Branche mastoïdienne

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Syn. : Branche occipitale externe, Cruveilhier; nerf petit occipital, Anat. Nom.

Origine

L'origine de cette branche parait assez variable ; d'après les classiques français (Cruveilhier. Sappey, etc.), elle naît presque toujours de la 2ème cervicale ; suivant Luschka et Henle, elle se détache au contraire de la 3ème ; enfin pour Schwalbe elle provient, en règle générale, de l'anse de l'axis. C'est, en effet, cette dernière disposition que nous avons le plus souvent observée.

1. Situation et rapports

La branche mastoïdienne chemine d'abord horizontalement de dedans en dehors sous le muscle sterno-mastoïdien, puis, lorsqu'elle atteint le bord postérieur de ce muscle, elle change brusquement de direction, décrit une anse dont la concavité regarde en haut et un peu en avant, et monte vers l'apophyse mastoïde, recouverte par l'aponévrose cervicale superficielle. Les rapports qu'elle affecte avec les organes voisins dans cette dernière partie de son trajet sont un peu différents suivant les sujets. En général, elle s'applique sur le splénius, et gagne, parallèlement au bord postérieur du sterno-mastoïdien et dans la gaine de ce muscle, la région mastoïdienne. Là, elle passe devant les fibres d'insertion du sterno-mastoïdien à la ligne courbe occipitale supérieure, au niveau de laquelle elle se divise en deux rameaux. Dans certains cas, elle perfore la gaine du sterno-mastoïdien, à des hauteurs variables suivant les individus, devient superficielle et donne presque aussitôt ses filets terminaux. D'autres fois, elle est très postérieure et va s'appliquer sur le trapèze; sa disposition est alors particulièrement intéressante, car elle chemine, en décrivant de nombreuses sinuosités, dans une sorte de canal fibreux creusé dans l'aponévrose de ce muscle, et elle peut en imposer au premier abord pour une artère. Ces flexuosités reconnaissent la même cause que les anses ou les trajets en spirale que présentent fréquemment les branches ascendantes du plexus cervical superficiel ; elles sont évidemment destinées à éviter aux nerfs des tiraillements dans les mouvements brusques d'extension ou de flexion de la tête. La branche mastoïdienne donne presque constamment, au niveau de son anse, quelques filets nerveux qui vont s'anastomoser avec la branche externe du spinal, peu après que cette dernière a traversé le sterno-mastoïdien.

2. Distribution

Nous avons vu qu’en général la branche mastoïdienne se divise au voisinage de l'apophyse mastoïde. Des deux rameaux qu'elle donne, l'un, l'antérieur, s'unit à la branche auriculaire, tandis que l'autre, le postérieur, s'anastomose avec les filets terminaux du grand nerf occipital, dont les dimensions varient en raison inverse de celles du rameau postérieur de la branche mastoïdienne. Les ramifications terminales de cette dernière se distribuent à toute la région occipitale latérale et atteignent en avant le sillon rétro-auriculaire, tandis qu'en haut, Cruveilhier a pu suivre certains ramuscules très fins jusque vers la partie antérieure du pariétal. Valentin et quelques autres anatomistes prétendent avoir disséqué des filets de la branche mastoïdienne qui se rendaient dans les muscles occipital et auriculaire postérieur, mais il ne faut voir là que des fibres nerveuses en relation avec l’exercice du sens musculaire. L’innervation de ces deux muscles appartient en effet, au rameau auriculaire postérieur du facial.