L’arrêt circulatoire inopiné

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Uniformisé par la conférence d'Ustein en Norvège, l'arrêt circulatoire inopiné est un arrêt de la fonction respiratoire qui survient en dehors de toutes causes environnementales ou de pathologies antérieures. Il est soudain, inattendu et peut survenir chez une personne en bon état de santé. Une réanimation cardio-pulmonaire doit être immédiatement réalisée.

 

 

En France par exemple, il concerne une personne sur mille. C'est un véritable problème de santé publique. Si on réalise un électrocardiogramme chez un patient en arrêt, on peut avoir trois types de tracé :

 
 
 
 

Si l'on fait une défibrillation, le tracé est normal.

 

1. Diagnostic de l'arrêt circulatoire

 

Le patient s'effondre car le cerveau n'est plus perfusé : dissolution du tonus musculaire. Il est en état de mort apparente : ne répond plus à la parole, aréactif, inerte (coma). Il est en arrêt respiratoire, il peut y avoir des gasps agoniques : abolition du pouls carotidien. Il faut une réanimation cardio-pulmonaire.

 

Quand le service d'urgence arrive, il met en place l'électrocardiogramme pour déceler le type de l'arrêt.

 

2. Cas de la fibrillation ventriculaire

 

2.1. La défibrillation cardiaque transthoracique

 

On place 2 électrodes, une sous la clavicule droite, une à la ligne axillaire moyenne. On applique un courant de 300 joules. Il y a dépolarisation de toutes les fibres et reprise de l'activité cardiaque normale (dans le meilleur des cas). Si la réanimation précoce a été faite, le cœur repart. Si l'on arrive trop tard, il y a un arrêt cardiaque (mort cérébrale). La précocité de la réanimation initiale et de la défibrillation aboutissent à un bon pronostic. Actuellement, les défibrillateurs sont semi-automatiques et mis à la disposition des secouristes non médecins. L'appareil analyse le tracé de l'électrocardiogramme, s'il y a un choc à faire, il le fait.

 

2.2. Principe de la compression thoracique

 

Autrefois, on parlait de massage cardiaque externe (1960 KOUWENHOVEN), on pensait que massage cardiaque externe était efficace car on comprimait le cœur contre la colonne vertébrale (systole). De nos jours, c'est la théorie de la pompe thoracique : le thorax est une boite fermée qui communique avec l'extérieur par la trachée et les vaisseaux. On admet qu'en comprimant le thorax on fait varier la pression intra-thoracique. Sur les veines, il y a des valves qui s'ouvrent et qui se ferment, également dans le cœur. En comprimant et en relâchant, on établi une circulation entre le cœur, les coronaires et le cerveau (1 litre par minute). Ensuite, on vérifie qu'on a créé un pouls carotidien.

 

Avec la ventilation on renouvelle l'oxygène qu'il y a dans les poumons.

 

La compression et la ventilation sont nécessaires pour oxygéner le sang. La relaxation permet le retour veineux la compression l'expulsion du sang.

 

Si le cœur repart, on a récupéré une activité cardiaque spontanée. On poursuit la ventilation jusqu'à ce que le patient se réveille.

 

Cependant, des souffrances cérébrales peuvent survenir malgré l'intervention des secours : encéphalopathie post anoxique (privation d'oxygène).

 

Un cerveau privé d'oxygène qui à souffert, peut développer un œdème cérébral et il peut y avoir mort cérébrale. La souffrance cérébrale progresse jusqu'à 48h maximum : engagement cérébral.

 

Les neurones sont très sensibles au manque d'oxygène. Le patient peut rester en coma toute sa vie. II peut récupérer après plusieurs semaines.

 

Après la réanimation, on poursuit la ventilation artificielle.

 

L'avenir dépend de l'encéphalogramme et de la maladie qui a causé l'arrêt circulatoire.

 

Les différentes causes de la maladie peuvent être d'origine :

 

.cardiaque (la plupart des cas), fibrillation ventriculaire (80%), bradycardie (10%). Dans ce cas, la maladie est l'infarctus du myocarde due à une insuffisance de la perfusion des coronaires (sténose des coronaires). Ces fibrillations en question ont un rythme circadien (3 heures après le réveil) et sont favorisées par les émotions (stress psychique). Toutes les personnes qui ont ce type de douleurs sont hospitalisées immédiatement.

 
 
 
 
 

L'avenir d'un arrêt circulatoire inopiné dépend de la réanimation cardio-pulmonaire élémentaire et de la pathologie à l'origine de cet arrêt.