Ulna (cubitus) description anatomique

L'ulna ou cubitus (Anglais : The ulna), est un os long, pair et non-symétrique, répondant a la partie interne et postérieure de l'avant-bras, l'ulna (cubitus) présente une faible concavité antérieure et paraît très légèrement tordu sur son axe. Plus volumineux en haut qu'en bas, il offre à étudier un corps et deux extrémités.­

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­Mettre en haut l'extrémité la plus volumineuse, en avant la grande échancrure articulaire en forme de croissant qu'elle présente, et en dehors le bord le plus tranchant du corps de l'os.

Corps

Prismatique et triangulaire dans ses trois-quarts supérie­urs, il tend à s'arrondir dans son quart inférieur.

Face antérieure

Plus large en haut qu'en bas, elle est légèrement creusée, suivant sa longueur, d'une gouttière dans laquelle prend insertion le fléchisseur commun profond des doigts ; dans son quart inférieur, elle présente une crête ou une série de rugosités, empreintes d'insertion du carré pronateur. Sur la moitié supérieure de cette face, on voit l'orifice du conduit nourricier qui pénètre l'os de bas en haut, de la main vers le coude.­

Face postérieure

Un peu convexe suivant la longueur, cette face est traversée, dans son tiers supérieur, par une ligne oblique en bas et en dedans, limitant un espace triangulaire (lieu d'insertion du muscle Ancôné). Une seconde ligne, plus longue, parallèle aux bords de l'os, divise le reste de la face postérieure en deux parties légèrement excavées : l'interne reçoit l'insertion du muscle cubital postérieur ; l'externe est subdivisée par des crêtes très obliques, mais peu saillantes, en quatre champs d'insertion pour le muscle court supinateur, le muscle long abducteur du pouce, le muscle long extenseur du pouce et le muscle extenseur propre de l'index. Quelquefois, une cinquième surface est frappée par l'insertion du muscle court extenseur du pouce.

Face interne

 

Comme les précédentes, sa largeur diminue de haut en bas ; dans ses deux tiers supérieurs, elle donne insertion au muscle fléchisseur commun profond des doigts, et devient sous-cutanée dans son tiers inférieur. Cette face se prolonge en bas en une apophyse cylindrique, l'apophyse styloïde de l'ulna (cubitus).

 

Bords

 

Le bord antérieur est arrondi. Le bord postérieur, incurvé en S italique très allongé, est nettement accentué dans sa partie moyenne, où il forme la crête cubitale facile à sentir et à suivre sous la peau, il se bifurque en haut, vers l'olécrane dans le tiers inférieur, il s'atténue et disparaît. Ce bord donne attache à l'épaisse aponévrose de la face postérieure de l'avant-bras. Le bord interosseux (latéral, externe ou radial), mince et tranchant dans toute sa partie moyenne, se bifurque en haut; ses branches de bifurcation se rendent aux extrémités de la petite cavité sigmoïde, limitant avec celle-ci une surface triangulaire, rugueuse, dans laquelle s'insère le muscle court supinateur. En bas il s'atténue et disparaît. Comme ce bord, convexe en dehors dans sa partie supérieure, décrit une courbure à concavité externe dans sa moitié inférieure l'espace interosseux, étroit en haut, atteint son maximum de largeur dans la moitié inférieure de l'avant-bras.­

face postérieure insertions musculaires

Extrémité supérieure (humérale)

 

Elle est essentiellement formée par deux saillies osseuses, disposées comme les deux branches d'une L, et circonscrivant une cavité articulaire ouverte en avant, la grande cavité sigmoïde.

 

La saillie verticale, continuant le corps de l'os, porte le nom d'olécrane, la saillie horizontale, appliquée à la partie antérieure de la précédente, a reçu le nom d'apophyse coronoïde.

