondement les unes que les autres, ce personnage serait le même que Bacchus , Zoroastre , Osiris , Isis , Sérapis, Orus, ou Apollon, Cham fils de Noé. Il y en a qui pensent qu'Hermès était un dieu auquel les prêtres égyptiens dédiaient toutes leurs productions scientifiques en inscrivant son nom en tête de leurs écrits. Benjamin Constant émet une conjecture plus vraisemblable , sinon plus vraie : « Dans les grandes corporations religieuses , dit-il, l'instinct du sacerdoce l'avertissait de ne jamais permettre à aucune individualité de se faire jour. Ce que nous avons pris pour des noms propres d'écrivains chaldéens, phéniciens , n'était probablement que la désignation d'une classe. Le mot sanchoniaton signifiait, chez les Phéniciens, un savant, un philosophe, c'est-à-dire mi prêtre. Beaucoup d'Indiens ont assuré le chevalier Jones que Boudda était un nom générique. En Egypte, tous les ouvrages sur la religion et les sciences portaient le nom de Thôth ou d'Hermès (De la religion. Paris, 1824 , t. II , p. 120). »
M. Houdart, qui partage cette dernière opinion, et qui la fortifie par des preuves plus nombreuses à la vérité que décisives, donne en outre sur le contenu de l'encyclopédie hermétique des détails qu'on ne trouve nulle autre part aussi bien déduits. Je ne crois pas pouvoir mieux faire que de les rapporter ici textuellement : «Afin que le lecteur juge, dit-il, de l'immensité des connaissances des savants de l'ancienne Egypte, je vais mettre sous ses yeux le titre des quarante-deux volumes du recueil hermétique. Les deux premiers contenaient, l'un des hymnes aux dieux , l'autre les devoirs des rois. Les quatre suivants traitaient de l'ordre des étoiles errantes, de la lumière, du lever et du coucher du soleil et de la lune. Dans dix autres on donnait la clef des hiéroglyphes , la description du Nil , des ornements sacrés, des lieux saints ; puis on y enseignait l'astronomie , la cosmographie, la géographie et la topographie de l'Egypte. Dix autres volumes concernaient le choix des victimes, le culte divin , les cérémonies de la religion , les fêtes , les pompes publiques, etc.. Un pareil nombre de volumes, qui étaient appelés sacrés, était consacré aux lois, aux dieux et à toute la discipline des prêtres. Enfin les six derniers regardaient la médecine. Nous laissons au lecteur le soin de déduire toutes les conséquences d'une pareille encyclopédie , mais ce que nous ferons remarquer, c'est que les six volumes qui regardaient la médecin(; renfermaient un corps de doctrine complet et des mieux ordonnés. Le premier traitait de l'anatomie , le second des maladies, le troisième des instruments , le quatrième des médicaments , le cinquième des maladies des yeux, et le dernier des maladies des femmes. Assurément on ne peut nier que cette distribution ne fût très méthodique. On donnait d'abord la description du corps humain , montrant par là qu'il fallait commencer par la connaissance du sujet sur lequel on devait opérer; ensuite on passait à l'étude des maladies , puis à celle des médicaments et des instruments nécessaires pour les guérir -, et comme les affections des yeux et les maladies des femmes sont en très grand nombre, et qu'elles demandent une attention particulière, on avait soin de les examiner à part et d'en faire une étude spéciale. N'est-ce pas là un corps de doctrine médicale aussi complet que bien ordonné (Études historiques et critiques sur la vie et la doctrine d'Hippocrate, et sur l'état de la médecine avant lui, par M. Houdart. Paris , 1840 , page 135.)? »

