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Constitution anatomique

Envisagée au point de vue de sa constitution anatomique, la rate se compose : 1° de deux enveloppes ; 2° d'un tissu propre.

Enveloppes de la rate

Des deux enveloppes qui sont jetées autour de la rate, l'une est externe ou séreuse, l'autre interne ou fibreuse.

Péritoine splénique

L'enveloppe séreuse est une dépendance du péritoine. Elle entoure la rate dans la plus grande partie de son étendue et forme trois replis qui relient le viscère aux organes voisins. Ce sont : l'épiploon gastro-splénique, l'épiploon pancréatico-splénique et le ligament phréno-splénique.

Epiploon gastro-splénique

L'épiploon gastro-splénique est une cloison verticale et transversale, allant de la grosse tubérosité de l'estomac au hile de la rate. Il se compose de deux feuillets : un feuillet antérieur, qui provient de la face antérieure de l'estomac et se rend à la lèvre antérieure du hile ; un feuillet postérieur, qui, de la face postérieure de l'estomac, se porte vers la lèvre postérieure de ce même hile. Entre les deux feuillets cheminent l'artère gastro-épiploïque gauche et les vaisseaux courts.

En atteignant le hile, les deux feuillets constitutifs de l'épiploon gastro-splénique, jusque-là adossés l'un à l'autre, s'écartent pour suivre un trajet fort différent. — Le feuillet antérieur s'infléchissant en avant, tapisse tout d'abord la partie antérieure de la face-interne de la rate ; puis, contournant son bord antérieur, il revêt sa face externe dans toute son étendue, contourne alors le bord postérieur et arrive de nouveau à la face interne, qu'il recouvre d'arrière en avant jusqu'au niveau du hile. Là, abandonnant la rate, il se réfléchit en arrière, se jette sur la paroi abdominale au niveau du rein et, finalement, se recourbe de dedans en dehors et d'arrière en avant pour tapisser le diaphragme. Le feuillet postérieur, parti de la lèvre postérieure du hile, se dirige obliquement en arrière et en dedans : il s'applique tout d'abord contre le feuillet précédent, qu'il accompagne jusqu'à la paroi abdominale. Là, il s'en sépare et, se portant définitivement en dedans, il revêt successivement la face antérieure du pancréas, l'aorte et la veine cave inférieure, en formant, à ce niveau, la paroi postérieure de l'arrière-cavité des épiploons (13).

Epiploon pancréatico-splénique et ligament phréno-splénique

Comme on le voit par notre description et mieux encore par le schéma ci-dessus, le hile de la rate ou la partie de la face interne qui avoisine ce hile est relié à la paroi abdominale postérieure par un repli péritonéal, dont les deux feuillets ne sont que les prolongements des deux feuillets de notre epiploon gastrosplénique, lesquels s'adossent de nouveau après avoir enveloppé la rate : on pourrait l'appeler le ligament postérieur de la rate. C'est entre les deux feuillets de ce ligament que cheminent les vaisseaux spléniques. La partie supérieure de ce repli, 

qui s'étend de la tête du viscère au diaphragme, n'est autre que le ligament phréno-splénique ou ligament suspérieur de la rate. Sa partie inférieure, qui est justement représentée dans la figure (10) et qui relie la queue du pancréas à la face interne de la rate, est l’épiploon pancréatico-splénique.

Coupe horizontale du tronc passant par le hile de la rate, pour montrer les relations de cet organe avec le péritoine {schématique).

1, rate. — 2, estomac. — 3, queue du pancréas. — 4, veine cave inférieure. — 5, aorte. — G, artère splénique. — 7, vaisseaux courts. — 8, paroi thoraco-abdominale. — 9, épiploon gastro-splénique. — 10, épiploon pancréatico-splénique. — 11, épiploon gastro-hépatique, avec 11', le pédicule du foie. — 12, hiatus do Winslow. — 13, arrière-cavité des épiploons. — 14, plèvre gauche.