 

L'olécrane offre deux faces, deux bords, une base et un sommet. La face antérieure contribue à former la cavité articulaire ; la face postérieure moins large, prend la forme d'un triangle allongé dont la pointe descend entre la face postérieure et la face interne du corps de l'os, pour se continuer avec le bord postérieur de celui-ci; elle répond da la peau. -Les bords de l'olécrane sont très larges, l'externe surtout; quelques anatomistes les considèrent comme des faces; par leur partie antérieure rugueuse, ils donnent insertion aux faisceaux postérieurs des appareils ligamenteux latéraux du coude et à des expansions aponévrotiques du muscle triceps en arrière, l'insertion du fléchisseur commun profond empiète sur le bord interne, tandis que celle de l'Ancône remonte le bord externe. -La base de l'olécrâne se continue avec le corps de l'os. -Ce que l'on appelle le sommet est une véritable face supérieure, mesurant plus de deux centimètres d'avant en arrière et transversalement elle donne insertion dans ses deux tiers postérieurs au tendon du triceps son tiers antérieur, libre de toute insertion, se recourbe en avant et forme le bec de l'olécrâne.

Dans l'extension complète du bras, le bec de l'olécrâne va se loger dans la cavité olécrânienne de l'humérus, tandis que toute la partie de l'apophyse qui donne insertion au triceps reste en dehors de cette cavité.

L'apophyse coronoïde appliquée par sa base à la face antérieure de l'ulna (cubitus), forme une pyramide quadrangulaire dont le sommet est dirigé directement en avant. C'est sur cette apophyse console que s'appuie l'humérus lorsque nous faisons un effort avec le bras étendu, et c'est elle qui empêche cet os de glisser au-devant de l'ulna (cubitus). Sa face supérieure articulaire, fait partie de la grande cavité sigmoïde. Sa face inférieure, qui parait prolonger la face antérieure de l'ulna (cubitus), présente une empreinte rugueuse, triangulaire sur laquelle se fixe le muscle brachial antérieur. -Sa face interne, continue avec la face interne de l'os, présente un tubercule énorme pour l'insertion du faisceau moyen de l'appareil ligamenteux interne du coude.

Sa face externe est creusée d'une cavité articulaire, oblongue à grand axe antéropostérieur, concave en dehors, la petite cavité sigmoïde qui s'articule avec le pourtour de la tête radiale en arrière cette surface est limitée par une crête saillante, qui descend vers le bord interosseux et donne insertion au faisceau le plus fort de l'appareil ligamenteux externe du coude. Le sommet ou bec de l'apophyse coronoïde, légèrement recourbé en haut, va se loger dans la cavité coronoïdienne de l'humérus pendant la flexion complète de l'avant-bras sur le bras.

La grande cavité sigmoïde, surface articulaire formée par la rencontre à angle arrondi de la face antérieure de l'olécrâne et de la face supérieure de l'apophyse coronoïde, reçoit dans sa concavité demi-circulaire la trochlée humérale une saillie médiane, mousse, partant du bec de l'olécrâne pour aboutir au bec coronoïdien, la parcourt dans toute son étendue, répondant, à la gorge de la trochlée. A l'union des portions olécranienne et coronoïdienne de la cavité, on remarque un léger rétrécissement de la surface articulaire là les bords latéraux paraissent s'enfoncer entre ces deux portions qui sont séparées par un sillon ou une saillie transversale.

Extrémité inferieure (carpienne)

L'ulna (cubitus) se renfle légèrement à son extrémité inférieure qui comprend deux parties : la tête et l'apophyse styloïde.

La tête

La tête de l'extrémité inférieure, irrégulièrement cylindrique, se termine par une surface plane, demi-circulaire, qui s'articule avec l'os pyramidal du carpe, par l'intermédiaire d'un ligament encroûté de cartilage, le ligament triangulaire. Sur son pourtour, en regard du radius, la tête présente encore une facette articulaire en croissant par laquelle l'ulna (cubitus) s'articule avec le radius.