Personne ne contestera l'excellence du plan d'études médicales que M. Houdart vient de tracer ; mais ce qu'on lui contestera, ce qu'on est en droit de lui contester, c'est qu'un plan si bien distribué puisse remonter à une époque aussi reculée qu'il le pense. Sans vouloir entrer à ce sujet dans une discussion approfondie, je ferai observer que la collection hippocratique, postérieure d'un millier de siècles à la date supposée de l'encyclopédie égyptienne, ne présente pas, tant s'en faut, un corps de doctrine aussi complet, aussi méthodique. Ensuite, comment admettre que les prêtres égyptiens attachassent une très haute importance aux connaissances anatomiques , quand on sait que l'école de Cos, initiée à la doctrine de ces prêtres et bien plus avancée qu'eux dans toutes les branches de la science médicale, ne possédait néanmoins que des notions fort vagues et fort peu étendues sur la conformation du corps humain, à l'exception de ce qui concerne l'ostéologie ? Tout nous porte à croire que le plan d'éducation médicale dont on fait honneur aux prêtres de l'Egypte est l'œuvre de quelque écrivain de l'école d'Alexandrie ; car ce n'est qu'environ l'époque de la fondation de cette ville, que les recherches anatomiques et la philosophie médicale commencèrent à fleurir.
Néanmoins , la description que donne M. Houdart de la marche progressive des sciences en Egypte , et , en particulier , de la méthode suivie par les prêtres dans l'exercice de l'art de guérir, me paraît aussi intéressante qu'instructive ; c'est pourquoi je continue à la citer, tout en faisant mes réserves contre l'appréciation exagérée que fait cet écrivain des résultats obtenus par l'école égyptienne : « II ne faut pas croire cependant , ajoute-t-il , que la médecine soit arrivée en Egypte tout-à-coup à ce degré de perfection. Comme chez les autres peuples de la haute antiquité , on commença d'abord, ainsi que nous l'apprend Strabon, par exposer les malades aux yeux du public, et tous les passants qui avaient été attaqués et guéris des mêmes maux étaient tenus d'aider de leurs conseils ceux qui en souffraient (Au rapport d'Hérodote et de Strabon , le même usage paraît avoir subsiste chez les Babyloniens et les Lusitaniens). Plus tard, et ce moyen était bien plus propre à accélérer les progrès de l'art , on imposa l'obligation à tous ceux qui sortaient de maladie d'aller faire inscrire dans les temples les symptômes de l'affection qu'ils venaient d'éprouver et les procédés curatifs dont ils s'étaient servis. Le temple de Canope et celui de Vulcain, à Memphis, devinrent les principaux dépôts de ces registres salutaires : ils y étaient gardés avec le même soin que les archives de la nation. Pendant longtemps, chacun eut la liberté d'aller les consulter, et de choisir pour sa maladie, ou pour celle de ses proches, les médicaments dont l'expérience avait confirmé le succès. Cette méthode, comme on le prévoit aisément, était très propre, malgré ses inconvénients, à faire avancer la science, puisqu'elle reposait entièrement sur l'observation. On dut par ce moyen rassembler une quantité prodigieuse de faits et en tirer des principes sûrs pour l'exercice de la médecine : ce fut en effet ce qui arriva. Les prêtres, qui étaient chargés de diriger ces observations , ne tardèrent pas à s'emparer de l'exercice exclusif de cet art j et quand ils eurent recueilli une grande masse de faits, ils firent un code médical, fruit de l'expérience des siècles, et appelé par Diodore de Sicile le Livre sacré , dont il ne fut plus permis de s'écarter. Ce fut d'après ce code, qui, dans la suite, attribué à Hermès, fit sans doute partie du recueil dont parle Clément d'Alexandrie, que les pastophores se réglèrent pour exercer la médecine. Si, en suivant les règles qui y étaient prescrites, ils ne sauvaient pas leurs malades, ils n'étaient responsables de rien; mais ils étaient , suivant Diodore de Sicile , punis de mort, si , après s'en être écartés , l'événement ne justifiait pas leur conduite. Sans doute, cette loi était atroce, et ne pouvait surtout qu'arrêter tout progrès ultérieur de l'art de guérir ; toutefois, il n'en est pas moins vrai qu'elle ne fut rendue qu'après qu'on eut reconnu la solidité des principes qui lui ont servi de base. Diodore de Sicile , qui nous a transmis cette loi , est formel à cet égard : il dit positivement que le motif d'une loi aussi sévère était qu'une pratique confirmée par une longue expérience, et appuyée sur 'autorité des plus grands maîtres de l'art ^ était préférable à l'expérience bornée de chaque médecin en particulier (Études historiques et critiques sur la vie et la doctrine d' Hippocrate, page 136 et suiv.), »