Enveloppe fibreuse

La tunique fibreuse appartient en propre à la rate, qu'elle entoure complètement. Elle est mince, semi-transparente, adhérant intimement, d'une part à la séreuse péritonéale qui la recouvre, d'autre part à la pulpe splénique sur laquelle elle s'étale. Au niveau du hile et analogue en cela à la tunique fibreuse du foie, elle se réfléchit sur les vaisseaux et pénètre avec ces derniers dans l'intérieur de l'organe, en leur formant des gaines cylindriques qui se divisent et se subdivisent comme eux. L'ensemble de ces gaines constitue ce qu'on appelle la capsule de Malpighi, laquelle, par son origine et par sa disposition, rappelle exactement la capsule de Glisson, que nous avons déjà décrite à propos du foie. Chacune d'elles, les plus petites comme les plus larges, renferme à son centre, au milieu d'un tissu conjonctif lâche, une artère, une veine et un canal lymphatique.

De la face interne de la capsule fibreuse de la rate se détachent une multitude de prolongements trabéculaires, qui se portent ensuite dans l'intérieur de l'organe. A leur tour, les gaines vasculaires précitées donnent naissance, par leur face externe, à des prolongements analogues. Ces prolongements se divisent et se subdivisent au fur et à mesure qu'ils s'éloignent de leur origine : sous les formes diverses de cloisons, de lames, de lamelles, de petits cordons filiformes, ils s'entrecroisent et s'anastomosent dans tous les sens, délimitant ainsi dans toute l'épaisseur du viscère un système de cavités ou aréoles, que l'on a désignées longtemps sous le nom de cellules de la rate. C'est dans ces aréoles formées par le réseau conjonctif trabéculaire, aréoles toujours irrégulières et de dimensions inégales, mais communiquant toutes entre elles, que se loge le tissu propre de la rate.

Histologiquement, la capsule fibreuse de la rate, la capsule de Malpighi et leurs prolongements sont essentiellement formés par des fibres conjonctives et des fibres élastiques, auxquelles viennent se joindre, chez certains animaux, un grand nombre de fibres musculaires lisses. Ces fibres musculaires sont surtout abondantes chez le chien, le porc, le mouton, etc. Chez l'homme, elles sont relativement fort rares et on ne les rencontre guère que sur les trabécules conjonctives les plus déliées.

Tissu propre de la rate

Les espaces aréolaires ci-dessus décrits sont comblés par une masse de couleur lie de vin sur laquelle tranchent des corpuscules blanchâtres, tantôt allongés, tantôt sphériques, de 1/4 à 1/2 millimètre de diamètre, visibles à l'œil nu : la masse fondamentale est désignée sous le nom de pulpe ou boue splénique ; les corps arrondis sont les corpuscules de Malpighi.

Corpuscules de Malpighi

Les corpuscules de Malpighi sont annexés aux artères de petit calibre, aux artérioles pénicillées (voir plus loin) : tantôt ils leur sont accolés, tantôt ils sont transpercés par elles. Ce sont des organes lymphoïdes, possédant une structure analogue à celle des follicules clos de l'intestin ou bien à celle des ganglions lymphatiques. Ils sont constitués par un réseau conjonctif réticulé, qui est assez lâche au centre et relativement serré à la périphérie, sans représenter cependant à ce niveau une membrane limitante : les mailles de ce réseau sont occupées par des cellules lymphatiques.

Pulpe splénique

La pulpe splénique nous présente une trame et des éléments interposés :

La trame

La trame est formée par un réseau qui s'attache d'une part aux trabécules et d'autre part à la périphérie des corpuscules de Malpighi. Les éléments de ce réseau seraient constitués, pour certains auteurs, par des cellules anastomosées, plus ou moins modifiées (Laguesse). Pour d'autres, ce sont des fibrilles très minces de tissu conjonctif recouvertes de cellules endothéliales : ce n'est pas ici le lieu de discuter la nature du tissu réticulé. Dans tous les cas, ce réticulum possède des mailles plus lâches que celles de la périphérie des corpuscules de Malpighi, et si l'on veut assimiler la rate aux ganglions lymphatiques, il représente le réticulum que l'on trouve dans les sinus de ces derniers.

