Parties molles, composées de deux plans musculaires avec en profondeur le muscle buccinateur. Elles sont limitées en avant par le sillon naso latéral, en arrière par le bord antérieur du muscle masseter, en haut par le bord inférieur de l'orbite et en bas par le bord inférieur de la mandibule.

 

En profondeur ,elles sont limitées en haut par la face externe du zygomatique et la face antérieur du maxillaire (plus bas), en bas par la face externe de la mandibule.

Constitution

 

De la superficie à la profondeur, on trouve la peau, les plans musculaires, le plan muqueux.

 

La peau

 

Elle est richement vascularisée et participe à l'expression du visage : rougeur, pâleur.

 

Les plans musculaires.

 

On dénombre deux couches : les muscles superficiels, peauciers, qui participent à l'expression du visage et un muscle profond, le muscle buccinateur.

 

Les muscles superficiels.

 

De haut en bas, on trouve :

 

Le groupe superficiel.

 

Ce sont des muscles dilatateurs qui se terminent sur la partie orbiculaire de la lèvre. On a le muscle naso-labial, le muscle releveur de la lèvre supérieure, le muscle releveur de l’angle, les muscles petit et grand zygomatiques (qui naissent du processus zygomatiques et se terminent sur le muscle orbiculaire).

 

Le groupe moyen.

 

Il est constitué par le muscle risorius, qui va de l'aponévrose du masséter jusqu'à l'angle orbiculaire. Ce muscle recouvre le buccinateur.

 

Le groupe inférieur.

 

On a le muscle abaisseur de l’angle, le muscle releveur de la lèvre inférieure, le muscle mentonnier.

 

Tous ces muscles sont innervés par le VII (nerf facial).

 

Les muscles profonds.

 

Le plan profond est constitué par un muscle important : le muscle buccinateur. On le considère comme un muscle viscéral et fonctionnel, et non comme un muscle peaucier.

 

Il est épais, rectangulaire, et comble l'espace osseux entre le maxillaire en haut et la mandibule en bas. Il comporte trois faisceaux.

 

Il prend son origine sur la face externe du bord alvéolaire du maxillaire sur la ligne ptérygo-maxillaire. Et sur la face externe de la mandibule, au niveau de la ligne oblique externe.

 

Il se termine à l’angle oral orbiculaire.

 

Il est innervé par le nerf Facial (nerf VII).

 

Son rôle est important : il allonge l'orifice buccal, et donne aussi le tonus des joues. Quand il se contracte, il ramène les aliments sous les arcades dentaires : il a donc un rôle important dans la mastication. Il a aussi un rôle important dans le souffler et le siffler.

 

Lors d'une paralysie du facial, on a une impossibilité de souffler ou de siffler. Comme la joue sera flasque, quand le sujet expire, on a une distension unilatérale de la joue. C'est le signe du fumeur de pipe.

 

Ce muscle a deux rapports importants. II est perforé par le canal parotidien (canal de Stenon) qui draine au niveau de la deuxième molaire supérieure. Il est horizontal, du lobe de l'oreille à l'aile du nez.

 

A sa partie supérieure une boule graisseuse bien encapsulée et délimitée (boule graisseuse de Bichat) se situe au croisement de plusieurs muscles masticateurs, c'est un espace de glissement (syssarcose).

 

Plan muqueux.

 

Il tapisse la face interne du buccinateur. Cette muqueuse comporte beaucoup de glandes salivaires accessoires. En regard de la 2eme molaire sup., On a l'orifice du canal parotidien (Sténon).

 

Vascularisation

 

Artères

 

L'artère faciale provient de la carotide interne. Elle apparaît au niveau de l'angle de la mandibule, a un trajet oblique vers l'angle oral, puis devient verticale vers l'angle interne de l'oeil.

 

Elle chemine entre les plans musculaires superficiels et profonds. Pour s'adapter aux mouvements de ces muscles, elle est sinueuse.

 

A l'angle de l'œil, elle s'anastomose avec l'artère nasale, qui provient de l'artère ophtalmique, elle-même issue de la carotide interne. On a donc une anastomose entre carotide interne et carotide externe.

 

L'artère faciale donne les artères labiales supérieures et inférieures, et les artères des joues (nombreuses).

 

Veines

 

Elles se drainent dans la veine faciale, qui naît au niveau de l'angle de l'oeil. Son trajet est plus direct que F artère, car elle prend la courbure de cette artère.

 

Elle se jette dans la jugulaire interne directement, ou par un tronc commun qui draine la langue et la thyroïde ; tronc thyréo-lingo-facial.

 

Lymphatiques.

 

Le drainage lymphatique suit le drainage veineux.

 

On a un nœud lymphatique à la partie moyenne de la joue, ainsi que des nœuds sub-mandibulaires et mentonniers. Le drainage se fait ensuite dans les chaînes jugulo-carotidiennes.

 

Innervation.

 

Sensitive : la partie supérieure de la joue dépend du V2 (nerf maxillaire), alors que la partie inférieure dépend du V3 (nerf mandibulaire).

 

Motrice : les muscles peauciers sont innervés par le VII.

 

Ce dernier donne deux branches temporo faciale et cervico faciale.

 

La branche temporo-faciale, donne 5 divisions ; branches temporale, frontale, palpébrale, sous-orbitaire, buccale supérieure.

 

La branche cervico-faciale, donne 3 branches ; branches buccale inférieure, mentonnière, cervicale.

 

Un muscle peaucier va de la mandibule au cou c’est le platysma.

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