 

L'apophyse styloïde, placée sur le prolongement de la face interne de l'ulna (cubitus), est de forme cylindro-conique, et un peu recourbée en avant elle répondu la partie interne de la tête et est séparée de la partie articulaire de celle-ci par une dépression profonde dans laquelle vient se fixer le ligament triangulaire.

L'apophyse styloïde donne attache au ligament latéral interne de l'articulation du poignet. On voit en arrière, entre l'apophyse et la tête, une gouttière verticale creusée par le tendon du muscle cubital postérieur.

 

Ossification

 

L'ulna (cubitus) présente trois points d'ossification, un primitif et deux complémentaires.

 

Le point primitif a la forme d'un petit cylindre d'un millimètre de long et occupant la partie moyenne de la diaphyse. Il produit non seulement le corps de l'os, mais encore une grande partie de ses extrémités, c'est-à-dire toute l'apophyse coronoïde, les deux tiers de l'olécrâne, et la moitié supérieure de la tête cubitale.

 

Des deux points complémentaires, l'un est olécranien il forme la partie postéro-supérieure de l'apophyse, c'est-à-dire la surface d'insertion du triceps brachial.

 

Le deuxième point complémentaire est céphalique: il forme la tête de l'ulna (cubitus).

 

Le point primitif apparaît du trentième au quarantième jour de la vie intra-utérine. Les points complémentaires apparaissent après la naissance dans l'ordre suivant le céphalique (sept à neuf ans) l'olécrânien (douze à. treize ans).

 

La soudure des épiphyses à la diaphyse a lieu de quinze a dix-neuf ans pour l'extrémité inférieure, de vingt à vingt et un ans pour la supérieure.

 

L'ossification de l'apophyse styloïde se fait de quatorze à quinze ans; elle aurait un point d'ossification propre.

 

Architecture

 

Le corps est formé par un cylindre épais de tissu compact; a la partie postérieure, convexe, la couche compacte est plus épaisse qu'à la partie antérieure, concave. Les extrémités sont formées d'un tissu spongieux à mailles fines sous une mince couche compacte. Dans l'extrémité supérieure, les traverses sont disposées en arcades superposées ; en arrière vers la partie olécrânienne, les aréoles, tassées par la pression, sont réduites à l'état de fentes en avant, une sorte d'éperon prolongeant la face antérieure de la diaphyse sépare le tissu spongieux aréolaire de la coronoïde, du canal médullaire.

 

Le canal médullaire descend jusqu'à la jonction du 1/5 inférieur avec les 4/5 supérieurs de l'os.

 

Articulations

 

Par son extrémité supérieure, l'ulna (cubitus) s'articule avec l'humérus et le radius. Par son extrémité inférieure, il s'articule avec le radius et le pyramidal.

 

Insertions musculaires.

 

Corps

 

Face antérieure : muscle Fléchisseur commun profond des doigts; muscle carré pronateur.

 

Face postérieure : muscle Ancône; muscle cubital postérieur; muscle court supinateur; muscle long abducteur du pouce; muscle long extenseur du pouce; muscle extenseur propre de l'index.

 

Face interne : muscle Fléchisseur commun profond des doigts.

 

Extrémité supérieure

 

Olécrâne : muscle Triceps, muscle cubital antérieur; muscle fléchisseur commun profond

 

Apophyse coronoïde : msucle Brachial antérieur; muscle rond pronateur; muscle fléchisseurs commun superficiel et muscle fléchisseurs commun profond.

 

Varia

 

A. L'atrophie congénitale de l'ulna (cubitus) a été signalée plusieurs fois.

 

B. Assez souvent la base de l'olécrâne est terminée en arrière par une crête rugueuse, transversale, haute de quelques millimètres à un centimètre. Cette crête parait résulter de l'ossification partielle du tendon tricipital dans l'épaisseur duquel il n'est pas rare de rencontrer à ce niveau quelques noyaux osseux isolés

 

C. L'olécrâne complètement séparé de l'ulna (cubitus).