Les éléments interposés

Les éléments interposés sont variés. On y rencontre :

  1. des cellules lymphatiques, possédant un gros noyau et une faible couche de protoplasma ;
  2. des cellules mononucléées à grand protoplasma (phagocytes) ;
  3. des cellules polynucléées ;
  4. quelques rares cellules emprisonnant des globules rouges (Denys) ;
  5. des globules rouges normaux et des globules rouges plus ou moins déformés ;
  6. du pigment, occupant le plus souvent les cellules fixes qui revêtent les trabécules (Denys). Il existe également, d'après Löwit et Foa, des érythroblastes, et, d'après Bannwarth, des cellules éosinophiles contenant de l'hémoglobine ou un dérivé de cette substance.

La question de la structure de la pulpe splénique est, somme toute, encore fort obscure. Pour les auteurs qui pensent qu'il existe dans la pulpe un système sanguin capillaire intermédiaire aux artérioles et aux veinules de la rate, un certain nombre des éléments cités plus haut doivent être considérés comme des cellules fixes du tissu conjonctif. Les histologistes qui ne voient dans les aréoles de la rate que du tissu caverneux semblable à celui des sinus des ganglions lymphatiques (Denys), estiment que les éléments sanguins et les éléments lymphatiques sont en contact direct, et qu'à eux seuls, avec des variations de forme, ils constituent les éléments propres de la pulpe splénique.

Coupe de la rate d'un singe (Klein).

a, capsule fibreuse. — b, trabécules conjonctives. — c, corpuscules de Malpighi. — d, artère engainée dans un de ces corpuscules. — e, pulpe de la rate.

Vaisseaux et nerfs

Artères

Les artères destinées à la rate proviennent de la splénique. Cette artère, branche du tronc cœliaque, remarquable à la fois par son volume et par ses flexuosités, chemine de droite à gauche le long du bord supérieur du pancréas (4). Chemin faisant, elle abandonne :

1° plusieurs rameaux pancréatiques, qui descendent sur le pancréas ;

2° la gastro-épiploïque gauche, qui gagne la grande courbure de l'estomac. Puis, elle se divise en six à huit branches, irrégulières et flexueuses, qui, après avoir fourni les vaisseaux courts (voy. Estomac), pénètrent dans la rate au niveau du hile.

Chacune d'elles, dans l'intérieur de la rate, chemine en compagnie d'une veine et d'un lymphatique dans l'une des gaines conjonctives de la capsule de Malpighi, jetant çà et là sur tout son parcours des divisions secondaires, lesquelles, à leur tour, se divisent et se subdivisent en des rameaux de plus en plus ténus. Un caractère à peu près constant du mode de ramescence des artères spléniques, c'est que les rameaux collatéraux se détachent du tronc générateur sous un angle droit ou voisin de l'angle droit. Lorsque les divisions de l'artère splénique ne présentent plus qu'un tiers ou un quart de millimètre, elles se séparent des veines, qui jusque-là ont été leurs fidèles satellites, et elles se résolvent alors en un pinceau de fines artérioles (penicilli de quelques auteurs) qui se perdent dans la pulpe splénique. De ces artérioles terminales, les unes se portent sur les corpuscules de Malpighi, les autres se distribuent à la pulpe elle-même.

Les branches de la splénique présentent dès leur origine les caractères propres aux artères dites terminales, c'est-à-dire qu'elles ne s'anastomosent pas entre elles au cours de leur trajet et se ramifient chacune dans un département spécial de la rate. Si l'on pousse, en effet, une injection au suif dans l'une de ces branches, on ne la voit jamais pénétrer dans les branches voisines. On peut ainsi injecter successivement toutes les divisions de la splénique avec des masses d'une coloration différente et constater alors, par la dissection ou par la méthode des coupes, que la rate se compose d'un certain nombre de territoires entièrement distincts, dont chacun a, suivant son étendue, la valeur d'un lobe ou d'un lobule. Cette indépendance des artères spléniques s'observe non seulement pour les troncs, mais encore pour les branches et pour les rameaux. Il convient d'ajouter, cependant, qu'il n'existe qu'un seul réseau capillaire et que les artères précitées, si elles restent indépendantes au cours de leur trajet, communiquent toujours entre elles au niveau de ce réseau.