J'ai déjà motivé le reproche que j'ai fait à M. Houdart de s'être exagéré beaucoup les progrès de la médecine égyptienne dans ces temps reculés, je n'ajouterai à ce que j'en ai dit qu'une simple question. Je demanderai à cet érudit écrivain, qui essaie de justifier, après Diodore de Sicile toutefois, la folie et l'iniquité de la loi égyptienne sur la pratique de l'art de guérir, quel jugement il porterait aujourd'hui d'un souverain ou d'un sénat qui tenterait de remettre en vigueur une loi pareille, sous prétexte que notre code médical est le fruit de l'expérience des siècles et qu'on a suffisamment reconnu la solidité des principes qui lui servent de base. Sans doute il n'aurait pas assez d'anathèmes pour foudroyer une tyrannie si insensée, si contraire aux progrès de la science et à l'intérêt bien entendu des malades. Enfin j'insisterai encore en disant: Comment se fait-il que vous ayez conçu une si haute idée de la doctrine égyptienne, d'après quelques traditions vagues ou suspectes, tandis que vous blâmez avec une excessive sévérité la doctrine hippocratique , dont il nous reste des monuments irrécusables qui ont excité l'admiration des plus grands maîtres?
On est assez généralement porté à croire que l'usage des embaumements , usage qui remonte à une époque immémoriale, comme nous l'avons vu au commencement de ce chapitre , avait du familiariser de bonne heure les prêtres égyptiens avec les recherches anatomiques. Mais Sprengel fait observer, avec raison , que les procédés dont on se servait en cette occurrence étaient trop grossiers pour avoir pu contribuer beaucoup à l'avancement de la science. II ajoute , d'après Hérodote , que le peuple avait horreur des manœuvres manœuvres usitées en pareil cas , et qu'il poursuivait à coups de pierres le paraschite qui avait pratiqué l'incision par laquelle on devait introduire dans le cadavre les ingrédients destinés à procurer sa dessiccation et sa conservation. Cet opérateur subalterne était obligé de prendre la fuite aussitôt après avoir rempli son ministère , pour ne pas devenir victime de l'animadversion des assistants. Quand Pline assure que les rois d'Egypte avaient prescrit l'ouverture des cadavres dans le but de découvrir les causes des maladies, il veut parler infailliblement des Ptolémées, sous le règne desquels l'anatomie fut portée h un très haut degré de perfection (C. Sprengel. Histoire de la médecine,tradnclion de M. Jourdan , t. I, p. 60 et suiv. Voyez aussi l'Histoire de l'anatomie , par Th. Lauth. Strasbourg, 1815, liv. I , où la question, Si les Égyptiens possédaient des connaissances anatomiques, est examinée à fond .cl résolue négativement).

Il y avait, selon les auteurs que je viens de nommer, trois sortes d'embaumements , savoir : l'embaumement de première classe, réservé pour les gens de qualité et les riches, qui coûtait un talent ; celui de seconde classe, que les familles de moyenne fortune choisissaient, et qu'on payait vingt mines ; enfin l'embaumement de troisième classe, à l'usage des pauvres, qui consistait simplement à laver le corps et à le faire macérer pendant soixante-dix jours dans une lessive alcaline. Pour les embaumements du premier et du second degré , on vidait le crâne au moyen d'une ouverture pratiquée à travers les fosses nasales; l'on faisait une section sur le côté gauche du ventre pour en retirer les intestins et y introduire des épices et des aromates plus ou moins précieux; après quoi, on lavait le cadavre, comme il a été dit ci-dessus; on l'enduisait de gomme , et on l'enveloppait de bandelettes de toile (C. Sprengel, ibidem. - Hérodote, liv. II, chap. LXXXV-LXXXVI. - Diodore, chap. XCI. - Parisel , Mémoire sur les causes de la peste. Paris , 1837 , pag. 4 et suivantes).

La nation égyptienne était divisée , à partir d'une très haute antiquité, en six ordres, ainsi qu'il suit : le roi et les princes constituaient le premier ordre , le clergé formait le second, les soldats le troisième; enfin les bergers, les laboureurs et les artisans composaient les trois derniers. L'ordre des prêtres était le plus respecté , le plus puissant : il avait le dépôt des lois , de la science , de la religion. Le souverain , avant de prendre les rênes du gouvernement , était affilié à l'ordre sacerdotal et initié aux mystères. On sait avec quelle attention ces prêtres cachaient leur doctrine; qu'ils avaient, pour la conserver et la transmettre, une langue et une écriture particulières, qu'on nommait hiéroglyphiques ou sacrées , et qui différaient essentiellement de la langue usuelle du peuple. Tandis que le vulgaire se prosternait devant des images grossières , emblèmes des attributs de la divinité ou des merveilles de la création , la caste lettrée , dont les médecins faisaient partie , reconnaissait un esprit invisible , éternel , suprême ordonnateur de l'univers.

Version Anglaise : Medicine of the Egyptians 

D'après histoire de la médecine par P.V. Renouard.

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