Les douleurs abdominales sont souvent le seul signe pour
lequel le patient consulte.
II faut donc connaître l'anatomie de l'abdomen. On divise l'abdomen en cadrans, il y en a 9 : pour cela on prend des repères : osseux, musculaires, cutanés.
Les 9 cadrans :
Le début : progressif, brutal ( si douleur brutale : urgence )
Le type : douleur à type de brûlure, torsion, pesanteur, gêne, crampe
L'intensité : faible ou forte
Le siège : anatomie topographique (par exemple : flanc gauche), douleur diffuse ou localisée
Irradiation : vers le haut, vers le bas, droite, gauche, en arrière
Evolution : douleur augmente ou diminue, par crise, rythmée dans la journée, dans l'année
Modification : douleur aggravée ou diminuée suivant la position ou l'alimentation
La douleur est le seul signe de la maladie. La douleur est rythmée : elle a un double rythme , dans la journée et dans l'année( a noter que l'ulcère duodénal est le plus fréquent). La douleur type est la douleur post prandiale tardive ( 3 à 4h après) elle est aussi appelée « la faim douloureuse » , car c'est une douleur qui est calmée par l'alimentation dans l'année les crises douloureuses sont aux printemps et à l'automne
La douleur sans rythme, non régulière
La douleur à type brûlure, augmentée par la prise d'aliments acides ou de médicaments
La douleur est haute (rétroxyphoïdienne). La douleur type est une douleur type brûlure à irradiation ascendante et rétro-sternale elle est appelée : le pyrosis. Le pyrosis est postprandial, postural ( la douleur augmente quand le patient est penché en avant ), douleur nocturne
La douleur caractéristique est le syndrome solaire (syndrome douloureux par irritation du plexus solaire ), d'intensité forte, l'irradiation est post-transfixiante. La douleur est postprandiale précoce, elle est calmée par la position penchée en avant et la prise d'aspirine
crise due à une lithiase biliaire (= un petit caillou se bloque temporairement dans le canal cystique, déclenchant la crise )
douleur à irradiation ascendante postérieure, appelé aussi douleur en bretelle (le patient décrit la douleur en mimant le trajet de bretelles)
La douleur est de très forte d'intensité: coupe la respiration. C'est une douleur postprandiale très tardive (douleur souvent nocturne), calmée par la position pliée en deux sur le côté droit. C'est aussi une douleur atypique puisqu'elle peut-être localisée dans l'épigastre ou dans le thorax, elle peut-être faible, ou ne présenter qu'une irradiation.
La douleur hépatique : elle peut-être due à :
colite (le terme de colite est aussi employé dans le sens de colopathies fonctionnelles et pas forcément en terme de phénomènes inflammatoires).
au niveau de la fosse iliaque droite (mais rare).
Douleurs des organes génitaux (douleurs présentes aussi dans les fosses iliaques droites ou gauches ou les deux), douleurs chroniques en rapport avec les règles
Elle représente 50 % des douleurs abdominales, elle peut-être forte, diffuse, localisée, c'est un trouble digestif fonctionnel souvent ayant un caractère psychomoteur.
20% des douleurs, douleur de la fosse iliaque caractéristique.
Douleur dans l'hypocondre droit.
Douleur dans la fosse iliaque gauche
Douleurs diffuses. Ce sont des urgences graves
A ces douleurs aiguës sont souvent associés des signes digestifs : vomissements, diarrhées,... Une altération de l'état général, de la fièvre
| douleur fonctionnelle | douleur organique |
| pas de lésions | lésions |
| douleur ancienne | douleur récente localisé |
| pas de signes d'accompagnement |
signes associés :
|
| fréquente diffuse ou variable | |
| terrain psychique contexte de stress |


C'est la profonde ignorance qui inspire le ton dogmatique.
-- Jean de LA BRUYÈRE, Les Caractères, De la société et de la conversation