
Origine embryologique : canaux de Müller fusionnés.
L'utérus occupe le centre du petit bassin. Il comprend deux grandes régions : le corps et le col: qui fait jonction entre le corps de l'utérus et le vagin.
Il est aplati d'avant en arrière et antéversé par rapport au col (c’est à dire incliné vers l'avant).
L'utérus est un muscle lisse creux tapissé intérieurement d'une muqueuse.
La cavité corporéale est de forme triangulaire.
La lumière utérine est virtuelle : les deux faces antérieure et postérieure de la muqueuse sont accolées.
De forme cylindrique, il est centré par le canal cervical qui présente deux rétrécissements :
La partie inférieure du col se prolongeant par le vagin est appelé l’exocol. Selon les régions, le corps de l'utérus est recouvert extérieurement par une tunique différente :
La paroi proprement dite de l'utérus comprend : le myomètre ; musculaire lisse, l’endomètre ; muqueuse.
12 à 13 mm d'épaisseur sur les 15 mm d'épaisseur totale de la paroi. Il comprend, de l'extérieur vers l'intérieur, trois couches :
C'est à partir de ces fibres musculaires lisses du myomètre que se développent les fibromes utérins ou fibroléiomyomes (tumeurs bénignes). Ceux-ci peuvent être très gros (jusqu'à 10kg) et très nombreux.
Elle est variable selon l'imprégnation hormonale (l'endomètre est un organe cible des œstrogènes et de la progestérone) :
L'endomètre se compose d'un épithélium superficiel qui s'invagine dans le chorion cytogène.
Cet épithélium ce retrouve également au niveau des glandes endométriales. Il est de type Mùllérien et comprend donc des cellules ciliées et des cellules glandulaires.
Les glandes endométriales varient dans leur forme et leur architecture selon la période du cycle, mais restent des glandes tubuleuses simples.
L'endomètre présente deux régions successives : une interne qui est la zone fonctionnelle et une externe qui est la zone résiduelle (située contre le myomètre). Lors de la menstruation la zone fonctionnelle se détache et est éliminée. La zone résiduelle reste en place pour reconstituer la muqueuse.
Elle est assurée par les artères utérines (branches de l'artère hypogastrique) qui cheminent sur les bords latéraux de l'utérus. De ces artères naissent des artérioles sous la séreuse d'où vont partir des artères perforantes pour le myomètre. Celles ci sont très nombreuses et présentent une média très réduite (car ces artères n'ont pas besoin de se contracter : les contractions du myomètre vont les fermer lors de l’accouchement).
A partir de ces artères perforantes, on a les artères destinées à la muqueuse qui sont de deux types :
Ces dernières sont disposées en spires dont le nombre varie pendant le cycle :
On utilise la section de ces vaisseaux pour dater à quel stade de l'imprégnation hormonale on se trouve.
L'épaisseur de la muqueuse augmente jusqu'à l'ovulation (reconstitution de l'endomètre après la menstruation). Il y a prolifération des cellules épithéliales et des cellules choriales sous l'influence des œstrogènes (activité mitotique très importante). On a également augmentation de la taille des glandes endométriales.
II y a action de la progestérone qui a un effet anti-œstrogènes : les mitoses s'arrêtent.
La progestérone induit des sécrétions des cellules glandulaires (glycogène, nécessaire à la nidation) d'abord en situation sous-nucléaire puis sus-nucléaire puis vers la lumière des glandes.
Celles-ci vont changer de forme et deviennent contournées : on les appelle alors glandes eu accordéon.
La première phase est dite proliférative. La deuxième phase est dite sécrétoire.