Cela signifie que le cœur possède en lui même l’origine de son fonctionnement.
Dans le cas d’une grenouille cérébralement morte dont l’organisme fonctionne, le cœur continue de battre sans innervation [3] et sans hormones cela montre son automatisme Si on découpe le cœur certaines parties continuent de battre mais à des fréquences différentes, d’autres ne battent plus. Donc certaines parties du coeur [4] sont douces de la fonction d’automatisme mais à des fréquences différentes et d’autres ne le sont pas. Tout cela est permis grâce au tissu nodal.
C’est un tissu musculaire qui a perdu pratiquement toutes ses myofibrilles et a donc pris la propriété d’automatisme. Il n’est pas uniformément réparti dans le cœur mais est reparti en nœuds et en faisceaux.
Le nœud sinusal [5] est situé dans la paroi de l’atrium [6] droit. à l’abouchement de la veine [7] cave supérieure. Le nœud atrio-ventriculaire [8] est dans la paroi caudale de l’atrium droit. Le faisceau de HISS se divise en deux branches. Une branche droite se jette dans le septum [9], remonte le ventricule droit et s’arborise. La branche gauche se divise plus rapidement. Ces deux branches forment le réseau de Purkinje.
Le tissu nodal n’existe pas, dans la région [10] directement sous épicardique, ni au niveau de l’apex du cœur.
Le faisceau de His constitue le seul pont musculaire entre l’atrium et le ventricule.
L’automatisme du tissu nodal, est due à l’émission de façon spontanée et à intervalles réguliers ,des potentiels d’action . Ceci s’explique par le fait que le potentiel de membrane [11] n’est pas stable . Il y a une diminution progressive du potentiel de membrane = dépolarisation [12] diastolique [13] lente =
pré potentiel = potentiel pacemaker.
Quand le seuil critique est atteint, il donne des potentiels d’action . Ce pré potentiel est dû à une diminution progressive de la perméabilité au potassium : Il s’accumule dans la cellule.
La fréquence [14] d’émission des potentiels d'action du tissu nodal dépend de la pente du pré potentiel.
Le coeur est composé essentiellement de tissu myocardique . Le tissu nodal émet des potentiels d’action. Or le tissu nodal est au contact des fibres myocardiques , elles vont être excitées et vont se contracter en masse : Il y a un syncytium atrial et un syncytium ventriculaire [15]. La fréquence de contraction cardiaque va dépendre de la fréquence de dépolarisation du tissu nodal.