
- ceux qui sont directement synthétisés par la cellule tumorale : sécrétés dans les liquides extracellulaires et dans les fluides biologiques ( sang, liquide pleural, urine .....) ou intracellulaires et analysés au sein des tissus tumoraux, ce sont des marqueurs tissulaires liés à la surexpression ou à l'absence d'expression de protéines cellulaires et ce sont des produits d'oncogènes analysés au niveau protéique ou au niveau du gène.
- les marqueurs de la réponse de l'hôte à la tumeur : ce sont des paramètres biologiques synthétisés par les tissus hôtes en réponse à la présence d'une tumeur.
Des protéines sont présentes en abondance chez le foetus et leur taux diminue fortement après la naissance. Lors de pathologies néoplasiques, elles peuvent augmenter de façon anormale chez l'adulte.
On dit d'une sécrétion qu'elle est eutopique lorsque la tumeur (hypophyse, pancréas, parathyroïde) sécrète une hormone habituellement sécrétée par le tissu sain.
On qualifie une sécrétion d'ectopique, lorsqu'une tumeur sécrète des molécules proches des hormones naturelles étant responsable de syndromes endocriniens révélateurs de la pathologie.
Dans le syndrome de Cushing , on a soit un hypercorticisme secondaire à un adénome antéhypophysaire sécrétant de l'ACTH eutopique , soit un cancer à petites cellules du poumon sécrétant de l'ACTH like de façon ectopique.
Tous sont dénommés CA ; ce sont des antigènes reconnus par des anticorps monoclonaux obtenus à partir d'immunisation de souris, directement avec des cellules tumorales ou avec des antigènes tumoraux.
Jusqu'en 1970 , on recherchait des molécules avec spécificité biologique et on vérifiait si elles étaient tumorales ou non ; aujourd'hui , on fabrique des anticorps et on recherche s'il existe des antigènes correspondants : c'est la stratégie inverse.
Marqueurs de l'inflammation : ferritine et Protéine C Réactive.
Certains cancers (sein) peuvent sécréter de la ferritine.
Marqueurs de lyse ou de nécrose cellulaire : LDH
On mesure l'augmentation de l'activité globale comme marqueur
de lyse. Dans le cancer du testicule, on met en évidence une augmentation
de l'isoenzyme LDH 1.
Marqueurs d'atteinte hépatique : Gamma GT
Phosphatase alcaline
Isoenzyme hépatique rapide apparaissant lors de lésions infiltrantes secondaires du foie, c'est une marqueur de cholostase intra hépatique.
On considère deux populations :
On définit , en fonction du seuil de normalité :
- VPP = probabilité qu'un sujet ayant la maladie ait un test positif
- VPN = probabilité qu'un sujet n'ayant pas la maladie ait un test négatif
- Temps de doublement apparftnt des marqueurs
- Demi-vie apparente des marqueurs
Quand une tumeur se développe librement , la croissance est de type exponentiel ; l'augmentation des taux sériques du marqueur associé à la tumeur est aussi de type exponentiel.
Si on trace , sur papier semi-log , le taux en fonction du temps , on définit des temps de doublement apparents.
Ceci est important pour la prise en charge des malades lors de récidives.
Lorsqu'on fait une exérèse totale d'une tumeur , on note une diminution exponentielle du taux de marqueur tumoral et sur papier semi-log , on a une droite permettant de calculer la demie vie apparente du marqueur.
Pour une même localisation , on peut avoir différents marqueurs avec des taux de positivité importants. (Document 5)
Taux non négligeables même à des stades locorégionaux précoces. (Doc. 6)
Donc, les marqueurs tumoraux :
Il y a donc des limitations à leur utilisation.
- Un marqueur tumoral ne peut être utilisé pour le dépistage de masse.
- Cet exemple montre qu'on a moins de 1% de chances qu'il y ait un cancer quand le test est positif
- Donc, quand la prévalence est faible , on ne peut utiliser cette méthode de dépistage.
- Certains marqueurs sont utilisés sans les dépistages orientés, par exemple, les cancers médullaires de la thyroïde familiaux.Là, le dosage de la TCT après stimulation par la pentagastrine, est capable de dépister les sujets à risque
Ils sont utilisés exceptionellement et toujours dans un contexte clinique ou paraclinique évocateur:
- TCT (cancer thyroïde sporadique)
- AFP (cancer testicule)
-- Quand on note une augmentation du testicule , la présence de hCG et AFP signent le cancer.
- PSA : (cancer de la prostate)
-- Associé à un TR et échographie transrectale lors de cancer de la prostate. --
- Doser le marqueur cible
- Savoir quel marqueur rechercher
--> Un seul marqueur par localisation et on dose un deuxième marqueur si le gain de positivité est d'au moins 10% , sinon , ce n'est pas assez significatif pour qu'on utilise un deuxième marqueur.
--> Quand la tumeur est constituée de plusieurs types histologiques , il est nécessaire d' utiliser différents marqueurs.
Dans le cancer de l'ovaire:
- La valeur prédictive positive du CA 125 en fin de chimiothérapie est de 100%.
Si le taux de CA 125 est élevé en fin de cycle de chimie , il est probable que la pathologie existe toujours.
- La valeur prédictive négative est de 50%
Donc: pendant et après le traitement, le marqueur a une valeur prédictive importante.
La demi-vie du marqueur peut être significative d' exérèse complète ou non.
- Dans les cancers du testicule sécrétant AFP;après exérèse, si la demie-vie d'AFP est égale à la demie-vie attendue on peut affirmer qu'il s'agit d'un stade 1 , pas de localisation loco régionale.
- On peut utiliser les marqueur dans la surveillance après traitement si le taux était anormal avant traitement.
- Le rythme de dosage est adapté au risque de récidive et au délai moyen d'apparition de récidive.
-Tenir compte de la cinétique du marqueur , du taux de doublement.