Veines

Les veines de la rate se jettent, peu après leur origine, dans les gaines tubuleuses de la capsule de Malpighi, qu'elles parcourent ensuite jusqu'au bile. Chemin faisant, elles se réunissent les unes aux autres pour former des vaisseaux de plus en plus volumineux. De plus, elles s'anastomosent fréquemment entre elles, non seulement au niveau des ramuscules, mais aussi au niveau des rameaux et des branches, de telle sorte que, dans chaque département de la rate, toutes les veines de ce département forment dans son ensemble un vaste réseau.

Arrivées au niveau du hile, les branches veineuses ne sont plus qu'au nombre de six à huit, comme les branches artérielles. Elles sortent du viscère par les mêmes orifices qui livrent passage aux artères, et il est à remarquer qu'elles sont ordinairement placées sur un plan postérieur à celui qu'occupent ces dernières (7).

Du hile, les veines de la rate se portent en dedans et, après un court trajet, se réunissent en un tronc commun qui n'est autre que la veine splénique, l'un des affluents de la veine porte (voy. Angéiologie).

Réseau intermédiaire aux artères et aux veines

Le mode d'union des artères et des veines au sein de la pulpe splénique a été longtemps un sujet de controverse. Gray, Billroth, Kölliker, Schweiger-Seidel avaient admis que les artérioles terminales se jetaient directement dans les veines. Ces canaux artérioveineux, que nous avons déjà signalés dans d'autres régions, notamment dans la pie-mère cérébrale, existent peut-être dans la rate. Mais, assurément, ils ne constituent pas le seul mode de communication entre les artères et les veines spléniques. Ces deux ordres de vaisseaux sont réunis les uns aux autres, comme l'ont établi depuis longtemps les recherches de A. Key et de Stieda, par un réseau intermédiaire à mailles très fines.

Frey et deux de ses élèves, Olga Stoff et Sophie Hasse, tout en admettant l'existence de ce réseau intermédiaire, l'ont considéré comme étant dépourvu de paroi propre : pour eux, il consisterait en un système de simples lacunes où le sang entrerait directement en contact avec les éléments histologiques de la rate ; il circulerait au milieu de ces éléments, pour employer une comparaison de Frey, comme l'eau d'un fleuve presque à sec coule entre les cailloux qui forment son lit.

Robin et Legros, en utilisant successivement les injections au carmin et au nitrate d'argent, ont retrouvé le réseau en question, tel que Frey l'avait décrit.

Mais, contrairement à l'opinion émise par ce dernier histologiste, ils ont admis tout autour des prétendues lacunes une enveloppe endothéliale non interrompue, se continuant d'une part avec l'endothélium des artères et d'autre part avec celui des veines. Ce sont là de véritables capillaires et, dans la rate comme dans les autres viscères, les artères sont reliées aux veines par un réseau capillaire dont les mailles présentent ici cette particularité qu'elles sont très étroites et très serrées.

Voici la description que donnent Robin et Legros sur le mode de formation des réseaux capillaires de la rate : « Les penicilli artériels sont tapissés par l’épithélium ordinaire des artères. En suivant ces fines artérioles du côté de leur terminaison, on les voit augmenter légèrement de diamètre, puis s'évaser ; en ce point, on reconnaît encore la disposition habituelle de l'épithélium. Mais au-delà, les parois artérielles se dissocient en réalité ; elles forment ainsi des trabécules composées de fibres-cellules, de minces fibres lamineuses et élastiques sur lesquelles l’épithélium vasculaire s'applique, s'étale, se moule, de sorte qu'il ne présente plus ses caractères ordinaires. A mesure qu'on s'éloigne de l'épanouissement de l'artériole, la présence de l'épithélium ne peut être soupçonnée que par l'existence de fines stries noirâtres qui sillonnent irrégulièrement la surface de ces trabécules. Le noyau des cellules épithéliales supertrabéculaires, qui se rapprochent déjà de la configuration des cellules épithéliales veineuses, fait saillie ; mais, sous l’influence du nitrate d'argent, il ne tarde pas à être invisible ; on ne l'aperçoit qu'au début de l'imprégnation par le sel argentique. Suivant nous, c'est ce noyau qui, dans les injections au carmin, semble circonscrit par la matière injectée ; mais, en réalité, il n'est entouré qu'incomplètement. »

