Famille Hepadnaviridae
C'est un virus enveloppé à ADN double brin.
Généralement, les virus enveloppés sont plus fragiles que les autres mais celui-ci est une exception car il est relativement résistant. Son deuxième brin d'ADN est incomplet.
Genre : orthohepadnavirus
Ce virus a 6 génotypes (de A à F) qui ont une répartition géographique différente. En Europe, on a surtout les génotypes A et D.
On observe 3 éléments différents :
La particule virale :
Elément circulaire de 42 nm de diamètre constituant [6] le virus infectieux.
2 particules non-infectieuses
Tubules : filaments de 22 nm de diamètre
Sphérules : filaments de 22nm de diamètre.
Ces particules non-infectieuses constituent l'enveloppe virale vide (utilisée pour les vaccins de 1ère génération.
Elle est constituée de l'enveloppe composée d'une bicouche lipidique et de protéines d'information virale réparties en 3 groupes codés par différentes régions génomiques :
Remarque : quelques détergents utiles :
N° 40 permet l'obtention de la nucléocapside
SDS permet l'obtention de l'ADN.
II est constitué d'ADN double brin :
II comporte 3 régions :
Selon l'implication de ces différentes régions, il y a fabrication de :
La région [8] la plus importante est la région S car elle code la spécificité antigénique HBS au niveau de l'enveloppe du virus.
II code pour la capside et il est formé de 2 régions :
Ces 2 régions conduisent à la production de 2 types de protéines porteuses de spécificité antigénique particulière :
II code pour la polymérase du virus : enzyme [11] permettant la réplication du virus et qui est aussi douée d'une activité transcriptase inverse (on rapproche le virus HB des rétro-virus du fait de cette enzyme).
II permet la production d'une protéine X impliquée dans le pouvoir oncogène de HBV.
Entrée du virus dans la cellule qui est possible grâce à un récepteur à la surface de la cellule. Les cellules cibles sont les hépatocytes mais aussi certaines cellules sanguines (lymphocytes).
On ne connaît pas le récepteur d'entrée mais on pense que l'annexine (protéine) pourrait jouer ce rôle.
Libération du nucléocapside dans le cytoplasme [12].
Migration de l'ADN viral [13] dans le noyau cellulaire
Dans le noyau de l'hépatocyte, il y a une « réparation » du double brin d'ADN incomplet : synthèse complémentaire du brin incomplet et modification de la conformation spatiale de cette structure caténaire. Ces modifications déclenchent la transcription d'où synthèse d'ARNm qui sont ensuite traduits au niveau des ribosomes de la cellule permettant la production des protéines virales.
Formation d'un nouveau nucléocapside
Un des ARNm va être encapsidé et grâce à l'ADN polymérase (et son activité transriptase inverse), il y aura [14] synthèse d'un brin négatif d'ADN puis synthèse du 2ème brin incomplet de polarité positive.
Après passage dans le réticulum endoplqmique, il y aura exportation hors de la cellule d'une particule virale.
Remarque : L'augmentation de TGO et TGP peut parfois être le seul signe permettant le diagnostic [16] notamment lors d'une hépatite [17] asymptomatique [18].
En revanche, des troubles neurologiques associés à une insuffisance hépatocellulaire sont le signe d'une hépatite [19] fulminante due à une réponse [20] immune ultra-violente de l'organisme.
Lorsqu'il y a persistance de l'hépatite, deux issues sont possibles :
2 lésions possibles :
La cirrhose est l'une des complications les plus sévères de l'hépatite chronique. Elle survient dans 20 % des cas.
Dans 3 à 5% des cas, la cirrhose évolue vers l'hépato-carcinome.
Elle comporte plusieurs volets. Les lésions sont induites par l'implication des lymphocytes Tc et des Lymphocytes Tcd4 auxiliaires qui reconnaissent les Ag viraux et coopèrent pour le développement de l'immunité [26] cellulaire et humorale. La production de cytokines par les LT a un effet [27] délétère sur les hépatocytes. Il y a deux issues :
II y a mutation [28] au niveau des épitopes reconnus par les Ac neutralisants (Ag HBS car en surface) et/ou les LTc (Ag HBC car présenté par les CPA au LTc).
Ag HBS : impliquée dans l'hépatite choléstatique fibrosante chez le transplanté hépatique [29].
Protéine HBX : impliquée dans le potentiel oncogène du virus.
L'HBV est un virus oncogène (provoque des proliférations tumorales). Les mécanismes de l'oncogenèse reposent sur deux volets :
La transactivation des gènes cellulaires par la protéine HBX active certains oncogènes.
II y a 350 millions de porteurs chroniques dans le monde. On distingue 3 régions géographiques :
Il y a trois modes principaux de transmission [31] :
II y a augmentation des transaminases entre 1 et 3 mois après la contamination [32]. Si guérison : les transaminases se normalisent. Si chronicité : l'augmentation est maintenue.
l'Ag HBS est le premier marqueur à apparaître entre 1 et 3 mois. Si guérison : disparition de l'Ag HBS et apparition de l'Ac HBS.
L'Ag n'est jamais présent dans le sang, il est seulement dans la particule virale.
Lors de l'infection, il y aura apparition de l'Ac HBC de classe IgM..
Si guérison : disparition de l'Ag HBC mais persistance toute la vie de l'Ac HBC( qui est différent de l'Ac HBC de classe IgM).
Son évolution est symétrique au système HBS.
Si guérison, l'Ag HBE disparaît et l'Ac HBE apparaît.
En conclusion, le diagnostic d'hépatite B se fait grâce aux Ag HBS et HBE et aux Ac HBS HBC HBE.
Lorsqu'une personne guérit, il y a 2 marqueurs essentiels : Ac HBS et l'Ac HBC.
Les IgM HBc servent au diagnostic de l'hépatite aiguë et lors des hépatites fulminantes.
L'IgM HBC permet de faire la différence entre une hépatite aiguë et chronique
Si IgM présente : H aiguë Si IgM absente : hépatite chronique.
L'ADN HBV permet de voir si le virus se multiplie. Virus sauvage = virus normal sans mutation.
ALT( = ALAT) est augmentée pendant une durée supérieure à 6 mois.
HCA knodell est supérieur à 5.
Si un patient est Ag HBS+, Ag HBE+, ADN VHB+ alors il a le virus sauvage.
S'il est Ag HBS+, Ag HBE -, ADN VHB+ alors il est infecté par un variant pré C.
Ces médicaments permettent la normalisation de l'ALAT, la négativation de l'ADN VHB.
Non-spécifique : ne pas partager d'objets personnels rentrant en contact avec le sang.
Utilisation de préservatifs.
Décontamination du matériel médical non-jetable et port de gants. Spécifique : injection [35] d'Ig spécifiques anti-HBS( 3 injections).
Vaccins :