Muscles de la jambe

La musculature de la jambe rappelle dans son ensemble la musculature de l'avant-bras. Les différences s'expliquent, d'une façon générale, par l'adaptation des muscles de la jambe à la marche; elles tiennent surtout au peu de mobilité des orteils et à l'absence des mouvements de pronation et de supination, remplacés par des mouvements de torsion se passant dans les articulations du pied. - L'atrophie, toute relative d'ailleurs, du système moteur des orteils se traduit par son absence d'attaches sur le fémur, et par le déplacement d'une partie des fléchisseurs et des extenseurs qui, dépourvus de toute insertion tibiale et péronière, font partie de la musculature intrinsèque du pied. Les systèmes pronateur et supinateur, à peu près absents, ne sont guère représentés que par le poplité, auquel les modifications du squelette ont d'ailleurs fait perdre son rôle primitif.
En revanche, si les muscles moteurs des orteils et des deux os de la jambe l'un sur l'autre ont subi une atrophie, partielle pour les premiers, à peu près totale pour les autres, les moteurs du pied proprement dits, c'est-à-dire les moteurs du squelette tarso-métatarsien, ont pris un développement considérable et représentent la partie la plus importante des muscles de la jambe.
Ces muscles sont, comme à l'avant-bras, disposés en trois groupes, que délimitent le squelette et les cloisons aponévrotiques. - Le groupe antérieur, groupe des fléchisseurs, est formé par quatre muscles. Le plus interne de ceux-ci, très volumineux, va aboutir à la partie interne du pied; c'est le jambier antérieur, fléchisseur adducteur. Le plus externe, ordinairement peu développé, parfois absent, va aboutir à la partie externe du squelette tarso-métatarsien ; c'est le péronier antérieur, fléchisseur abducteur. Entre ces deux muscles se trouvent les deux extenseurs des orteils. - Le groupe externe n'est formé que par deux muscles, muscles péroniers, puissants abducteurs, qui par leur fonction rappellent les radiaux à l'avant-bras ; mais qui, par leurs insertions, ne peuvent pas être regardés comme leurs homologues. - Le groupe postérieur, groupe des extenseurs, présente sur un premier plan le volumineux triceps sural, constitué par une portion superficielle (jumeaux).

Mince et allongé, le long extenseur propre du gros orteil (M. extensor hallucis longus), charnu en haut, tendineux en bas, s'étend de la partie moyenne du péroné à la seconde phalange du gros orteil.

Sous-jacent au muscle long péronier latéral, qu'il rappelle un peu par sa forme, le Court péronier latéral (M. peronoeus brevis), aplati et penniforme, s'étend de la partie moyenne du péroné à l'extrémité postérieure du cinquième métatarsien.

Grêle et allongé, parfois absent, souvent confondu, à sa partie supérieure, avec le précédent, le muscles troisième fibulaire ou Péronier antérieur (M. peronoeus tertius) est constitué par un corps charnu semi-penniforme, se détachant du péroné pour aller s'attacher par un tendon sur le cinquième métatarsien.

Charnu, allongé, épais et prismatique à sa partie supérieure, aplati et tendineux en bas, le Long fibulaire (anciennement: long péronier latéral, lat. : M. peronoeus longus) s'étend de la partie supérieure du péroné à l'extrémité postérieure du premier métatarsien.

Charnu, prismatique et quadrangulaire dans sa partie supérieure, tendineux et aplati dans sa portion inférieure, le jambier antérieur (M. tibialis anterior), le plus interne des muscles de la région antéro-externe, s'étend de la tubérosité externe du tibia au premier cunéiforme et au premier métatarsien.

On a observé différentes variations dans les insertions et les trajets des muscles du groupe péronier.

Allongé, charnu et aplati transversalement dans sa partie supérieure, divisé en quatre tendons en bas, le long extenseur commun (M. extensor digitommlongus) est situé en dehors du précédent.

Situé entre le fléchisseur commun superficiel et le long fléchisseur du gros orteil, le tibial postérieur (anciennement appelé jambier postérieur ; anglais : tibialis posterior muscle ; latin : M. tibialis posteriorest charnu et prismatique à sa partie supérieure ; plus bas, il devient aplati et tendineux, pour se terminer en s'épanouissant sur toute la partie moyenne de la face plantaire du squelette du pied.

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