Envisagés dans leur ensemble, les muscles qui occupent la région de la tête peuvent être divises en trois groupes. Les uns, en rapport avec la mobilité des téguments, s'insèrent, par une de leurs extrémités au moins, sur la surface profonde de la peau. D'autres, en rapport avec les mouvements du maxillaire inférieur, s’attachent d'une part sur ce dernier os et, d'autre part, sur le crâne. D'autres, enfin, annexes aux organes des sens, occupent la cavité orbitaire, se dissimulent profondément dans l'épaisseur du rocher ou constituent la majeure partie de la langue. Renvoyant l'étude de ce dernier groupe aux organes des sens, nous nous contenterons de décrire ici dans deux articles distincts :
La cavité abdominale est presque entièrement circonscrite par des formatons musculaires, que nous grouperons méthodiquement en quatre régions, savoir :
Les muscles de la région périnéale sont si intimement connexes, au double point de vue anatomique et physiologique, avec la vessie, la prostate et le canal de l'urètre, que nous en renvoyons l'étude aux organes genito-urinaires. Nous ne décrirons donc ici que les trois premières régions.
La cavité abdominale est fermée en avant et sur les cotés par des muscles importants, que nous pouvons diviser en deux groupes les muscles longs et les muscles larges. Nous étudierons tout d'abord ces deux groupes musculaires et décrirons ensuite, dans un paragraphe distinct, les différentes formations aponévrotiques qui leur sont annexées.
On désigne sous ce nom de muscles larges trois vastes lames musculaires qui occupent à la fois la partie antérieure et la partie latérale de la paroi abdominale. Ces trois muscles aplatis et fort larges, en partis charnus, en partie aponévrotiques, se superposent régulièrement de dehors en dedans. Ce sont en allant de la surface cutanée a la surface péritonéale :
Un certain nombre de régions ou de formations se rattachent, d'une façon plus ou moins directe aux aponévroses des muscles de l'abdomen, tout particulièrement aux aponévroses antérieures. Telles sont l'arcade crurale, le ligament de Gimbernat, le ligament de Cooper, la bandelette ilio-pectinee, l’anneau crural, le fascia transversalis, le fascia propria, le canal inguinal et les fossettes inguinales, la gaine du grand droit, la ligne blanche, l’ombilic.





Celui qui ne sait pas se taire sait rarement bien parler.
-- Pierre CHARRON, De la sagesse