Lymphatiques

Les lymphatiques de la rate, signalés pour la première fois par Vesling, figurés plus tard par Ruysch et par Mascagni, se divisent en superficiels et profonds : Les lymphatiques superficiels cheminent à la surface de l'organe immédiatement au-dessous de son enveloppe séreuse. Ils forment, chez les ruminants et chez le cheval, un riche réseau muni de valvules. Chez l'homme, ils sont beaucoup plus rares ; mais ils ne font pas entièrement défaut, comme Font prétendu à tort certains auteurs : ils ont été injectés, en effet, par Robin et Legros. — Les lymphatiques profonds sortent de la rate au niveau du hile, en même temps que les veines ; on compte ordinairement de 6 à 8 troncules. Si nous les suivons du hile vers la profondeur, nous les voyons cheminer, parallèlement aux artères, dans les gaines conjonctives de la capsule de Malpighi, se diviser et se subdiviser comme elles et, finalement, les entourer à la manière d'un manchon (Tomsa, Kyber, Robin et Legros). Ces gaines lymphatiques périvasculaires, en tout semblables à celles qu'on rencontre dans beaucoup d'autres organes, ne constituent pas cependant les vrais canaux d'origine des lymphatiques spléniques. Suivant Tomsa, elles entreraient en relation avec un réseau spécial situé au sein même de la pulpe splénique. Plus récemment, Kyber a décrit lui aussi dans le tissu propre de la rate, comme faisant suite aux gaines lymphatiques périvasculaires, un système de fentes ou de lacunes, limitées par des faisceaux conjonctifs sur lesquels s'appliquent par places des cellules endothéliales.

Les réseaux lymphatiques superficiel et profond sont reliés l'un à l'autre par des anastomoses plus ou moins volumineuses, qui traversent naturellement la capsule fibreuse. Finalement, les lymphatiques de la rate se jettent dans un petit groupe de ganglions qui sont situés au voisinage de la queue du pancréas dans l'épaisseur même de l'épiploon pancréatico-splénique.

Nerfs

Les nerfs de la rate émanent du plexus solaire ; ils sont apportés à la rate par l'artère splénique et pénètrent dans le hile en même temps que les branches de cette artère. Ils se composent en grande partie de fibres de Remak ; à côté d'elles, existent toujours, mais en plus petit nombre, des fibres à myéline, les unes larges, les autres minces.

Arrivés dans l'épaisseur de la rate, les rameaux nerveux se divisent et se subdivisent, les uns en suivant le trajet des vaisseaux, les autres en cheminant isolément. Au cours de leur trajet, ils s'entrecroisent diversement entre eux, de façon à former au sein de la pulpe splénique un « plexus à filaments singulièrement entrelacés, mais ne présentant que rarement de véritables anastomoses » (Fusari). Müller, depuis longtemps déjà, avait signalé sur le trajet des nerfs spléniques l'existence de cellules nerveuses. Ces cellules, que Remak, Robin et Legros avaient vainement cherchées depuis, ont été retrouvées par Fosari, qui a employé tour à tour dans ses recherches la méthode de Golgi et la méthode d'Ehrlich : ces cellules sont polygonales, de petites dimensions (20 µ environ), pourvues de quatre ou cinq prolongements, qui tous sont en relation avec les fibres nerveuses.

Du plexus nerveux intra-splénique partent ensuite des fibrilles terminales pour le réseau trabéculaire, pour la pulpe splénique, pour les corpuscules de Malpighi et pour les vaisseaux. — Celles qui sont destinées à la pulpe s'y terminent soit par des extrémités libres, soit par de petits corpuscules arrondis. — Celles qui se rendent aux artères se mêlent au plexus nerveux qui appartient en propre à ces derniers, puis se terminent dans les parois vasculaires d'après Fosari, soit par de petits corpuscules arrondis, soit par des renflements plus volumineux, à contours irréguliers et pourvus de courts prolongements.

D'après Traité d'anatomie humaine par L. Testut.

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