Elle permet de voir la cavité utérine et les trompes en injectant un produit de contraste dans l'utérus.
II existe des risques théoriques dus à l'irradiation. Au début de la grossesse il n'y a pas de conséquences immédiates pour l'embryon. Par conséquence l'examen est fait vers le dixième jour du cycle. On applique à tous les examens radiologiques, chez la femme en ceinte au niveau de l'abdomen, la règle des dix jours.
En principe il n'y a pas de pénétration vasculaire de l'iode, ce qui implique une contre indication relative pour les antécédents allergiques (traitement préalable).
Toute manœuvre endo-utérine peut provoquer une infection. Cet examen peut réveiller une infection quiescente. Il faut donc d'abord traiter l'infection. S'il existe des antécédents de salpingites on vérifie qu'il n'y a pas de signes d'évolutivité, c'est à dire pas de douleur à la mobilisation de l'utérus et lors des rapports sexuels. On fait l'examen le plus souvent sous antibiotiques.
Les caillots sont gênants car ils faussent l'examen.
On utilise un dispositif permettant d'introduire le produit dans le col.
Le dispositif date de plus de 50 ans. Il se compose d'un embout tronconique pour maintenir le col afin d'y injecter le produit. Cet embout sert aussi à coopter le col. Pour maintenir le dispositif on utilise une pince de Pozzi. On solidarise la canule d'injection et la pince de Pozzi avec un étau.
II s'agit de la canule de Bommelaer : c'est une ventouse sous forme de tulipe (et non de feuilles de rosés) avec au milieu un canal central (comme une bite) et autours une chambre liée à un système d'aspiration (une pipe quoi !). Il faut pour cela un col régulier.
Ces dispositifs sont très rigides. Pour les radios il faut redresser l'utérus en exerçant une traction sur le dispositif vers l'extérieur.
On allonge la patiente sur la table et on introduit le spéculum. On désinfecte le col (bétadine) puis on met en place le dispositif (positon gynécologique de la femme). On injecte progressivement le produit de contraste et on suit le remplissage avec un amplificateur de brillance sur un écran de télé. On observe un déplissage de l'utérus qui se remplit puis une diffusion dans les trompes et le péritoine du produit. On prend entre 4 et 6 clichés :
Il faut ensuite lire les clichés selon un plan analytique :
Il y a une mauvaise réputation de l'hystérosalpingographie car l'examen n'est pas toujours réalisé parfaitement. Il nécessite la mise en place d'un spéculum, il faut disposer des différentes tailles de ces derniers. Il faut d'abord réaliser l'injection lente d'un produit tiède, ce qui évite des contractions utérines. Lorsque la cavité utérine est pleine on observe un spasme réflexe et donc il faut attendre un peu. Il y a des douleurs lors du remplissage de l'utérus et un spasme vagal quand on touche le col.
L'hystérosalpingographie est en balance avec l'hystéroscopie.
Elle utilise les ultrasons pour détecter le changement de densité des tissus. C'est un examen non invasif.
Il existe deux techniques :
Une variante de la voie vaginale est l'échosonographie qui consiste à remplir la cavité utérine avec du sérum pour obtenir plus de détails. Cependant cette technique n'est pas systématique car comme l'HSG c'est une technique invasive.
Elle dépend de l'opérateur.
C'est un examen endoscopique qui permet d'observer le pelvis et les organes génitaux internes. C'est un acte chirurgical qui demande deux à trois jours d'hospitalisation et un opérateur entraîné. Elle permet de réaliser des actes curatifs dans le même temps (cœlioscopie opératoire).
On la prescrit de moins en moins car les maladies générales rendent l'anesthésie générale dangereuse.
Il y a des contre-indications relatives n'existant presque plus, ce sont les antécédents de péritonites et de plusieurs actes chirurgicaux (car les adhérences peuvent rendre le geste dangereux).
On effectue une anesthésie générale avec intubation. La patiente est en position gynécologique. On place un guide (tuteur) dans l'utérus pour le bouger au cours de la procédure. On réalise un pneumopéritoine avec du gaz carbonique (il y a un appareil vérifiant la pression). On rentre l'appareillage grâce à une courte incision péri-ombilical et d'autres petites incisions de 6 à
10mm sur le coté où l'on rentre les appareils auxiliaires. On suis la procédure sur écran télé, et lorsqu'elle est terminée on peut réaliser une laparotomie (ouverture de l'abdomen).On enlève ensuite le matériel, on vide le pneumopéritoine et on ferme les ouvertures.
Pour un geste de diagnostic, elle passe actuellement au second plan car l'HSG et l'échographie ont fait beaucoup de progrès. Elle est rare en diagnostic mais sert à les confirmer. Elle permet aussi les traitements.
Pour un geste thérapeutique, elle permet le traitement des kystes des ovaires et des salpingites.
Il existe un développement de la cœlio-chirurgie lors de gros utérus avec adhérences, lors de videments ganglionnaires dans certains cancers (réalisés par certaines équipes de chirurgiens...).
On peut réparer ou enlever une trompe par cœlioscopie, et favoriser la réussite des fécondations in vitro.
Mortalité : 1 à 5 sur 10000 (à cause des adhérences)
Complications : blessures vasculaires, intestinales...
Elle consiste en l'exploration par un appareil endoscopique de la cavité utérine.
Il existe deux grandes techniques pour voir la cavité (selon qu'on injecte du gaz carbonique soit du liquide) : l'hystéroscopie gazeuse peut être ambulatoire à l'occasion d'une consultation. Elle ne permet pas de laver la cavité ; l'hystéroscopie liquidienne s'effectue avec du sérum ou un produit plus épais comme le glycocolle. S'il y a saignement, le milieu liquidien permet de le voir car on peut faire des lavages. Il faut beaucoup de matériel ce qui implique deux jours d'hospitalisation ou des soins ambulatoires. Elle permet de faire certains gestes thérapeutiques ou diagnostics (on peut enlever un polype, électro-coaguler une muqueuse trop épaisse). L'hystéroscopie remplace l'HSG pour certaines indications et pas pour d'autres.
C'est un examen du col et du vagin avec un appareil grossissant (loupe). Cette technique permet de bien détailler l'aspect du col, et de réalise des prélèvements et des gestes thérapeutiques parfaitement ciblés. Il y a trois modalités d'applications principales : l'examen sans aucune préparation ; le badigeonnage préalable du col par de l'acide acétique afin de blanchir le mucus qui fait apparaitre des zones cicatricielles (dysplasie en voie de guérison ou dégénérant parfois des années plus tard) ; le badigeonnage préalable du col par du lugol afin de faire apparaitre le glycogène (l'épithélium de l'exocol en est riche). Cela permet de voir la jonction endocol-exocol et de détecter une anomalie.
Les deux dernières modalités font mieux ressortir certains éléments.